Un médecin américain touché par le virus Ebola au Libéria...

MONDE Tandis que la capitale du Sierra Leone a confirmé un premier cas officiel...

Nicolas Bégasse

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Un membre de Médecins Sans Frontières s'équipe de vêtements de protection pour entrer dans une zone d'isolement pour malades ayant contracté le virus Ebola, le 28 juin 2014 à Conakry
Un membre de Médecins Sans Frontières s'équipe de vêtements de protection pour entrer dans une zone d'isolement pour malades ayant contracté le virus Ebola, le 28 juin 2014 à Conakry — Cellou Binani AFP

Un médecin américain aidant à lutter contre l'épidémie de fièvre hémorragique liée au virus Ebola dans plusieurs pays de l'Afrique de l'Ouest a lui-même été contaminé au Liberia, a annoncé l'organisation humanitaire pour laquelle il travaille tandis qu'un premier cas a été diagnostiqué en Sierra Leone.

Samaritan's Purse, une association caritative chrétienne, a indiqué que le Dr Kent Brantly avait été placé en quarantaine au sein du centre de traitement contre l'Ebola de l'organisation, à l'hôpital ELWA de Monrovia, la capitale du Liberia. «Le Dr Brantly est marié et a deux enfants», a précisé l'organisation dans un communiqué publié sur son site internet samedi.

Kent Brantly est le médecin en chef chez Samaritan's Purse chargé de la gestion du Ebola au Liberia, où l'organisation continue à travailler avec les autorités sanitaires libériennes et internationales pour contenir l'épidémie.

Premier cas importé au Lagos

Dimanche, la capitale sierra-léonaise, Freetown, a enregistré son premier cas confirmé de fièvre Ebola, une femme retirée de force de l'hôpital par ses proches et finalement décédée samedi dans le pays où l'épidémie a fait plus de 200 morts, selon une source officielle dimanche.

Selon le dernier bilan communiqué par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Sierra Leone est devenu le nouvel épicentre de l'épidémie de fièvre Ebola, qui s'est déclarée d'abord en Guinée et affecte également le Liberia. Dans ces trois pays, au 20 juillet, au total 1.093 cas avaient été signalés dont 660 mortels. En Sierra Leone, le bilan était de 454 cas dont 219 mortels.

Vendredi, les autorités nigérianes ont en outre annoncé qu'un Libérien était mort du virus Ebola à Lagos, la plus grande ville d'Afrique, devenant le premier cas répertorié au Nigeria.

25 à 90% de taux de mortalité

L'Ebola tire son nom d'une rivière du nord de l'actuelle République démocratique du Congo (ex-Zaïre), où il a été repéré pour la première fois en 1976. Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90% chez l'homme. La «fièvre hémorragique à virus Ebola» se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. Elle cause de fortes fièvres, des douleurs musculaires, ainsi que vomissements, diarrhée voire hémorragie.

Le gouvernement américain a déclaré samedi suivre avec attention l'évolution de l'épidémie et «continuer de mobiliser de multiples agences gouvernementales pour aider les pays affectés».