Ukraine: Les policiers néerlandais et australiens annulent leur visite à cause d'intenses combats

MONDE Les lieux ne sont pas du tout sécurisés...

Nicolas Bégasse

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Un morceau de l'épave de l'avion de la Malaysia Airlines, à Shaktarsk en Ukraine, au lendemain de son crash le 18 juillet 2014
Un morceau de l'épave de l'avion de la Malaysia Airlines, à Shaktarsk en Ukraine, au lendemain de son crash le 18 juillet 2014 — Dominique Faget AFP

Les policiers non armés néerlandais et australiens présents dans l'est de l'Ukraine ont annulé dimanche leur déplacement sur le site du crash de l'avion MH17 à cause d'intenses combats, a indiqué un responsable de la mission de l'OSCE sur place.

«Les combats se poursuivent. Nous ne pouvons pas prendre de risques», a déclaré Alexander Hug. «La situation en matière de sécurité sur la route vers le site et sur le site même est inacceptable pour une mission d'observation non armée», a-t-il souligné. Ces policiers doivent assurer la sécurité des experts internationaux.

Dix jours après le crash du Boeing 777 de Malaysia Airlines qui assurait la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur avec 298 personnes à bord, des fragments de corps et des débris sont toujours éparpillés sur le site où les inspecteurs n'ont eu qu'un accès limité.

Un accord avec les séparatistes

Des tirs d'artillerie ont également été entendus à peine à 1 kilomètre du site du crash, raporte un photographe de l'AFP. Il y avait de la fumée noire près du site et des gens s'enfuyaient. Un check-point rebelle à proximité a été abandonné.

Contrairement à ce qu'avait promis Vladimir Poutine, le site n'est pas sécurisé, ce qui empêche l'enquête d'avancer correctement. Pourtant, dimanche matin, la Malaisie avait dit avoir trouvé un accord avec le chef des séparatistes pro-russes pour permettre l'accès au site du crash.

Les membres de la mission de police internationale pourront pénétrer dans la zone de l'est de l'Ukraine où les combats se sont intensifiés, «pour apporter leur protection aux enquêteurs internationaux sur le crash» de l'avion de Malaysia Airlines, avait annoncé le cabinet du Premier ministre malaisien Najib Razak dans un communiqué.