Crash Air Algérie: Le BEA estime prématuré d'émettre une hypothèse

CRASH AERIEN Vendredi, Bernard Cazeneuve avait la veille cité les conditions météorologiques comme «l'hypothèse la plus probable» pour expliquer le crash...

20 Minutes avec AFP

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Les débris de l'avion d'Air Algérie, le 26 juillet 2014 qui s'est ecrasé au sol dans la région de Gossi au Mali
Les débris de l'avion d'Air Algérie, le 26 juillet 2014 qui s'est ecrasé au sol dans la région de Gossi au Mali — SIia Kambou AFP

Il est prématuré d'établir une hypothèse sur le crash du vol d'Air Algérie, qui a fait 118 morts dans le nord du Mali, a jugé samedi Rémi Jouty, directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), dont deux enquêteurs sont arrivés sur le site de la catastrophe.

«A ce stade, je n'ai aucun retour sur les constatations et il est donc trop tôt pour faire la moindre hypothèse. Toutes les pistes restent envisagées», a-t-il ajouté, alors que le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait la veille cité les conditions météorologiques comme «l'hypothèse la plus probable» pour expliquer le crash.

«Regarder s'il y a ou pas des indices de destruction par explosif»

«D'une façon générale, les conditions météo à elles seules ne peuvent pas être une explication ou un cause d'accident quel qu'il soit. (...) Ce qu'il faudra regarder, c'est la manière dont l'équipage à réagi en fonction des conditions météo qu'il connaissait ou qu'il rencontrait», a expliqué Rémy Jouty. «L'examen de l'épave consistera aussi à regarder s'il y a ou pas des indices de destruction par explosif. (...) Cela fait partie des choses que les enquêteurs sur place vont regarder, évidemment».

Selon lui, les deux boîtes noires de l'appareil «devraient être rapatriées vers la France» pour y être analysées, les autorités maliennes ayant «exprimé le souhait que les moyens techniques français du BEA soient utilisés pour (les) lire».

Des représentants des victimes se sont rendus samedi sur le site

Les deux enquêteurs du BEA sont arrivés dans l'après-midi sur le site de la catastrophe, dans la zone de Gossi, proche de la frontière avec le Burkina Faso, à environ 100 km de Gao (nord-est du Mali). L'avion, loué par Air Algérie auprès de la société espagnole SwiftAir, s'y est écrasé 50 minutes après son décollage d'Ouagadougou pour Alger dans la nuit de mercredi à jeudi, faisant 118 morts, dont 54 Français.

Des représentants des victimes se sont rendus samedi sur le site, tandis qu'à Paris, les familles des victimes françaises ont été reçues par le président François Hollande dans l'après-midi.