Japon: McDonald's Japon stoppe l'importation des produits au poulet en provenance de Chine

SCANDALE ALIMENTAIRE La vente des produits déjà en stock est aussi arrêtée…

20 Minutes avec AFP

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Un restaurant McDonald's à Tokyo.
Un restaurant McDonald's à Tokyo. — BRUNO/NECO/SIPA

La filiale japonaise du groupe de restauration rapide McDonald’s a annoncé vendredi stopper l’importation et la vente dans l’archipel du poulet et de tous les produits dérivés en provenance de Chine.

«Répondre à l’anxiété des consommateurs»

«Nous avons décidé de suspendre l’approvisionnement de viande de poulet de Chine pour répondre à l’anxiété des consommateurs après les informations relatives à une usine de Shanghai» (à l’origine d’un scandale de viande avariée), a expliqué McDonald’s Japon qui a aussi décidé de stopper toute vente de produits à base de poulet de Chine encore en stock.

Au total, McDo propose huit types d'articles confectionnés avec du poulet dans ses 3.139 restaurants du Japon, où le groupe américain est présent depuis plus de 40 ans. Le groupe a importé l'an passé 17.000 tonnes de poulet de Chine, soit 38% de ses achats de cette viande de volaille. Le reste vient de Thaïlande où la chaîne s'approvisionnera exclusivement jusqu'à nouvel ordre.

Un scandale à la une des médias japonais

Les mauvaises manières de Husi Food Company, une filiale du groupe américain OSI Group située à Shanghaï, ont fait la une des médias japonais depuis plusieurs jours. Toutes les télévisions nippones ont diffusé à maintes reprises des images prises dans l'usine incriminée, où l'on aperçoit des ouvriers remettre sur la ligne de production de la viande tombée au sol, ou manipuler de la chair si défraîchie qu'elle en est verdâtre.

Outre McDonald's Japon, le groupe FamilyMart vendait aussi du poulet pané confectionné dans l'usine en cause dans ses quelque 10.000 supérettes de l'archipel. Selon des données compilées par le ministère japonais de la Santé, les deux sociétés ont importé l'an dernier pas moins de 6.000 tonnes de viande conditionnée par le site de production au coeur du scandale.

Des inspections renforcées

Interrogé mercredi matin en conférence de presse, le porte-parole du gouvernement nippon, Yoshihide Suga, a indiqué que les inspections allaient être renforcées et que des mesures sanitaires plus sévères allaient être prises afin que n'entrent pas sur le territoire des produits avariés.