Plus de 700 morts à Gaza, Kerry parle de «progrès» en vue d'une trêve

PROCHE-ORIENT Selon les services de secours palestiniens, 18 Palestiniens, y compris des enfants ont été tué jeudi matin dans le pilonnage de Gaza...

20 Minutes avec AFP

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Une ambulance à l'entrée de l'hôpital al-Shifa à Gaza le 9 juillet 2014.
Une ambulance à l'entrée de l'hôpital al-Shifa à Gaza le 9 juillet 2014. — PAimages/REX/REX/SIPA

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a fait état mercredi en Israël de «progrès» dans les efforts en vue d'une trêve pour mettre fin au bain de sang à Gaza, au moment où la suspension de vols vers Tel-Aviv se prolongeait de crainte des tirs palestiniens.

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Selon les services de secours palestiniens, 18 Palestiniens, y compris des enfants ont été tué jeudi matin dans le pilonnage de Gaza, portant à plus de 715 le bilan des morts palestiniens en 17 jours. Durant la même période, 34 Israéliens -32 soldats et deux civils- ont péri, de même qu'un travailleur thaïlandais touché par une roquette mercredi.

Alors que les efforts américains et du patron de l'ONU Ban Ki-moon s'intensifient pour faire cesser le conflit le plus meurtrier entre les deux camps depuis 2009, le Hamas a réitéré son exigence d'une levée du blocus israélien imposé à Gaza depuis huit avant toute trêve. A Genève, le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a décidé l'envoi d'une mission pour enquêter sur de possibles «crimes de guerre» commis par l'armée israélienne à Gaza et a dénoncé les attaques aveugles du Hamas contre des zones civiles en Israël.

Tournée de John Kerry

L'offensive israélienne, déclenchée le 8 juillet par des frappes aériennes puis étendue à une opération terrestre, vise à neutraliser les capacités militaires du mouvement palestinien Hamas au pouvoir à Gaza, dont ses tirs de roquettes qui ont de nouveau atteint Israël.

«Nous avons fait des progrès ces dernières 24 heures» mais il reste du travail à accomplir, a dit John Kerry qui a rencontré successivement le Secrétaire général de l'Onu à Jérusalem, le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Il a ensuite quitté Tel-Aviv pour retourner au Caire tandis que Ban Ki-moon a lui rejoint Jeddah où il a été reçu par le roi d'Arabie saoudite pour évoquer, entre autres, «la situation à Gaza».

«Une solution durable pour une paix entre Palestiniens et Israéliens»

Pour aider dans les efforts diplomatiques, le chef de la diplomatie britannique Philip Hammond s'est entretenu avec Mahmoud Abbas à Ramallah, où il a plaidé, au-delà d'un cessez-le-feu à l'instauration «d'une solution durable pour une paix entre Palestiniens et Israéliens».

Si la communauté internationale s'accorde pour dénoncer les tirs de roquettes du Hamas, les critiques se multiplient aussi contre Israël, le pilonnage de Gaza faisant essentiellement des victimes civiles dans une bande de terre de 362 km2 où s'entassent dans la misère 1,8 million d'âmes soumises à un blocus israélien depuis 2006.