Crash du vol MH17: Les pro-russes ont remis les boîtes noires aux Malaisiens

ENQUÊTE Les corps des victimes ont également quitté la zone de la catastrophe à bord d'un train réfrigéré...

20 Minutes avec AFP

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Des secouristes ukrainiens lèvent un corps sur le site du crash du vol MH 17 à Grabove, près de Donetsk en Ukraine le 20 juillet 2014
Des secouristes ukrainiens lèvent un corps sur le site du crash du vol MH 17 à Grabove, près de Donetsk en Ukraine le 20 juillet 2014 — Bulent Kilic AFP

Sous pression de l'occident, les séparatistes de l'est ukrainien ont fait trois gestes pour apaiser la communauté internationale, lundi soir.

Menacés de décomposition dans la chaleur de l'été, les corps des victimes du crash du vol MH17 ont enfin quitté la zone de la catastrophe à bord d'un train réfrigéré. Il se trouvait à Donesk, lundi soir et devait se diriger vers Kharkiv, une ville sous le contrôle des dissidents. Les dépouilles seront ensuite acheminées par avion vers Amsterdam.

Les boîtes noires remises à la Malaisie

«Nous avons décidé de remettre les boîtes noires aux mains des experts malaisiens», a déclaré le «Premier ministre» de la «République populaire de Donetsk» (DNR) autoproclamée, Alexandre Borodaï, devant quelque 150 journalistes assistant à l'événement à une heure du matin au siège des autorités rebelles.

Un expert malaisien a remercié ces dernières. «Nous n'avons pas retrouvé les boîtes noires du vol MH 370 (disparu au-dessus de l'Océan Indien) et donc nous sommes contents de pouvoir récupérer celles-ci», a-t-il dit. «Je vois que les boites noires sont intactes et avec seulement des altérations mineures», a-t-il ajouté.

L'Europe va examiner de nouvelles sanctions

Les séparatistes ont en même temps annoncé un cessez-le-feu dans un rayon de 10 km autour du site du crash du vol Amsterdam-Kuala Lumpur de Malaysia Airlines pour faciliter l'enquête sur sa chute, due, selon les Etats-Unis, à un missile tiré depuis leur zone.

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne devraient examiner à Bruxelles de nouvelles sanctions, mais sans aller au-delà du durcissement déjà prévu lors du sommet européen du 16 juillet, selon des sources diplomatiques. Pour l'adoption de sanctions économiques de grande ampleur dites «phase 3», il faut l'unanimité des 28 Etats membres et la convocation d'un nouveau sommet européen.

Le Premier ministre britannique David Cameron a appelé l'UE à adopter des sanctions économiques d'envergure contre la Russie et à cesser toute vente d'armes à ce pays, pointant du doigt celles de la France. Il est «temps (pour l'UE) de commencer à entrer dans la phase 3 des sanctions, donc par exemple je ne pense pas que de futures ventes d'armes de la part de n'importe quel pays d'Europe devraient se poursuivre», a-t-il dit devant la chambre des Communes, la chambre basse du parlement.