Crash en Ukraine: Hollande, Merkel et Cameron exigent de Poutine qu'il obtienne le libre accès à la zone

MONDE Plus aucun corps n'est visible sur le site principal du crash de l'avion malaisien sous contrôle des séparatistes prorusses...

20 Minutes avec AFP
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Des débris appartenant au vol MH17, dans l'est de l'Ukraine, le 19 juillet 2014.
Des débris appartenant au vol MH17, dans l'est de l'Ukraine, le 19 juillet 2014. — DOMINIQUE FAGET / AFP

François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron ont convenu dimanche «d'exiger» du président russe Vladimir Poutine «qu'il obtienne des séparatistes ukrainiens» le «libre et total accès» à la zone du crash du vol MH-17 en Ukraine, selon un communiqué de l'Elysée.

«Si la Russie ne prend pas immédiatement les mesures nécessaires, les conséquences en seront tirées par l'Union Européenne à l'occasion du Conseil Affaires Etrangères qui se tiendra mardi», préviennent-ils.

La colère gronde dans le monde contre les rebelles

Les corps des victimes de l'avion malaisien ont été enlevés dimanche du site du crash, dans l'est de l'Ukraine, par les séparatistes prorusses qui ont posé des conditions inacceptables pour Kiev pour y laisser accéder les experts internationaux.

Ce développement jette encore de l'huile sur le feu alors que la colère gronde dans le monde contre les rebelles et leurs protecteurs soupçonnés au Kremlin après la chute jeudi de l'appareil qui assurait la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur avec 298 personnes à bord. Le Boeing 777 a été abattu, selon les Etats-Unis, par un missile tiré depuis le territoire contrôlé par les «rebelles soutenus par la Russie».

Selon la presse américaine, les Etats-Unis pensent que Moscou avait fourni des batteries de missiles aux séparatistes de l'est de l'Ukraine, et les a récupérées après qu'un des missiles eut abattu l'avion de la Malaysia Airlines.

Une grande confusion sur le lieu des corps

Plus aucun corps n'était visible dimanche matin sur le site et les combattants rebelles qui l'ont gardé en empêchant l'accès aux autorités ukrainiennes et aux inspecteurs internationaux semblent aussi l'avoir quitté, selon un journaliste de l'AFP.

Des masques en papier et des gants en latex ont été jetés sur le bas-côté de la route où l'on pouvait voir une dizaine de brancards ayant probablement servi à transporter des corps. Une grande confusion régnait dimanche sur le lieu où se trouvent les corps.

Côté ukrainien, un porte-parole militaire a affirmé que les autorités de Kiev savaient où se trouvaient 38 corps, transportés dans un hôpital régional, mais ignoraient où étaient les autres. L'OSCE a déclaré que ses observateurs ont été informés que 169 corps enlevés du site du crash de l'avion malaisien avaient été placés à bord d'un train réfrigéré en attendant l'arrivée des experts internationaux.

La veille, plusieurs pays ont exprimé leur «choc» et «indignation» quant au traitement des corps et à la gestion du site, craignant une falsification de preuves.