Vol MH17: Arrivée des enquêteurs internationaux

UKRAINE Les membres du «groupe de contact» comprenant l'Ukraine, la Russie et l'OSCE sont parvenus à un accord avec les séparatistes prorusses sur la mise en place d'une zone de sécurité autour du site du crash de l'avion malaisien...

A.D. avec AFP

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Des débris du Boeing abattu à Shaktarsk le 18 juillet 2014
Des débris du Boeing abattu à Shaktarsk le 18 juillet 2014 — Dominique Faget AFP

Les enquêteurs et observateurs internationaux arrivaient peu à peu samedi à Kiev, en espérant pouvoir se rendre sur le lieu du crash de l'avion malaisien, probablement abattu par un missile, dans l'est de l'Ukraine.

Accord sur une zone de sécurité

Les membres du« groupe de contact» comprenant l'Ukraine, la Russie et l'OSCE sont parvenus à un accord avec les séparatistes prorusses sur la mise en place d'une zone de sécurité autour du site du crash de l'avion malaisien, a annoncé le chef des services de sécurité ukrainiens.

Les entretiens avec les séparatistes ont abouti à la création d'une zone de sécurité de 20 km «pour que l'Ukraine puisse remplir l'objectif essentiel: (...) identifier les corps et les remettre aux familles», a indiqué Valentyn Nalyvaïtchenko sur la première chaîne de télévision ukrainienne, dans la nuit de vendredi à samedi.

Les Pays-Bas, qui comptait 189 ressortissants parmi les 298 personnes à bord -toutes mortes-, ont envoyé une équipe du Bureau néerlandais pour la sécurité, accompagnée du ministre des Affaires étrangères Frans Timmermans. Il espère avoir accès à la zone «afin que les experts puissent mener leur enquête» et n'exclut pas de mener des négociations avec les rebelles prorusses de l'est de l'Ukraine.

La Malaisie a elle envoyé une équipe de 62 personnes, attendue samedi dans la capitale ukrainienne. L'appareil appartenait à Malaysia Airlines, contrôlée indirectement par l'Etat.

Sur le site de la catastrophe, les pompiers locaux ont marqué d'un bâton surmonté d'un petit chiffon blanc les emplacements des restes humains des victimes, disséminés sur plusieurs kilomètres carrés.

Drame national

Sous une pluie fine, les secouristes se sont activés pour rassembler les effets des victimes: des cartes d'un jeu de Sept familles ou un guide touristique Lonely Planet «Bali and Lombok», autant de signes d'un départ en vacances.

Les premiers observateurs internationaux étaient arrivés sur place, près de la frontière russe, vendredi: une trentaine de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et quatre représentants de l'agence de l'aviation ukrainienne.

Comme d'autres dirigeants, le président américain Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel ont souligné, lors d'une conversation téléphonique, la nécessité de garantir aux enquêteurs «un accès complet, illimité et sécurisé» au site sur lequel l'avion s'est écrasé.

Le FBI et l'autorité américaine des transports s'apprêtent eux aussi à envoyer des enquêteurs.