Rubygate: Silvio Berlusconi acquitté en appel

ITALIE L’affaire «Rubygate» lui avait valu sept ans de prison pour prostitution et abus de pouvoir en première instance...

20 Minutes avec AFP
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L'ancien Premier ministre Silvio Berlusconile 1er février 2013 à Rome.
L'ancien Premier ministre Silvio Berlusconile 1er février 2013 à Rome. — AFP

L’ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a été acquitté vendredi par la Cour d’appel de Milan (nord) dans le cadre de l’affaire «Rubygate» qui lui avait valu sept ans de prison pour prostitution et abus de pouvoir en première instance.

Cet arrêt «va au delà de nos attentes les plus optimistes»

«C’est un arrêt qui va au-delà de nos attentes les plus optimistes», a réagi immédiatement après l’acquittement l’un des avocats de Silvio Berlusconi, Me Franco Coppi. Sur le compte Twitter de son parti Forza Italia (FI), Silvio Berlusconi, pourfendeur depuis vingt ans des «juges rouges» et d’une justice politisée, a remercié «la majorité des magistrats qui font leur travail en silence, avec une rigueur et un équilibre admirables». Il ajoute qu’il a une pensée «respectueuse pour la magistrature qui a donné aujourd’hui la confirmation de ce que j’ai toujours affirmé», son innocence dans cette affaire. Cet arrêt de la cour milanaise «va au delà de nos attentes les plus optimistes», a confirmé de son côté l’un des avocats de l’ex-Cavaliere, Me Franco Coppi.

Les trois jurés de la cour d’appel de Milan ont délibéré pendant trois heures avant de décider de cet acquittement, qui a pris de court nombre de commentateurs italiens.

«Merci, merci»

Sur l’abus de pouvoir, les magistrats ont estimé qu'«il n’y avait pas de délit faute de preuves», et sur la prostitution, ils ont souligné que «les faits reprochés ne constitu (ai) ent pas un délit». Les motivations des juges seront publiées dans un délai de trois mois, a ajouté la cour. Selon l’avocat, les juges auraient entendu la défense de l’ex-Cavaliere, qui a toujours affirmé ignorer l’âge de Ruby, âgée de 17 ans au moment des faits.

Concernant l’abus de pouvoir, Me Coppi a été plus bref: «C’était plus simple [à juger], puisque les faits étaient inexistants.» Le milliardaire était absent à l’audience car il passe en effet tous ses vendredis matins à Cesano Boscone, près de Milan, dans un centre pour personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer où il purge sous forme de travail d’intérêt général (TIG) une peine d’un an de prison pour fraude fiscale (procès Mediaset).

A sa sortie du centre, alors que l’arrêt de la cour était déjà connu, l’ex-Cavaliere n’a pas fait de déclarations à la presse, se contentant de saluer à travers la fenêtre de sa voiture l’une de ses fans. A cette femme qui lui a lâché «justice est faite», il a répondu «merci, merci», selon les médias italiens.