Plusieurs manifestations pro-palestiniennes ont eu lieu en France ce week-end

ISRAËL-PALESTINE Certaines manifestations ont dégénéré en fin de parcours...

20 Minutes avec AFP

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Manifestation à Paris en soutien du peuple palestinien.
Manifestation à Paris en soutien du peuple palestinien. — KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Des manifestations en faveur de la population de Gaza et contre Israël ont eu lieu dans plusieurs villes de France ce week-end, rassemblant des milliers de personnes, avec quelques heurts à l’issue de celle qui s’est déroulée à Paris.

Dans la capitale, des milliers de manifestants (30.000 selon les organisateurs, 7.000 selon la police) s’étaient donné rendez-vous dimanche après-midi au métro Barbès. Derrière une banderole qui affichait «Soutien total à la lutte du peuple palestinien», la foule s’est mise en marche dans le calme en direction de la place de la Bastille.

La foule, très jeune et féminine, scandait des slogans comme: «Nous sommes tous des Palestiniens!», «Israël assassin!» ou «Une seule solution, fin de l’occupation!». De nombreux manifestants portaient à bout de bras des pancartes sur lesquelles ils avaient collé des photos, tirées de sites web, représentant des enfants palestiniens tués ou blessés, des maisons rasées ou des champignons de fumée montant de quartier de Gaza bombardés.

Au nom des victimes civiles

«Je suis venu pour dire non à ce massacre», dit à l’AFP Amid Hamadouch, 30 ans, un autocollant «Boycott d’Israël, Etat raciste» sur son blouson. «Ils bombardent des innocents. Il y a certes des missiles lancés du côté du Hamas, mais la riposte israélienne est disproportionnée. Ils attaquent la population civile et non les responsables du Hamas.»

A côté de lui défile un groupe de jeunes filles voilées portant des panneaux sur lesquels elles ont écrit: «Nous ne demandons que la justice», «Résister est un droit» ou «Les Palestiniens ne partiront pas, ils sont chez eux».

Des échauffourées à la fin de la manifestation

Quand la tête de la manifestation est arrivée place de la Bastille, des heurts limités avec les forces de l’ordre ont éclaté dans certaines rues. Des projectiles ont commencé à voler en direction des policiers et gendarmes, qui ont répliqué à coups de grenades lacrymogènes. Des dégâts légers ont été causé à des devantures de commerces.

Les échauffourées n’ont pas duré très longtemps et ne se sont pas propagées au reste de la manifestation, qui a commencé à se disperser, sous un orage, en début de soirée, a constaté un journaliste de l’AFP.Selon la préfecture de police, ces heurts étaient dus à de petits groupes de jeunes gens qui tentaient de quitter la place de la Bastille et ont été «facilement contenus». Il n’y a pas eu de blessés. Il y a eu six interpellations.

En marge de la manifestation, «certains individus ont provoqué des troubles et ont essayé de pénétrer par la force dans deux synagogues situées rue des Tournelles et rue de la Roquette» mais «en ont été empêchés par les forces de l'ordre», a dénoncé dans un communiqué la maire de Paris Anne Hidalgo, appelant «au calme face aux tensions» au Proche-Orient.

Des manifestations à Lille, Marseille, Bordeaux

A Lille, entre 6.000 personnes (selon les organisateurs) et 2.300 (selon la police) se sont rassemblées dimanche en fin de matinée dans le quartier populaire de Wazemmes et ont scandé des slogans hostiles à Israël, qualifié d’Etat «assassin» et «criminel». Le président François Hollande était accusé de complicité.

Au lendemain de la «petite finale» du Mondial de football, une pancarte indiquait «Brésil-Pays-Bas 0-3, Israël-Gaza 0-125 tués. Qu’attend le monde pour réagir?». Samedi, des manifestations similaires avaient eu lieu dans le calme à Bordeaux (mille personnes selon les organisateurs, 400 selon la police) et à Marseille (environ 1.200 selon la police).

A Marseille, le réseau «Palestine» a fait état «des dizaines de bombardements chaque nuit depuis des semaines sur la population de Gaza terrorisée».