Chine: Une formation «antiterrorisme» à l’université

CHINE Pour former ses recrues, l'institution va recruter des experts de la lutte antiterroriste aux Etats-Unis, en Israël, au Pakistan ou en Australie...

M.C.

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Un écran dans un centre commercial donne des conseils aux résidents en cas d'attaque terroriste: rester calme, ne pas résister et faire confiance au gouvernement. A Shenzen, le 21 juin 2014.
Un écran dans un centre commercial donne des conseils aux résidents en cas d'attaque terroriste: rester calme, ne pas résister et faire confiance au gouvernement. A Shenzen, le 21 juin 2014. — Jim Chan/EyePress/NEWSCOM/SIPA

Une filière antiterroriste à l’université. Selon le quotidien d’Etat China Daily, Pékin regrette le «manque de professionnalisme» de ses forces de lutte antiterroriste et veut former de nouveaux experts. Le journal annonce donc qu’une filière va voir le jour à l’Université de la Sécurité publique pour former 80 experts chinois de la lutte contre le terrorisme. D’après le journal, l’université va recruter des experts de la lutte antiterroriste aux Etats-Unis, en Israël, au Pakistan ou en Australie en tant que professeurs associés.

Cette formation de quatre ans sera «centrée sur la collecte de renseignements, les enquêtes sur des "cas spéciaux", les technologies de l’information, ou la coopération judiciaire internationale», selon Mei Jianming, le directeur du Centre de recherche pour la lutte antiterroriste de l’université de la Sécurité publique. «Nous devons former au plus vite des spécialistes pour améliorer notre potentiel de lutte antiterroriste», affirme Cheng Lin, le président de l’université.

Des centaines d’arrestations et treize exécutions annoncées

Les attentats meurtriers à caractère terroriste se sont multipliés sur le sol chinois ces derniers mois, visant des civils notamment sur la place Tiananmen à Pékin, la gare de Kunming, dans la province du Yunnan, ou un marché à Urumqi, la capitale de la région du Xinjiang.

Pékin accuse des extrémistes de cette région, où l’ethnie majoritaire est celle des Ouïghours, des musulmans turcophones, d’être à l’initiative de ces attentats. Des centaines d’arrestations et treize exécutions ont été annoncées le mois dernier au Xinjiang à la suite des récents attentats.