L'improbable cure de désintoxication du maire de Toronto Rob Ford

CANADA L'élu controversé a passé deux mois mouvementés dans un centre spécialisé...

20 Minutes avec AFP

— 

Rob Ford à Toronto le 30 juin 2014.
Rob Ford à Toronto le 30 juin 2014. — Chris Young/AP/SIPA

Pouvait-il en être autrement? La cure de désintoxication qu'a suivie pendant deux mois Rob Ford a été très mouvementée, le controversé maire de Toronto intimidant les autres patients avec qui il s'est parfois disputé, rapporte mercredi le Toronto Star.

«Ford a cassé des choses, s'est battu avec d'autres patients», selon le récit qu'a fait l'un d'eux au quotidien qui cite en tout trois sources (dont un membre de l'encadrement) ayant tenu à rester anonymes.

>> Notre diaporama à (re)voir: Le retour de Rob Ford

Le bouillant édile a repris ses fonctions au début du mois après deux mois passés au centre de désintoxication de GreenStone, au nord de Toronto. Il avait auparavant été confondu au printemps par de nouvelles vidéos compromettantes sur sa consommation d'alcool et de drogues dures, alors qu'il jurait en avoir fini avec sa débauche.

A son retour à l'hôtel de ville de la capitale économique canadienne, il a affirmé la semaine dernière avoir repris le «contrôle de sa vie», espérant être réélu maire en octobre. Mais selon les éléments recueillis par le Toronto Star -à l'origine de ce scandale qui dure depuis plus d'un an-, Rob Ford a fait preuve d'un «comportement destructeur» durant sa cure, allant jusqu'à être exclu de son groupe de thérapie.

«Il disait toujours qu'il n'avait rien à faire ici»

«Ford empêchait les gens de partager leurs histoires, ce qui est pourtant la clé de la désintoxication», a dit une source au quotidien torontois. «Les autres patients étaient intimidés, ils se sentaient persécutés. Il disait toujours qu'il n'avait rien à faire ici», a-t-elle ajouté.

Le journal note que la direction «craignait que Ford ne continue de consommer de la drogue et de l'alcool» alors même qu'il se trouvait dans leur établissement.

Le Toronto Star relève que Ford n'a pas voulu commenter ces affirmations, tandis que la direction du centre de désintoxication a rappelé qu'en vertu de la protection de la vie privée, il lui était interdit de s'exprimer sur le sujet.