Japon: La possession de photos et vidéos pédophiles devient illégale

JUSTICE Le Japon était le seul pays membre du G7 où la possession de documents pédophiles demeurait légale...

20 Minutes avec AFP

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Les mangas échappent à l'interdiction de posséder des illustrations pédophiles au Japon.
Les mangas échappent à l'interdiction de posséder des illustrations pédophiles au Japon. — Alex Segre / Rex Featur/REX/SIPA

Le Japon a finalement adopté mercredi une législation interdisant la possession de matériel pornographique mettant en scène des enfants, une mesure que réclamaient depuis des années des associations.

La possession de matériel de pornographie infantile n'était pas punissable

Jusque-là et de façon étrange et choquante pour beaucoup, seules la production et la distribution de documents pédophiles étaient interdites et donc punissables, mais pas la simple possession. Après la chambre basse début juin, la chambre haute du Parlement a massivement voté le texte faisant de cette possession un délit passible de prison (jusqu'à un an) et d'une amende pouvant atteindre 1 million de yens (7.225 euros).

De façon à inciter les éventuels détenteurs de matériel pornographique de ce type à s'en défaire, les peines et amendes encourues ne seront toutefois appliquées qu'un an après l'entrée en vigueur de la nouvelle loi, probablement le mois prochain. Le texte approuvé mercredi rend illégale la possession de photos ou de vidéos d'enfants de moins de 18 ans «dans le but de satisfaire ses intérêts sexuels».

Les mangas pas concernés

Avant l'adoption de la nouvelle législation, le Japon était le seul pays membre du G7 où la possession de matériel de pornographie infantile demeurait légale. Reste que le texte adopté ne concerne que de véritables enfants en chair et en os. Par conséquent, les mangas (bandes dessinées) ou autres dessins et vidéos d'animation ne tombent pas sous le coup de la nouvelle loi, et ce au nom de la liberté d'expression.

L'industrie pornographique est florissante au Japon et l'omniprésence d'images à caractère sexuel est rapidement remarquée par les touristes qui débarquent sur l'archipel. C'est apparemment sous pression de dessinateurs de manga, d'éditeurs et de défenseurs de la liberté d'expression que finalement la loi votée par le parlement nippon épargne bandes dessinées et vidéo animées.