Offensive djihadiste en Irak: Washington promet d'aider Bagdad

IRAK Une offensive d'ultra-islamistes a mis en déroute l'armée formée et équipée par Washington, deux ans et demi après son retrait militaire...

20 Minutes avec AFP
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Des familles irakiennes fuient les violences et passent le barrage de Aski kalak à 40 km à l'ouest de Arbil, le 10 juin 2014
Des familles irakiennes fuient les violences et passent le barrage de Aski kalak à 40 km à l'ouest de Arbil, le 10 juin 2014 — Safin Hamed AFP

Les Etats-Unis ont promis mercredi d'aider militairement l'Irak pour tenter de juguler une offensive d'ultra-islamistes qui a mis en déroute l'armée formée et équipée par Washington, deux ans et demi après son retrait militaire.

Devant l'avancée fulgurante des jihadistes sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) qui ont pris au moins deux villes et se rapprochent de Bagdad, Washington a toutefois exclu de renvoyer des soldats en Irak. Et la diplomatie américaine s'est défendue d'avoir été prise par surprise, affirmant avoir exprimé depuis des mois ses «inquiétudes» à propos de la «menace terroriste» que pose l'EIIL pour toute la région.

En aucun cas les Etats-Unis «n'envisagent» de renvoyer des troupes en Irak

En conséquence, Washington «se tient prêt» à venir en aide à Bagdad face à «l'agression» de l'EIIL, a déclaré la porte-parole du département d'Etat Jennifer Psaki, annonçant «une augmentation de l'assistance» américaine. Lors d'une conférence à Washington, la conseillère à la sécurité nationale du président Barack Obama, Susan Rice, a promis que les Etats-Unis feraient «davantage pour renforcer la capacité de (ses) partenaires à vaincre la menace terroriste en leur fournissant formation, équipement et appui nécessaire». Interrogé sur la nature de cette aide, un diplomate américain a évoqué «davantage d'armements».

Le Pentagone avait rappelé mardi que l'armée américaine continuait de former les forces irakiennes à des missions antiterroristes, notamment depuis le début de l'année en Jordanie voisine. Washington a également vendu pour 14 milliards de dollars d'équipements militaires à l'armée irakienne. Mais en aucun cas les Etats-Unis «n'envisagent» de renvoyer des troupes au sol en Irak, selon Jennifer Psaki, après le départ le 31 décembre 2011 du dernier soldat américain, au terme d'un très lourd engagement militaire des Etats-Unis pendant huit ans.