Le favori de l'élection afghane Abdullah réchappe d'une double attaque qui fait 6 morts

AFGHANISTAN L'attaque, qui n'a pas été revendiquée, intervient à huit jours du second tour de l'élection présidentielle du 14 juin...

M.C. avec AFP

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Abdullah Abdullah, candidat à l'élection présidentielle afghane, le 6 juin 2014.
Abdullah Abdullah, candidat à l'élection présidentielle afghane, le 6 juin 2014. — Massoud Hossaini/AP/SIPA

Le favori de l'élection présidentielle afghane Abdullah Abdullah a échappé à une tentative d'assassinat vendredi à Kaboul lorsque deux explosions ont frappé son convoi, faisant au moins six morts selon la police, ce à huit jours du second tour.

Le convoi a été attaqué à la fois «par un kamikaze au volant d'une voiture piégée» et par «une mine» placée sur la route, a déclaré à l'AFP Sayed Gul Agha Hashemi, chef du département d'enquête criminelle de la police de Kaboul. La double attaque a fait au moins six morts et 22 blessés, selon un bilan du ministère de l'Intérieur. Parmi les morts figurent selon la même source «un garde travaillant pour l'équipe d'Abdullah, un policier et deux passants».

Menaces des talibans

Sur place, un photographe de l'AFP a vu des traces de sang autour des véhicules du convoi, dont certains étaient carbonisés. Les télévisions locales ont elles montré des ambulances en train d'évacuer des blessés du lieu de l'explosion, bouclé par la police.

Selon Abdullah Abdullah, L'explosion a eu lieu alors que son convoi quittait un meeting pour se rendre à un autre. L'attaque, qui n'a pas été revendiquée, intervient à huit jours du second tour de l'élection présidentielle du 14 juin, que les rebelles talibans ont indiqué vouloir faire dérailler par leurs attaques.

Les talibans avaient déjà formulé des menaces contre le scrutin avant le premier tour du 5 avril, sans parvenir à empêcher une participation importante. Le Conseil de sécurité de l'ONU a lui aussi condamné la tentative d'assassinat, soulignant son «soutien au processus démocratique en Afghanistan» dans l'attente d'une «transition sans heurts vers une nouvelle administration».