Le chef radical Moqtada Sadr réfugié en Iran

IRAK C'est ce qu'affirment les Américains et démentent ses proches...

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L'armée américaine a intensifié la lutte contre l'armée du Mahdi, la plus puissante milice chiite, accusée d'avoir commis la majeure partie des violences en Irak, au lendemain de la mort de 88 personnes dans un attentat à Bagdad attribué aux extrémistes sunnites par les autorités.
L'armée américaine a intensifié la lutte contre l'armée du Mahdi, la plus puissante milice chiite, accusée d'avoir commis la majeure partie des violences en Irak, au lendemain de la mort de 88 personnes dans un attentat à Bagdad attribué aux extrémistes sunnites par les autorités. — Ahmad al-Rubaye AFP/Archives

Mais où est passé Moqtada Sadr? Le chef radical chiite, dont la milice est accusée d'attiser les violences en Irak, s'est réfugié en Iran pour éviter des ennuis liés au nouveau plan de sécurité, a assuré mercredi un responsable américain.

Moqtada Sadr est aujourd'hui à la tête d'un puissant courant disposant de six portefeuilles au gouvernement et chef de l'armée du Mahdi, puissante milice installée notamment à Sadr city (est de Bagdad). En 2004, alors qu’il était encore à peine connu en Irak, il avait défié les Américains en appelant les chiites de Najaf (160 km au sud de Bagdad) au soulèvement contre l'occupant.

Démenti de ses proches

«Il a quitté l'Irak et il semble qu'il est en Iran», a déclaré, lors d'un point de presse à Bagdad, le porte-parole de l'armée américaine, le général William Caldwell. Le général n'a pas souhaité spéculer sur les raisons de l'éventuel départ de Moqtada Sadr, une nouvelle qui pourrait déstabiliser ses partisans.

Son affirmation a aussitôt été qualifiée de «ridicule» par les siens. Bassam al-Aathari, un responsable de ses bureaux dans la ville sainte chiite de Najaf, a affirmé qu'il était toujours dans cette région et que, s'il envisageait de se rendre à l'étranger, une annonce serait faite.