Un homme revendique l’envoi d’un courrier piégé

D'après AFP

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Deux personnes ont été légèrement blessées mardi par l'explosion d'un paquet piégé dans les bureaux d'une entreprise à Wokingham, à l'ouest de Londres. La police n'a pas établi de lien avec l'explosion d'un paquet suspect la veille dans un bureau au centre de Londres, qui avait légèrement blessé une femme.
Deux personnes ont été légèrement blessées mardi par l'explosion d'un paquet piégé dans les bureaux d'une entreprise à Wokingham, à l'ouest de Londres. La police n'a pas établi de lien avec l'explosion d'un paquet suspect la veille dans un bureau au centre de Londres, qui avait légèrement blessé une femme. — Carl De Souza AFP/Archives

Il avait revendiqué le crime à la radio. Un homme de 48 ans a été arrêté pour l'envoi d'un des sept courriers piégés qui ont fait neuf blessés légers en Grande-Bretagne, a annoncé vendredi la police. L'homme n'a pas été inculpé mais ses deux propriétés, à Bracknell et Wokingham (ouest de Londres), sont en cours de perquisition.

Cause animale
Parallèlement, l'enquête continue, les enquêteurs explorant plusieurs pistes, dont celle d'actes d'extrémistes de la cause animale.

Le suspect avait téléphoné jeudi à la mi-journée à une émission de BBC Radio 2, affirmant être à l'origine du courrier piégé ayant légèrement blessé deux personnes dans une entreprise comptable et fiscale de la ville. Il n'était pas passé sur les ondes, bloqué par un premier interlocuteur. La police avait été prévenue immédiatement.

Photo : les services d'urgences britanniques après l'explosion d'un petit paquet piégé dans le centre de Londres, le 5 Février 2007 (AFP).

Les extrémistes de la cause animale restent les  premiers suspects. En effet, deux noms d’activistes des droits des animaux sont apparus dans les courriers piégés qui créent l’angoisse en Grande-Bretagne.
 
Une lettre qui n’a pas explosé, le 18 janvier, contenait le nom d’un activiste vivant alors qu’un autre courrier mentionnait sur l’enveloppe un «martyr» de la cause Barry Horne mort d’une grève de la faim en 2001.
 
La police britannique a reconnu qu’il existait des «liens forts» entre les trois premières missives (dont une a fait une blessée) et le lobby de défense des droits des animaux.