Référendum en Ukraine: Pour Hollande, cette consultation n'a pas «d'existence, de légitimité, de légalité»

MONDE A ses yeux, la seule élection qui vaudra sera celle du 25 mai...

20 Minutes avec AFP

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Le président français François Hollande, le 10 mai 2014 à Paris
Le président français François Hollande, le 10 mai 2014 à Paris — Yoan Valat Pool

Le président français François Hollande a dénoncé dimanche, à son arrivée à Bakou pour une tournée dans le Caucase, de «vraies-fausses» consultations «nulles et non avenues» en Ukraine, interrogé sur le référendum organisé par les séparatistes pro-russes à Donetsk et Lougansk.

Ces «vraies-fausses consultations» n'ont «aucun sens» et sont «nulles et non avenues», a déclaré le chef de l'État français devant la presse. Il a affirmé que «la seule élection qui vaudra» sera l'élection présidentielle du 25 mai en Ukraine.

Traitement des minorités, décentalisation

«Je ne veux pas les appeler référendum», a insisté François Hollande, relevant qu'il n'y avait «pas d'urnes, pas de bureaux de vote (et) de listes électorales» et assurant que «cette consultation n'avait pas d'existence, de légitimité, de légalité». «A partir de là il y a aucune leçon à (en) tirer», a-t-il souligné.

«Ce qui va compter à mes yeux, la seule élection qui vaudra, c'est celle du 25 mai, l'élection qui va permettre de désigner le président de toute l'Ukraine» qui «sera la seule autorité légitime», a ajouté le chef de l'État français.

«C'est avec ce président là, le seul légitime, qu'il sera possible d'avoir une consultation, ensuite, avec l'ensemble des parties prenantes, pour permettre éventuellement une révision de la Constitution en Ukraine, le traitement des minorités, la décentralisation», a-t-il fait valoir.

«Passer à un autre niveau de sanctions»

François Hollande a ajouté que «les uns et les autres et notamment les Russes pourront discuter»avec le prochain président ukrainien.

Selon lui, «si l'élection du 25 mai ne pouvait pas se tenir» en raison de «provocations», d'«empêchements» ou d'«intrusions», il «sera nécessaire de passer à un autre niveau de sanctions».

«Mais aujourd'hui, je fais le pari que cette élection du 25 mai se tiendra», a-t-il cependant conclu.