VIDEO. Lycéennes enlevées au Nigeria: Michelle Obama dénonce un «acte insensé»

TERRORISME Elle a remplacé pour l'occasion Barack Obama lors de l'allocution hebdomadaire de la Maison Blanche...

N.Bg. avec AFP

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Michelle Obama s'engage pour les lycéennes enlevées par Boko Haram, le 7 mai 2014.
Michelle Obama s'engage pour les lycéennes enlevées par Boko Haram, le 7 mai 2014. — Twitter/ @Flotus

Michelle Obama a dénoncé ce samedi l'enlèvement de plus de 200 lycéennes au Nigeria au moment où l'aide étrangère se met en place, sur le terrain, pour aider les autorités nigérianes à retrouver les captives.

«Comme des millions de gens dans le monde entier, mon mari et moi-même éprouvons de la révolte et du chagrin après l'enlèvement de plus de 200 jeunes Nigérianes», a expliqué Michelle Obama, qui remplaçait son époux pour l'allocution hebdomadaire de la Maison Blanche.

«Cet acte insensé a été commis par un groupe terroriste déterminé à empêcher ces filles de recevoir une éducation», s'est-elle indigné, à la veille de la Fête des Mères célébrée dimanche aux Etats-Unis, avant d'appeler à «prier pour (leur) retour sain et sauf». Mercredi, Michelle Obama avait déjà tweeté une photo d'elle tenant dans les mains le «hashtag» de soutien aux lycéennes enlevées: #BringBackOurGirls.

Des «esclaves» à «vendre» pour Boko Haram

Le 14 avril, le groupe islamiste armé Boko Haram, dont le nom signifie «L'éducation occidentale est un péché», avait attaqué un lycée de Chibok, dans le nord-est du Nigeria, et enlevé 276 adolescentes, dont 223 sont toujours captives, selon la police.

Après une relative indifférence initiale des autorités et à l'étranger, la mobilisation des familles et la revendication lundi dernier du chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, qui en a fait des «esclaves» et veut les «vendre», ont fini par susciter l'émotion et la solidarité internationales.

Des experts américains et britanniques sont arrivés dans le pays pour participer aux recherches et la France a commencé vendredi à envoyer du matériel d'imagerie satellitaire. La Chine a aussi proposé de partager les informations recueillies par ses services de renseignements et ses satellites.

L'armée nigériane informée de l'attaque avant qu'elle n'arrive?

Le président nigérian Goodluck Jonathan a affirmé vendredi à la presse qu'une équipe d'experts était déjà à l'oeuvre dans la forêt de Sambisa, proche de Chibok, avec du matériel électronique pour tenter de repérer les ravisseurs et leurs victimes. Le long silence de Goodluck Jonathan dans les semaines suivant l'attaque a été très critiqué. D'autant que juste après le rapt, les autorités avaient donné - par mégarde, selon elles - des chiffres erronés du nombre de lycéennes enlevées, bien inférieur à la réalité.

Nouveau fait embarrassant, un rapport d'Amnesty International publié vendredi affirme que l'armée nigériane avait été informée de l'imminence d'une attaque de Boko Haram contre le lycée de Chibok le 14 avril, mais n'a pas réagi faute de moyens.

Les militaires soutiennent de leur côté que les troupes postées à Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno où se trouve Chibok, n'ont été informées de l'attaque qu'au moment où elle se déroulait et qu'en s'y rendant, elles «sont tombées dans une embuscade dressée par les terroristes» sur la route de 120 km séparant Maiduguri de Chibok.