Le gouvernement ukrainien reçu par l'UE à Bruxelles le 13 mai 2014

EUROPE La Commission examinera les mesures de soutien à Kiev...

20 Minutes avec AFP

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Arseni Iatseniouk et Vitali Klishko, le 24 février 2014 au parlement ukrainien.
Arseni Iatseniouk et Vitali Klishko, le 24 février 2014 au parlement ukrainien. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Le gouvernement ukrainien, mené par le Premier ministre Arseni Iatseniouk, sera reçu le 13 mai à Bruxelles par la Commission européenne afin d'examiner les mesures de soutien à Kiev, a annoncé lundi la Commission.

«Tout le soutien nécessaire à court et moyen terme»

«La Commission européenne est déterminée à aider l'Ukraine et à faire son possible pour que ce pays reçoive tout le soutien nécessaire à court et moyen terme», a déclaré la porte-parole de la Commission, Pia Ahrenkilde Hansen, en annonçant cette réunion.

Cette rencontre, qui se terminera par une conférence de presse du président de la Commission Jose-Manuel Barroso et de Arseni Iatseniouk, se tiendra douze jours avant l'élection présidentielle du 25 mai en Ukraine, où la situation est extrêmement tendue dans l'est. L'UE a commencé à appliquer son plan d'assistance financière de 11 milliards d'euros décidé à la suite de la signature du volet politique d'un accord d'association entre l'UE et l'Ukraine début mars.

Bruxelles a notamment approuvé une aide financière d'urgence d'un milliard d'euros et une forte réduction des droits de douane, alors que l'Ukraine est confrontée à d'importantes difficultés économiques.

La crise ukrainienne pourrait avoir un impact sur la croissance

L'UE représente environ un tiers du commerce extérieur de l'Ukraine. En 2012, la valeur des importations ukrainiennes en provenance de l'UE s'élevait à 23,8 milliards d'euros, tandis que celle des exportations représentait 14,6 milliards, selon l'UE. Le commissaire européen chargé des dossiers économiques, Siim Kallas, a déclaré lundi que "le principal risque" sur l'économie de l'UE venait "clairement des tensions externes" liées "à la crise en Ukraine". Dans "le pire scénario, cela aura un impact sur la croissance européenne", selon lui.