Ukraine: Quatre morts à Slaviansk... Moscou dénonce des violations «massives» des droits de l'homme...

N. Beu.

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Des séparatistes pro-russes en alerte à Sloviansk, en Ukraine.
Des séparatistes pro-russes en alerte à Sloviansk, en Ukraine. — PIERRE CROM/LEJOURNAL/SIPA
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17h35 - Moscou met en garde contre une «catastrophe humanitaire» dans les villes encerclées
«Une catastrophe humanitaire» se prépare dans les villes bloquées - on constate une pénurie de médicaments, des interruptions de livraison de denrées alimentaires commencent à se produire», a affirmé le ministère des Affaires étrangères russe dans un communiqué.
16h35: Les Etats-Unis envoient en émissaire en Europe
Le sous-secrétaire américain au Trésor en charge des sanctions, David Cohen, se rendra en France, en Allemagne et au Royaume Uni de mardi à vendredi pour coordonner la mise en place des sanctions liées à la crise en Ukraine. Il va «continuer à coordonner avec (nos) partenaires européens l'application des sanctions en réponse aux actions illégales de la Russie en Ukraine», indique le Trésor lundi. Sa mission est aussi «de planifier un éventail d'outils supplémentaires, notamment celui d'un renforcement des sanctions contre divers secteurs de l'économie russe, au cas où la Russie poursuivrait son comportement déstabilisateur».


15h20: Ban Ki-moon offre sa médiation
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a offert sa médiation pour trouver une solution à la crise en Ukraine, dans une déclaration lundi à l'AFP. «Je suis prêt à jouer un rôle si c'est nécessaire», a déclaré le chef de l'ONU, qui effectue actuellement une visite à Abou Dhabi.

14h54: Une invasion russe sans soldats?
La Russie gagne du terrain en Ukraine et pourtant, ses soldats ne sont officiellement pas engagés dans le conflit. Logique, analyse Slate: l'implication de Moscou dans le conflit va bien au-delà d'une simple présence physique. Un article à lire par ici.

14h28: ...et environ 30 blessés
En plus des quatre tués, 30 personnes ont été blessées lors des combats à Slaviansk.
Les combats se poursuivent actuellement, selon un communiqué. Selon le ministère, les rebelles se servent de la population comme «bouclier» et ont aussi mis le feu à des maisons, faisant des victimes, selon le texte.


14h12: Quatre membres des forces de l'ordre tués...
Quatre membres des forces de l'ordre ont été tués dans les combats à Slaviansk, annonce le ministère de l'Intérieur. Nous vous en parlions peu avant midi, on connaît donc désormais le nombre de victimes.


12h59: Moscou s'en prend aux dérives «néonazies»
Le ministère russe des Affaires étrangères dresse une liste des violations des droits de l'Homme et des entraves à «la primauté du droit» commises en Ukraine par «les forces ultranationalistes, extrémistes et néonazies» dans un Livre blanc rendu public lundi, appelant la communauté internationale à réagir «sans parti-pris». «Les conséquences pour la paix, la stabilité et le développement démocratique de l'Europe risquent d'être tellement destructrices qu'il faut absolument mettre fin» aux violations, poursuit le ministère. «La principale mission du Livre blanc est d'attirer l'attention sur ces faits, de la communauté internationale et des principales structures internationales, ainsi que des organisations non gouvernementales, qui n'ont pour l'instant pas prêté l'attention due et sans parti-pris à cette problématique», indique le texte. Le Kremlin a indiqué dans un communiqué que ce rapport avait été présenté au président Vladimir Poutine.

12h34: Des voix s'élèvent contre le soutien «aveugle» de l'Europe
L'incendie d'Odessa est-il un tournant? La mort d'une quarantaine de personnes, vendredi, après ce que des témoignages décrivent comme une vengeance de pro-Ukrainiens, pourrait faire bouger les lignes en Europe, avance le quotidien tchèque de gauche Pravo. «L'Europe ne saurait continuer de soutenir aveuglément le régime de Kiev. Il ne suffit pas d'exercer une pression constante sur Moscou et d'en rester aux condamnations verbales face aux excès perpétrés par les nationalistes ukrainiens, sous prétexte de vouloir préserver l'unité du pays. Il faut faire comprendre à Kiev qu'elle doit immédiatement mettre fin aux violences», écrit-il ce lundi. «En poursuivant cette terrible violence, le gouvernement de Kiev fait le jeu de Moscou. Si le jeu politique de l'Ouest continue de tolérer de facto les agissements de Kiev, sans tirer de conclusions de la tragédie d'Odessa, il devra douter de lui-même», poursuit-il.


12h29: Bruxelles invite le gouvernement ukrainien
Le pouvoir de Kiev sera reçu par l'Union européenne à Bruxelles le 13 mai, annonce la Commission européenne. Celle-ci se dit «déterminée à aider l'Ukraine et à faire son possible pour que ce pays reçoive tout le soutien nécessaire à court et moyen terme», a déclaré la porte-parole de la Commission, Pia Ahrenkilde Hansen, en annonçant cette réunion.

12h24: Hollande mise toujours sur la diplomatie
«La seule voie possible, c'est le dialogue», a déclaré le président de la République à l'adresse de Vladimir Poutine.
«Rien ne doit pouvoir entraver» l'élection présidentielle du 25 mai, a-t-il ajouté.

11h52: Des morts près de Slaviansk
Les combats continuent dans l'est de l'Ukraine. Près de Slaviansk, ils ont fait des morts, annonce le ministre de l'Intérieur. Arsen Avakov, qui se trouvait à un checkpoint à environ six kilomètres du lieu des combats, n'a pas précisé à quel camp appartenaient les victimes. Les combats avaient commencé environ deux heures plus tôt, selon un correspondant de l'AFP.

11h42: Kiev sévit à Odessa
Le pouvoir central prend des mesures dans la ville où est survenu un incendie meurtrier vendredi. Alors qu'un assaut de militants pro-russes contre le siège de la police a permis la libération d'une soixantaine de personnes dimanche, les autorités ont  procédé au transfert dans une autre région de 42 autres pro-russes arrêtés en même temps, a indiqué lundi le ministre de l'Intérieur, Arsen Avakov. «La police d'Odessa a agi de manière honteuse et peut-être criminelle (en libérant les prisonniers). Toute la direction de la police a été renvoyée», a-t-il indiqué sur sa page Facebook.

11h37: La Russie dénonce des violations «massives» des droits de l'homme en Ukraine
Selon un rapport officiel qui vient de tomber... On vous en dit plus dans quelques minutes.

11h33: Le président ukrainien par intérim évoque la «résistance»
Si l'Ukraine n'est pas officiellement en guerre, c'est tout comme, selon Olexandre Tourtchinov. «C'est une guerre qui est de fait en train d'être menée contre nous et nous devons être prêts à repousser cette agression», a averti lundi le président par intérim dans un entretien à la chaîne Kanal 5. Et la guerre a ses codes et ses mots: «Les autorités fonctionnent à Odessa. Il y a beaucoup de patriotes prêts à défendre leur ville et leur pays. Les séparatistes d'Odessa font face à une véritable résistance des patriotes locaux», a-t-il ainsi commenté. «La (tentative de) déstabilisation de la situation à Odessa a échoué», a-t-il ajouté, après la série d'incidents meurtriers qui ont secoué cette grande ville portuaire du sud depuis vendredi.

11h10: Paris dénonce le double discours de Moscou
La France critique la position «contradictoire» de la Russie, qui s'oppose à l'élection présidentielle en Ukraine mais appelle les Syriens à voter pour le président Bachar al-Assad. En Ukraine, «l'objectif, c'est la désescalade et la préparation des élections du 25 mai», a déclaré le chef de la diplomatie française Laurent Fabius sur la radio France Inter. «Quand on a une situation où on veut s'en sortir par la démocratie, il faut aller aux élections. Je remarque en passant une contradiction insoutenable de nos partenaires russes. D'un côté, ils disent "il ne faut pas d'élections en Ukraine", alors que c'est la sortie par la paix, et de l'autre, en Syrie, alors qu'il y a la guerre, qu'il y a 150.000 morts, "il faut voter pour M. Bachar Al-Assad au début du mois de juin"», a ajouté Fabius. Et le ministre de menacer: «Si les élections du 25 mai n'ont pas lieu -ces élections présidentielles qui sont la sortie normale d'une crise-, nous passerons au stade 3 des sanctions.»


L’Ukraine se rapproche de la guerre civile. Après la Crimée puis l’est du pays, la ville d’Odessa a basculé dans la violence ce week-end. Vendredi, une quarantaine de personnes, principalement des pro-russes ont péri dans un incendie criminel, déclenchant des événements en chaîne. Environ 120 personnes ont été arrêtées, ce qui a incité des assaillants à réclamer (et obtenir) la libération de leurs camarades. «Ce qui s'est passé à Odessa fait partie du plan de la Fédération de Russie pour détruire l'Ukraine et son Etat», a accusé pour sa part le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk. Une déclaration assortie d’une annonce radicale: le limogeage et le remplacement de tous les hauts responsables de la police de la ville.

Alors que s’annonce la présidentielle du 25 mai, les relations diplomatiques entre l’Occident et la Russie sont également très détériorées. Européens et Américains accusent notamment Moscou d’entretenir les troubles en Ukraine. Vendredi, le président américain, Barack Obama, et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont ainsi menacé la Russie de nouvelles sanctions qui viseraient directement certains secteurs économiques, en cas de dégradation de la situation en Ukraine.