Le triomphe de Vladimir le Grand

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Une amitié plus forte que les crises diplomatiques. Hier matin, à Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine et George Bush ont tenu à prouver que leur relation personnelle avait résisté à la crise irakienne. Le président américain a ainsi invité son homologue à lui rendre visite, en septembre, dans sa résidence officielle de Camp David. Cette visite était souhaitée à Moscou pour des raisons de politique intérieure, Poutine devant briguer un deuxième mandat présidentiel en mars prochain. La rencontre russo-américaine a été le point final d’une suite de réunions et de festivités dans le cadre somptueux des palais et des canaux de Saint-Pétersbourg à l’occasion du tricentenaire de la ville natale du président russe, fondée par Pierre le Grand pour moderniser son Empire et l’ouvrir sur l’Europe. Hôte des dirigeants du G8, de ceux de l’Union européenne élargie et de la Communauté des Etats indépendants (ex-URSS, moins les pays baltes), à la veille du sommet du G 8 à Evian, Poutine a joué le rôle de rassembleur de la communauté internationale après les déchirements de la crise irakienne. Ainsi, le président Bush et le chancelier allemand Gerhard Schröder ont pu échanger samedi soir, lors d’un dîner officiel, leur première poignée de main depuis leur brouille sur l’Irak. Dans ses relations avec l’UE, le chef d’Etat russe a marqué un point en se faisant quasiment féliciter pour sa politique en Tchétchénie, souvent dénoncée dans le passé pour les violations des droits de l’homme par les soldats russes.

échec Vladimir Poutine a subi un échec, ce week-end, lors de ses entretiens avec l’Union européenne, qui a refusé de supprimer les visas pour les voyageurs russes.