Le groupe djihadiste EIIL revendique la crucifixion de deux opposants

SYRIE Le groupe djihadiste ultra-radical de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) a affirmé mercredi avoir exécuté  sept personnes, dont deux par crucifixion...

R.L. avec AFP

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Le drapeau syrien flotte au balcon dans une rue dévastée de Homs, en Syrie, le 31 juillet 2013.
Le drapeau syrien flotte au balcon dans une rue dévastée de Homs, en Syrie, le 31 juillet 2013. —

Le groupe djihadiste ultra-radical de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) a affirmé mercredi avoir exécuté  sept personnes, dont deux par crucifixion, à Raqa, une ville du nord de la Syrie qu'il tient d'une main de fer.

«Nous avons appliqué le jugement de Dieu pour sept d'entre eux»

«Il y a dix jours, un groupe à moto a jeté une charge explosive au rond-point de Naïm contre un combattant de l'EIIL. Un civil musulman a eu une jambe coupée et un enfant a perdu la vue», affirme sur son compte Twitter la branche de l'EIIL à Raqa.

«Nos soldats ont immédiatement érigé un barrage et ont réussi à les intercepter. Ils ont ainsi pu arrêter les autres membres de la cellule. Nous avons appliqué le jugement de Dieu pour sept d'entre eux, dont deux par crucifixion», ajoute le texte.

Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a diffusé une photo où l'on voit deux hommes crucifiés. L'un d'eux a les yeux bandés et la tête ensanglantée. Autour de son corps, une pancarte proclame: «Celui-ci a combattu les musulmans et a fait exploser une charge à cet endroit». Sur l'image, des gens passent devant les deux suppliciés, apparemment indifférents.

Selon l'OSDH, ce n'est pas la première fois

Selon l'OSDH, ce n'est pas la première fois que l'EIIL procède a des crucifixions. Le 16 avril, l'EIIL avait exécuté de cette façon un homme accusé «d'avoir volé un musulman». Peu après, un autre homme a avoué avoir commis ce forfait. Il attend sa sentence.

Toujours dans la province de Raqa, trois rebelles appartenant à une brigade islamiste combattant l'EIIL ont été exécutés à Tal Abyad, près de la frontière avec la Turquie,et deux autres hommes l'ont été à Salouk pour avoir porté atteinte à l'EIIL, selon l'OSDH. A Raqa même, un homme a été flagellé pour avoir bu de l'alcool.