Les forces irakiennes tuent 300 miliciens chiites

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Le sort du chef d'une milice chiite locale était inconnu lundi matin, au lendemain de combats avec les forces irakiennes dans lesquels environ 300 miliciens ont été tués près de Najaf, au sud de Bagdad, ont indiqué les autorités locales.
Le sort du chef d'une milice chiite locale était inconnu lundi matin, au lendemain de combats avec les forces irakiennes dans lesquels environ 300 miliciens ont été tués près de Najaf, au sud de Bagdad, ont indiqué les autorités locales. — Qassem Zein AFP

Large offensive irakienne en pays chiite en pleine célébration de l’Achoura, l'une des principales fêtes religieuses de cette communauté, la plus importante d’Irak. Les forces irakiennes ont tué environ 300 miliciens près de Najaf, selon les autorités locales. Ahmed Ibn al-Hassan, le chef de ce groupe – qui se fait appeler «Jound al-Sama» («les soldats du ciel») –, qui avait réussi à prendre la fuite, a également été tué. 


 Lundi avant l'aube, les combats ont cessé et des opérations de ratissage du secteur, près de Zarka, à 20 km au nord de Najaf, étaient en cours. Les forces irakiennes procédaient à la destruction des armes et explosifs saisis dans le camp retranché de la milice qui a été détruit.

Au total, ce groupe comptait près de 500 membres, fortement armés et qui disposaient d'un armement sophistiqué et de moyens de transmission modernes, selon les autorités irakiennes. Trois policiers ont été tués dans les affrontements, selon la police. Le ministère de la Défense a fait état de la perte de trois soldats irakiens. Un hélicoptère américain engagé en soutien des forces au sol s'est écrasé dans la région, tuant deux soldats. L'aviation américaine est intervenue pour bombarder à plusieurs reprises la région, où étaient retranchés plusieurs centaines de membres de cette milice. Des forces irakiennes et américaines ont été envoyées en renfort pour soutenir la police locale.

Selon celle-ci, Ahmed Ibn al-Hassan, surnommé al-Yamani, était originaire de la ville chiite de Diwaniyah, qu'il avait quittée pour Bassorah. Il y a deux ans, il était venu s'installer à Zarka où il avait acheté huit fermes pour en faire son quartier général. Les miliciens de Zarka obéissaient à ce «chef spirituel» qui se prétendait le représentant du Mahdi, imam caché dont les chiites espèrent le retour. Il s'agit principalement de chiites irakiens, mais également d'Afghans et d'étrangers s'exprimant en langue perse. Leur secte est connue sous le nom d'al-Mahdaouiya.