VIDEO. Présidentielle en Algérie: Abdelaziz Bouteflika a voté en fauteuil roulant

ELECTION Le président algérien n'était pas apparu en public depuis 2012...

20 Minutes avec AFP

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Le président Abdelaziz Bouteflika vote en fauteuil roulant le 17 avril 2014 à Alger
Le président Abdelaziz Bouteflika vote en fauteuil roulant le 17 avril 2014 à Alger —

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a voté jeudi à Alger en fauteuil roulant pour l’élection présidentielle, dont il est le favori, selon des images diffusées en direct par la télévision.

Abdelaziz Bouteflika, souriant, est arrivé à l’école Bachir El Ibrahimi à El Biar, sur les hauteurs d’Alger, entouré de deux de ses frères, dont Saïd, son conseiller spécial, et d’un jeune neveu. Il a salué la presse de la main mais n’a fait aucune déclaration.

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Abdelaziz Bouteflika, dont c’est la première apparition publique depuis mai 2012, a salué de la main droite les journalistes et le personnel du bureau de vote avant de rentrer dans l’isoloir accompagné d’un homme.

Première apparition depuis 2012

Il s’est ensuite laissé longuement photographier tenant l’enveloppe contenant le bulletin de vote avant de la glisser dans l’urne mais n’a fait aucune déclaration. Le chef de l’Etat sortant n’est pas apparu en public depuis un discours en mai 2012 à Sétif (300 km à l’est d’Alger) à la veille des élections législatives.

>> Retrouvez notre interview de Mohamed Sifaoui, journaliste et auteur de Histoire secrète de l’Algérie indépendante (éditions Nouveau Monde) sur Bouteflika

Abdelaziz Bouteflika, affaibli il y a un an par un accident vasculaire cérébral (AVC), a accompli lui-même son devoir électoral alors que des doutes planaient sur sa capacité à voter en personne et à prêter serment lors d’une cérémonie publique s’il est réélu.

40 blessés lors de heurts pendant l’élection

Des incidents ont émaillé l’élection présidentielle en Algérie notamment à Bouira, au sud-est d’Alger, où des heurts entre gendarmes et habitants hostiles au vote.

Les affrontements, qui ont fait 41 blessés dont 28 gendarmes, ont entraîné une interruption momentanée du vote, dans ces trois localités, selon les mêmes sources.

A Alger, les policiers, déployés massivement, ont interpellé d’une manière musclée un groupe de cinq personnes qui scandaient des slogans hostiles au pouvoir.