Procès à venir dans l’affaire de l’espion russe

Sa.C.

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Un ex-agent russe Alexandre Litvinenko restait lundi hospitalisé dans un état grave à Londres après avoir été empoisonné selon ses proches par Moscou, une affirmation cependant rejetée par les services secrets russes.
Un ex-agent russe Alexandre Litvinenko restait lundi hospitalisé dans un état grave à Londres après avoir été empoisonné selon ses proches par Moscou, une affirmation cependant rejetée par les services secrets russes. — AFP/HO
Faire la lumière sur «l’affaire Litvinenko» sans froisser Moscou. L’exercice d’équilibriste auquel est confronté le Royaume-Uni depuis le début de l’enquête sur l’empoisonnement de l’ex-espion russe se précise. Londres serait sur le point de demander l’extradition d’Andreï Lougovoï, un homme d’affaire suspecté d’avoir empoisonné Alexandre Litvinenko en novembre dernier, pour le poursuivre en justice.
 
Lougovoï, 41 ans, est un ancien agent du KGB. Il fait partie des témoins interrogés par Scotland Yard dans l’enquête sur l’empoisonnement de Litvinenko. L’ex-espion russe s’était senti mal peu de temps après avoir rencontré Lougovoï et deux autres hommes de nationalité russe à l’hôtel Millenium, à Londres.
 
Donnant-donnant ?
 
Le Royaume-Uni, qui pourrait demander l’extradition de Lougovoï le mois prochain, se prépare déjà à un rafraîchissement de ses relations diplomatiques avec la Russie.
Surtout, les officiels britanniques craignent que le Kremlin réclame en retour l’extradition du millionnaire russe Boris Berezovski, exilé à Londres depuis octobre 2001 et fervent opposant du régime de Vladimir Poutine. Une logique de donnant-donnant que Londres aurait du mal à accepter : en 2002, la demande de Moscou n’avait pas aboutie.