Le pape François cite Vatican II pour dire que «l'avortement est un crime abominable»

RELIGION Il place l'avortement au même rang que l'infanticide...

20 Minutes avec AFP
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Le pape François sur la place Saint-Pierre, au Vatican, le 2 avril 2014
Le pape François sur la place Saint-Pierre, au Vatican, le 2 avril 2014 — Gabriel Bouys AFP

Le pape François s’est référé vendredi à Vatican II pour souligner que ce Concile (1962-1965) avait qualifié «l’avortement et l’infanticide de crimes abominables», et jugé que «tout droit civil doit s’appuyer» sur la reconnaissance du droit à la vie.

«Il convient de rappeler la plus ferme opposition à toute atteinte directe à la vie, spécialement innocente et sans défense: le bébé dans le ventre maternel est l’innocent par excellence», a affirmé le pape François devant une délégation du Mouvement catholique italien pour la vie.

Prétendue tolérance?

«Rappelons les paroles du Concile: la vie, une fois conçue, doit être protégée avec le plus grand soin: l’avortement et l’infanticide sont des crimes abominables», a encore déclaré Jorge Mario Bergoglio, citant la constitution adoptée par les pères du Concile, «Gaudium and spes» («Joie et espérance»).

La prétendue tolérance du pape François sur les sujets comme l’avortement ou le mariage gay apparaît de plus en plus comme une mauvaise interprétation de certains milieux catholiques. L’ambiguïté qui en a résulté a créé des crispations et des demandes de clarifications dans l’Eglise, amenant sans doute François à prononcer des mots clairs, même s’il parle moins de ce sujet que ses prédécesseurs.

Le pape argentin distingue sans cesse les actes condamnés par l’Eglise — comme l’euthanasie et l’avortement — et les personnes qui y ont recours, souvent dans des situations de crise, qui, selon lui, peuvent toujours «demander pardon» et revenir dans la communion de l’Eglise. A plusieurs reprises, il a cité des cas concrets de femmes en difficulté qu’il avait rencontrées après des avortements.