MH370: Les enquêteurs continuent d'ausculter le fond de la mer

VOL MH370 Pour obtenir la localisation la plus précise possible, les enquêteurs souhaitent capter de nouvelles impulsions avant l'expiration des batteries des boîtes noires…

M.C. avec AFP

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Un robot sous-marin Bluefin, le 9 avril 2014.
Un robot sous-marin Bluefin, le 9 avril 2014. — Scott Eisen/AP/SIPA

Les recherches pour retrouver l'épave du Boeing 777 de Malaysia Airlines qui s'est abîmé dans le sud de l'océan Indien se poursuivaient jeudi dans un périmètre réduit autour d'ultrasons vraisemblablement émis par ses boîtes noires. Le responsable des opérations internationales, Angus Houston, a suscité mercredi l'espoir d'une résolution imminente du mystère du vol MH370, plus d'un mois après sa disparition le 8 mars avec 239 personnes à bord.

Selon l'ancien chef des armées australiennes, l'épave de l'avion reposant au fond de l'océan pourrait être localisée dans les tout prochains jours grâce aux détections acoustiques réalisées par l'Ocean Shield, un navire australien équipé d'une sonde hydrophone américaine. Jeudi, les recherches mobilisaient encore une dizaine d'avions militaires, quatre avions civils et 13 navires dans une zone de près de 60.000 km2. Mais le «front» des opérations se situe à 2.280 km au nord-ouest de Perth, la grande ville du littoral occidental de l'Australie, où se trouve l'Ocean Shield.

Les signaux ne peuvent pas être «d'origine naturelle»

Depuis le 5 avril, le navire a capté à quatre reprises à cet endroit, sur la trajectoire estimée du Boeing 777, des signaux acoustiques dont la fréquence (au-dessus de 30 khz) est identique à celle des balises qui se déclenchent en cas d'immersion des boîtes noires. Les signaux émettaient à 33,331 khz, à intervalles constants de 1,106 seconde. Pour les spécialistes, ils ne peuvent être «d'origine naturelle» et provenir par exemple d'une baleine.

Les balises des boîtes noires ont un rayon d'émission de 2 milles nautiques, soit 3,7 km environ, moins que la profondeur de 4.000 ou 5.000 mètres où devrait se trouver l’épave, ce qui a fait dire à Angus Houston que l'Ocean Shield se trouvait sans doute «tout près» de l'endroit où l'avion est tombé. Mais les enquêteurs souhaitent capter de nouvelles impulsions avant l'expiration des batteries des boîtes au terme de leur 30 jours théoriques de vie, de façon à obtenir la localisation présumée de l'épave la plus précise en surface, avant l'envoi au fond d'un engin robotisé.