Référendum: Rajoy contre «une Catalogne hors de l'Espagne et de l'Europe»

NATIONALISME Le chef du gouvernement renouvelle son opposition au référendum sur l'indépendance de la région...

avec AFP

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Des partisans de l'indépendance de la Catalogne, à Barcelone le 11 septembre 2012
Des partisans de l'indépendance de la Catalogne, à Barcelone le 11 septembre 2012 — Lluis Gene AFP

Le chef du gouvernement Mariano Rajoy a affirmé mardi qu'il ne pouvait concevoir « une Catalogne hors de l'Espagne et de l'Europe », lors du débat sur le référendum sur l'indépendance de la région que les députés espagnols s'apprêtaient à rejeter massivement. « Ensemble, nous gagnons tous, et séparés, nous perdons tous », a ajouté Mariano Rajoy, renouvelant son opposition au référendum que le président nationaliste catalan, Artur Mas, sous très forte pression de l'opinion publique, veut organiser le 9 novembre.

« Je défends une Catalogne qui reste en Espagne parce que je ne peux pas concevoir une Espagne sans Catalogne, ni une Catalogne hors de l'Espagne et de l'Europe ». Il a également tenu à répondre aux représentants catalans qui ont fait état d'une « frustration » dans cette riche région du nord-ouest du pays.

Une poussée nationaliste dans cette région de 7,5 millions d'habitants

« Ce n'est pas vrai que la Catalogne souffre d'une oppression insupportable. Ce n'est pas vrai qu'on asphyxie la langue (catalane, ndlr), qu'on torpille le bien-être social. Et il n'est pas vrai non plus qu'on n'aide pas dans les difficultés », a affirmé le chef du gouvernement. « Et ce n'est pas vrai non plus que dans les pays civilisés, quand une région veut se séparer, on lui ouvre la porte pour qu'elle s'en aille », a-t-il ajouté en faisant référence à l'Ecosse où un référendum sur l'autodétermination est également prévu.

Cette consultation, si elle a lieu, marquera le point d'orgue d'une forte poussée nationaliste dans cette région de 7,5 millions d'habitants, fière de sa langue et de sa culture, où les rancoeurs à l'égard de Madrid se sont nourries de la crise économique.