Virus Ebola en Guinée: L'aéroport, objet de toutes les attentions

SANTE Des équipes médicales se sont déployées dans l'aéoport, des médecins français sont sur place...

Nicolas Beunaiche

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Des travailleurs guinéens chargent du matériel pour l'ONG Médecins sans frontières à l'aéroport de Conakry, le 29 mars 2014.
Des travailleurs guinéens chargent du matériel pour l'ONG Médecins sans frontières à l'aéroport de Conakry, le 29 mars 2014. — CELLOU BINANI / AFP

La mobilisation sanitaire s'est renforcée samedi à Conakry pour empêcher la propagation du virus Ebola hors de Guinée avec le déploiement d'équipes médicales à l'aéroport alors que les autorités appelaient au calme après l'attaque d'une ONG dans le sud du pays par des familles inquiètes.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'ONG Médecins d'Afrique ont déployé une équipe médicale à l'aéroport de Conakry pour «contrôler» les passagers et «s'assurer» qu'ils ne sont pas porteurs du virus Ebola en sortant le pays, a constaté l'AFP. Cette équipe, déployée depuis jeudi, se relaie par groupe de quatre 24 heures sur 24. Elle doit être rejointe par un renfort sanitaire français.

Le virus menace-t-il la France?

Interrogé par l'AFP, Patrice Loua, membre de l'ONG africaine, a expliqué que l'équipe avait pour mission de «contrôler tous les passagers qui veulent sortir du pays (...) Nous les soumettons à une série de questionnaires, à un interrogatoire» médical précis sur d'éventuels symptomes. «Si nous décelons un cas suspect, nous faisons appel à l'un des deux grands hôpitaux de Conakry» pour des examens médicaux supplémentaires, a-t-il affirmé.

Selon lui, «s'il est avéré que le suspect présente des signes, il est immédiatement retenu et soumis à un traitement pour éviter la propagation de l'épidémie hors de nos frontières». Ce dispositif doit être secondé par des médecins français notamment dans les prochaines 24 heures.

La ministre française des Affaires sociales, également en charge de la santé, Marisol Touraine, a indiqué samedi que des équipes médicales françaises vont être déployées à l'aéroport de Conakry «pour limiter au maximum» le risque d'une arrivée sur le sol français du virus Ebola apparu en janvier en Afrique de l'Ouest.

«Des équipes de l'Institut Pasteur, des médecins d'organisations non gouvernementales qui sont sur place pour surveiller la manière dont se déroulent les embarquements, ce sont des procédures jugées les plus efficaces face au risque lié à un virus», a-t-elle déclaré lors d'une visite au centre médical d'urgence de l'aéroport parisien Roissy-Charles-De-Gaulle.