Le naufragé du Pacifique, qui dit avoir dérivé en mer pendant 13 mois, «ne ment pas»

MONDE Il a passé avec succès le test du détecteur de mensonges...

M.B. avec AFP

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Le naufragé mexicain José Ivan à son arrivée à Majuro, le 3 février 2014 aux Iles Marshall
Le naufragé mexicain José Ivan à son arrivée à Majuro, le 3 février 2014 aux Iles Marshall — Giff Johnson AFP

L'incroyable histoire du naufragé du Pacifique serait donc vraie. Le Salvadorien José Salvador Alvarenga, qui affirme avoir dérivé pendant 13 mois seul dans l'océan Pacifique, a passé avec succès le test du détecteur de mensonges.

>> Tout comprendre de l'épopée de 12.500 kilomètres du «naufragré du Pacifique»

«Monsieur Alvarenga ne ment pas (...) ce qu'il affirme est cohérent», a annoncé vendredi le docteur Maria Elena Revelo, engagée par le cabinet d'avocats américain Masonek Law Offices pour soumettre le naufragé à un test de 82 questions avec un polygraphe (détecteur de mensonges).

«Son histoire est réelle»

Lors de l'entretien, le naufragé est resté «émotionnellement stable, ce qui prouve que son histoire est réelle», a ajouté Maria Elena Revelo.

Selon son récit, qui laisse dubitatifs certains spécialistes, José Salvador Alvarenga, 37 ans, a erré en mer pendant 13 mois à la suite d'une avarie de moteur survenue en décembre 2012 sur son petit bateau de pêche au large de l'Etat du Chiapas, dans le sud du Mexique, pays où il s'est établi il y a 15 ans.

Un parcours de 12.500 km

Il est réapparu aux îles Marshall, à 12.500 km de son point de départ, en haillons, amaigri, barbu et les cheveux longs, les genoux éraflés, affirmant aux médias locaux avoir survécu en se nourrissant d'oiseaux, de poissons et en buvant du sang de tortue ainsi que son urine.

Un régime qui aurait eu raison de son équipier, un jeune homme de 24 ans, décédé au cours des premiers mois de leur odyssée.

«Nous avons écouté le récit de José Salvador Alvarenga et nous avons conclu qu'en plus d'être épique, son récit est 100% véridique», a affirmé l'avocat Jeffrey Masonek, directeur du cabinet qui représente le naufragé.

Une glacière pour salut

Devant les journalistes vendredi, José Salvador Alvarenga a expliqué avoir essentiellement dû son salut à la glacière de son embarcation, qui lui permettait de se protéger du soleil et des intempéries.

Le récit de cette odyssée de treize mois a été corroboré par une étude de l'université de Hawaï à Manoa, qui a analysé les vents et les courants au cours de cette période dans la zone traversée.

Le naufragé salvadorien José Salvador Alvarenga à San Salvador, le 4 avril 2014

 

Le pêcheur, qui souffre aujourd'hui de phobie de la mer et doit donc en rester éloigné, est sous traitement médical psychologique pour au moins six mois.

Un autre de ses avocats, Carlos Guzman, a indiqué vendredi avoir reçu «beaucoup d'offres» pour acheter les droits de son aventure.