Navire échoué : <br>200 conteneurs et une nappe de carburant à la mer

— 

Un navire balloté par les vagues, penché à 30°… En perdition depuis la tempête de jeudi, le porte-conteneurs britannique MSC Napoli, a été volontairement échoué hier au sud-ouest de l'Angleterre en raison de dégâts trop importants.

200 conteneurs perdus
Plus de 200 conteneurs se sont perdus «peut-être plus». Les garde-côtes britanniques ont précisé sur Sky News que seul un tiers des conteneurs transportant des matières dangereuses n'est pas à l'intérieur de la coque. Ce chargement se situe au milieu de la cargaison pour limiter les risques.

Pour l'instant, seuls deux des conteneurs stockant des «matières dangereuses» seraient tombé à l'eau. L'un transportait du parfum et de l'acide pour batterie, et l'autre de petites pièces détachées pour voiture comme des éléments d'airbags (qui contiennent notamment des composants gazeux). Pour l'heure, une quarantaine de conteneurs ont été repérés, échoués tout au long de la côte, ont-ils précisé.

200 tonnes de carburant échappés
Mais le danger pourrait venir du carburant. Près de 200 tonnes de carburant se sont échappées de la salle des moteurs, selon les garde-côtes, formant une nappe de fuel de 8 kilomètres qui menace les plages britanniques, selon BBC News. Deux oiseaux mazoutés ont déjà été retrouvés.

Les barrages anti-pollutions, installés quelques heures autour du navire, avaient été retirés à cause des conteneurs qui se détachaient et risquaient d'endommager les installations. «Donc le carburant s'est dispersé», a expliqué un garde-côte. «Les opérations de nettoyage ont commencé, des barrages sont en train d'être déployés sur le rivage», a-t-il ajouté.

Le pompage prévu lundi
La stabilisation va passer par des ancrages au sol et par le remplissage de ses ballasts et des réservoirs lorsqu'ils auront été vidés au moyen de pompages qui devraient débuter lundi. «Enfoncé au maximum» sur le fond de la mer, le navire pourra rester ainsi «des années», a indiqué le responsable des opérations de secours.