Le risque de guerre entre la Russie et l'Ukraine augmente selon Kiev

TENSIONS La situation serait même explosive selon le ministre ukrainien des Affaires étrangères...

A. L.G. avec AFP

— 

Des soldats russes font des contrôles de véhicules dans le district de Henichesk sur la route de Tchongar, l'une des seules routes reliant la Crimée à l'Ukraine
Des soldats russes font des contrôles de véhicules dans le district de Henichesk sur la route de Tchongar, l'une des seules routes reliant la Crimée à l'Ukraine — Dmitry Serebryakov AFP

Kiev craint de passer sous le joug russe. Pour le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Dechtchitsa, les deux pays sont au bord de la guerre. «La situation est même plus explosive qu’elle ne l’était il y a une semaine», a averti Andrii Dechtchitsa, qui a dénoncé le déploiement de troupes russes à la frontière orientale de son pays.

» Retrouvez par ici notre article expliquant la portée de vendredi avec l’Union européenne

L’inconnue Poutine

Il a assuré que son pays avait recours à «toutes les mesures diplomatiques et autres sanctions économiques et financières pour stopper les Russes», mais que l’Ukraine «ne savait pas ce que (le président russe Vladimir) Poutine avait en tête et ce qu’il allait décider».

Des milliers d’Ukrainiens sont venus manifester ce dimanche à Kiev leur crainte de voir la Russie répéter dans l’est de leur pays son opération en Crimée.

Les troupes russes sont prêtes à attaquer l’Ukraine «à tout moment», a affirmé le secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense ukrainien, Andriï Paroubiï, depuis le podium du Maïdan, la place de l’Indépendance à Kiev.

Moscou respecte tous les accords internationaux

Presque simultanément, le ministère russe de la Défense a déclaré que Moscou «respecte tous les accords internationaux sur la limitation des effectifs des troupes dans les régions frontalières de l’Ukraine».

» Lire par ici: Les Occidentaux durcissent les sanctions, Moscou réplique

Le ministre Sergueï Choïgou avait assuré le 20 mars auprès de son homologue américain Chuck Hagel que Moscou n’envahirait pas l’est russophone de l’Ukraine, selon le Pentagone.