Crimée: Ban Ki-moon se dit à Moscou «très préoccupé»... François Hollande annonce l'annulation du sommet UE-Russie...

B.D. avec AFP

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Un homme tient un drapeau nationaliste sur une place de Simferopol en Crimée, région autonome d'Ukraine. 
Un homme tient un drapeau nationaliste sur une place de Simferopol en Crimée, région autonome d'Ukraine.  — kyodowc107038.JPG k/NEWSCOM/SIPA
Ce live est à présent terminé, merci de l'avoir suivi. Vous trouverez ici une synthèse des événements de la journée. A bientôt sur 20minutes.fr.

20h23: Moscou ne va pas attaquer l'est de l'Ukraine, dit un ministre russe à Hagel
Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgu a assuré jeudi à son homologue américain Chuck Hagel que Moscou n'envahirait pas l'est russophone de l'Ukraine, a annoncé le Pentagone.
«Les troupes (russes) qui sont massées le long de la frontière (avec l'Ukraine) y sont pour mener des exercices et n'ont aucune intention de traverser cette frontière pour entrer en Ukraine», a affirmé lors d'un entretien téléphonique Sergueï Choïgu, promettant aussi que ces soldats ne mèneraient «aucune action agressive».
 

20h03: Le chef de la diplomatie allemande en Ukraine samedi
Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier fera samedi une visite en Ukraine pour rencontrer les autorités de Kiev et visiter la région pro-russe de Donetsk (est), a indiqué jeudi le ministère ukrainien des Affaires étrangères. «Une visite officielle de Frank-Walter Steinmeier en Ukraine est prévue le 22 mars», a déclaré le porte-parole de la diplomatie ukrainienne Evguen Perebyïnis cité par l'agence Interfax-Ukraine.
Il va rencontrer à Kiev le président par intérim Olexandre Tourtchinov et le Premier ministre Arseni Iatseniouk, avant de se rendre à Donetsk où il discutera avec le gouverneur Serguiï Tarouta, selon le même source. Sur fond du rattachement de la péninsule séparatiste de Crimée à la Russie, les tensions sont vives à Donetsk, théâtre ces derniers jours de manifestations pro-russes qui ont dégénéré en heurts avec les partisans de Kiev ayant fait un mort.
 
19h42: L'Ukraine répondra «militairement» à toute tentative russe d'annexer l'Est, prévient le Premier ministre
L'Ukraine répondra «militairement» à toute tentative russe d'«annexer» les régions de l'Est pro-russe du pays, a déclaré jeudi à Bruxelles le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk, selon le site du gouvernement. «Je veux avertir officiellement la Russie: nous répondrons fermement y compris par des moyens militaires à toute tentative de s'emparer de l'Ukraine, de faire franchir la frontière aux troupes russes ou d'annexer les régions de l'Est ou les autres», a déclaré le chef du gouvernement.


19h15: Kiev dénonce la «confiscation» des usines en Russie d'un milliardaire proche du pouvoir
Le gouvernement ukrainien a dénoncé jeudi la «confiscation» par les autorités russes des usines en Russie du géant ukrainien du chocolat Roshen, contrôlé par un milliardaire proche du pouvoir actuel et possible candidat à la présidentielle.
Les ministères des Affaires étrangères et de l'Economie ont indiqué que des agents des forces antiémeutes russes avaient pris possession mercredi de ces usines situées dans la région de Lipetsk, à 500 kilomètres au sud de Moscou. Une porte-parole de Roshen a indiqué à l'agence officielle russe Itar-Tass que l'entreprise avait cessé toute production en Russie mercredi suite à des perquisitions sur la base de poursuites «montées de toute pièce». Les comptes bancaires de la société ont été bloqués, a-t-elle précisé.
 

19h12: Standard & Poor's menace d'abaisser la note de la Russie à cause de l'Ukraine
L'agence d'évaluation Standard & Poor's a abaissé jeudi à «négative» la perspective de la note de solvabilité de la Russie en raison des risques liées aux sanctions occidentales contre Moscou après le rattachement de la Crimée. «Le renforcement des risques géopolitiques et la perspective de sanctions économiques (...) pourraient réduire les flux d'investissements et accroître les fuites de capitaux, affaiblissant ainsi encore la performance économique de la Russie, déjà en cours de détérioration», explique l'agence dans un communiqué. Moscou, dont la dette publique est relativement faible, est notée «BBB» par S&P.
 
18h38: Le «banquier de Poutine» visé par les sanctions américaines
Les nouvelles sanctions contre Moscou annoncées jeudi par les Etats-Unis visent le cercle proche du président russe en s'attaquant notamment à un établissement financier russe et à son propriétaire, présenté comme le «banquier de Poutine».
La banque Rossiya et son principal actionnaire, le milliardaire et magnat des médias Iouri Kovaltchouk, ont été inclus jeudi à la liste noire établie par les Etats-Unis en représailles à l'absorption de la Crimée par la Russie. Aux termes de ces sanctions, leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis sont désormais gelés et ils ne pourront plus entrer en affaires avec des ressortissants ou entreprises américaines.

18h18: Des hommes armés attaquent un navire de guerre ukrainien en Crimée
Un groupe d'hommes armés s'est emparé jeudi de la corvette ukrainienne Ternopil, à l'ancre à Sébastopol, a annoncé le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense en Crimée Vladislav Seleznev. Des grenades assourdissantes ont été utilisées lors de l'attaque et on a entendu des rafales d'armes automatiques, a-t-il dit, ajoutant qu'il ignorait le sort de l'équipage, n'ayant pas de liaison avec lui.


18h10: L'ambassadeur de France à Kiev alerte sur la corruption
Il a averti jeudi l'Ukraine qu'une aide financière internationale aurait peu d'effet pour redresser son économie sans lutte contre la corruption qui la gangrène et a plaidé pour plus de décentralisation.
Lors d'une conférence de presse, Alain Rémy a estimé que «l'Ukraine devait faire sa part du travail» dans les discussions avec les occidentaux et que l'une des priorités était la lutte contre la corruption, «du policier dans la rue au professeur d'université en passant par le juge au tribunal».
Il a ajouté que l'assistance financière que demande Kiev, au bord de la faillite, à l'Union européenne, aux Etats-Unis et au Fonds monétaire international devait être négociée en fonction des besoins concrets du pays.

17h55: Les listes de sanctions contre la Russie sont «inacceptables»
L'élaboration de listes de sanctions contre Moscou en représailles au rattachement de la Crimée à la Russie est «inacceptable», a estimé jeudi le porte-parole du Kremlin. «Quels que soient les noms de familles qui figurent dans cette liste, la pratique consistant à faire des listes est pour nous inacceptable», a déclaré Dmitri Peskov, cité par l'agence Interfax, après l'annonce par Washington de sanctions contre de nouveaux responsables russes.

17h44: Un espion russe arrêté en Ukraine
Les services spéciaux ukrainiens ont affirmé jeudi avoir arrêté un espion russe qui avait recruté des militaires ukrainiens pour obtenir des informations secrètes et récoltait aussi des informations compromettantes contre des fonctionnaires corrompus.
Il s'agit du citoyen russe Makarov, collaborateur des services de renseignement militaires, qui a été arrêté «en flagrant délit» à Tcherniguiv (nord de l'Ukraine) lorsqu'il recevait des documents secrets sur les missiles à tête chercheuse, a indiqué le SBU (services spéciaux) dans un communiqué.
«Il a été établi que cet étranger avait vécu pendant deux ans en Ukraine sous l'identité d'un citoyen ukrainien et qu'il recrutait activement nos citoyens, principalement des militaires, pour obtenir des informations couvertes par le secret militaire», selon la même source.
Se présentant comme collaborateur d'un «comité anti-corruption ukrainien», «l'espion russe récoltait des informations compromettantes touchant à la corruption parmi les hauts responsables ukrainiens et les transmettait à la Russie afin de faire chanter les fonctionnaires en question». Une enquête pour «espionnage» a été ouverte.

17h42: «Moscou ne reviendra pas sur sa décision de rattacher la Crimée à la Russie», assure Lavrov à Kerry
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a prévenu jeudi son homologue américain John Kerry que Moscou ne reviendrait pas sur le rattachement de la Crimée à la Russie, a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères.
«Sergueï Lavrov a souligné que la décision de rattacher la Crimée à la Russie, résultat de l'expression de la volonté de la majorité absolue de ses habitants, ne serait pas reconsidérée et devait être respectée», lors d'une conversation téléphonique avec le secrétaire d'Etat américain, selon un communiqué de la diplomatie russe.

17h40: Vladimir Poutine invité à visiter le CIO à Lausanne  
Le président russe Vladimir Poutine a été invité à venir visiter le Comité international olympique (CIO) à Lausanne par son patron, l'Allemand Thomas Bach, après les Jeux de Sotchi mais aucune date n'a été fixée, a-t-on appris auprès du CIO jeudi.
C'est lors du traditionnel déjeuner de remerciement du CIO auquel ont pris part les deux hommes le 24 février au lendemain de la cérémonie de clôture des Jeux que l'invitation a été lancée.

17h34: Le FMI constate des «progrès importants» avec l'Ukraine
«La mission a enregistré des progrès importants dans ses discussions avec les autorités ukrainiennes», indique dans un communiqué Nikolay Gueorguiev qui mène la mission du Fonds monétaire international (FMI) actuellement à Kiev. «Il reste du travail», a-t-il cependant ajouté.

17h33: La crise avec la Russie complique les ambitions climatiques de l'UE
La crise avec la Russie et les menaces sur les fournitures de gaz contraignent les dirigeants européens à un difficile exercice pour maintenir l'UE unie face à Moscou et éviter que s'enlise son ambitieux projet pour le climat. Plus que jamais, les Européens, réunis en sommet jeudi et vendredi à Bruxelles, sont divisés sur les nouveaux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l'UE pour 2030.
La Commission européenne appelle l'UE à réduire ses émissions de 40% par rapport à leur niveau de 1990. Elle prône également de porter à au moins 27% la part des renouvelables dans le bouquet énergétique de l'UE et recommande de réaliser 25% d'économies d'énergie.
Or, «de grandes disparités sont constatées entre les Etats membres dans le secteur de l'énergie», explique le vice-Premier ministre grec, Evangelos Venizelos. «Elles sont dues au fait que certains Etats produisent de l'énergie nucléaire et d'autres non, mais aussi aux limitations imposées sur l'utilisation de leurs ressources naturelles et aux grands écarts de prix payés par les pays pour le gaz naturel». Première conséquence: plusieurs Etats refusent de prendre un quelconque engagement pour de nouveaux objectifs contraignants de limitations des émissions de gaz à effet de serre.

17h30: Les élus américains visés par des sanctions russes en sont «fiers»
«Je suis fier d'être sanctionné par Poutine -je ne cesserai jamais mes efforts et mon dévouement en faveur de la liberté et l'indépendance de l'Ukraine, qui inclut la Crimée», a écrit le sénateur républicain John McCain, l'un des plus fervents soutiens de l'Ukraine dans la crise actuelle, sur son compte Twitter.
Il se trouvait le week-end dernier à Kiev à la tête d'une délégation parlementaire américaine. «Si soutenir la démocratie et la souveraineté en Ukraine signifie que je suis #SanctionnéparPoutine, ça me va», a réagi également sur Twitter Robert Menendez, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat. «Fier d'être inclus dans la liste de ceux qui ont la volonté de se lever face à l'agression de Poutine», a quant à lui écrit le président de la Chambre des représentants, John Boehner, également sur Twitter.

16h44: La Russie publie sa propre liste de sanctions contre des responsables américains
La Russie a publié jeudi sa propre liste de sanctions contre des responsables américains, aussitôt après l'annonce par le président américain Barack Obama de nouvelles sanctions contre Moscou.
«Qu'il n'y ait aucun doute: à chaque acte hostile nous répondrons de manière adéquate», prévient le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. La liste russe, visant neuf personnes, touche trois conseillers d’Obama et plusieurs parlementaires, dont le sénateur conservateur John McCain.

16h21: Ban Ki-Moon appelle au déploiement d'observateurs de l'Onu et de l'OSCE en Ukraine
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé jeudi à un «dialogue honnête et constructif» entre Moscou et Kiev et estimé qu'il fallait déployer en Ukraine des observateurs de l'Onu et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

16h13: Obama demande à la Russie de reconnaître le droit à l'Ukraine de disposer d'elle-même
Obama espère que la Russie fera tout pour favoriser la «désescalade de la violence» et qu'elle «engagera des pourparlers avec le gouvernement ukrainien». Il a aussi rappelé que l'Ukraine «n'était pas forcée de choisir entre l'Ouest et la Russie» et qu'elle devait décider elle-même de son avenir.

16h12: Obama propose le soutien des Etats-Unis à l'Ukraine
«Nous fournirons l'assistance nécessaire au gouvernement ukrainien pour qu'il puisse engager les réformes qui s'imposent», a déclaré Barack Obama. Il a aussi rappelé que le soutien des Etats-Unis à l'Otan est «inébranlable».

16h10: Obama annonce des sanctions contre de nouveaux responsables russes
Le président Barack Obama a annoncé jeudi l'imposition de sanctions contre de nouveaux responsables et une banque russes en représailles au rattachement de la Crimée à la Russie, et menacé Moscou de s'en prendre à des «secteurs clé» de son économie.

15h52: Kerry espère voir Lavrov la semaine prochaine en Europe

15h18: François Hollande annonce l'annulation du sommet UE-Russie prévu en juin
«Il y a une suspension des relations politiques (...) la réunion UE-Russie ne peut avoir lieu dans ces conditions», a affirmé Hollande à son arrivée au sommet des dirigeants européens à Bruxelles.
Au delà des sanctions individuelles visant des responsables russes et ukrainiens, l'UE «doit préparer» des sanctions économiques contre la Russie en cas d'escalade supplémentaire, a-t-il ajouté.


14h40: Ban Ki-moon se dit à Moscou «très préoccupé» par la crise ukrainienne
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit jeudi «très préoccupé» par la crise ukrainienne, au début d'une rencontre à Moscou avec le président russe Vladimir Poutine.

14h39: La chambre basse du Parlement russe ratifie le traité rattachant la Crimée à la Russie
La Douma (chambre basse du Parlement russe) a ratifié jeudi le traité sur le rattachement de la Crimée à la Russie, signé mardi par le président Vladimir Poutine avec les leaders pro-russes de cette péninsule située au sud de l'Ukraine.
La ratification a été votée à 443 voix pour et une seule contre. Les députés ont aussi adopté une loi constitutionnelle sur l'incorporation de la Crimée au territoire russe.
 

13h52: La Pologne prête à aider l'Ukraine dans ses réformes
Le président polonais Bronislaw Komorowski a promis d'aider l'Ukraine dans ses réformes en partageant avec Kiev les expériences polonaises de transformation poste-communiste, lors d'une rencontre jeudi à Varsovie avec Volodymir Groïssman, vice-Premier ministre ukrainien du Développement régional.
«La rencontre a porté sur les réformes en Ukraine, indispensables pour assurer une bonne cohésion de la société», a indiqué à la presse un proche collaborateur du président, Olgierd Dziekonski. Le président Komorowski «a notamment proposé dans ce contexte d'examiner la création d'un fonds polono-ukrainien de développement des petites et moyennes entreprises», a-t-il ajouté. Le chef de l'Etat polonais a également assuré que Varsovie était prête à déléguer des experts auprès du gouvernement de Kiev, a indiqué Dziekonski.
 

13h13: La Russie a renforcé ses contrôles douaniers à la frontière avec l'Ukraine  
La Russie a accru ses contrôles sur les importations de marchandises à la frontière avec l'Ukraine, a indiqué jeudi le porte-parole du service fédéral des douanes russes. «Cela a été décidé en raison d'informations sur le transport à partir de l'Ukraine de marchandises interdites, dont des armes», a déclaré Dmitri Kotikov.
 

13h09: La Russie prête à lancer intervention à l'est et au sud 
Le chef de la mission de l'Ukraine auprès des Nations Unies à Genève, Youri Klymenko, a affirmé à la presse qu'il y avait des «indications» que la Russie était prête à lancer une intervention d'envergure à l'est et au sud de l'Ukraine.

12h27: La Russie «fera valoir ses droits jusqu'au bout» en cas de rupture du contrat Mistral
«En cas de rupture du contrat sur les Mistral, la partie russe fera valoir ses droits jusqu'au bout en vertu des accords passés, et exigera notamment la compensation de tous les préjudices qu'elle pourrait subir», a déclaré le vice-ministre russe de la Défense, Iouri Borissov, cité par les agences russes.

11h37: Hervé Morin demande une «réaction extrêmement ferme»
«Il y a la question de la Crimée, mais pourquoi Poutine s'arrêterait-il là? Et que ferions-nous si Poutine ne s'arrêtait pas là? Donc il faut bien qu'à un moment ou à un autre, l'Europe et les Etats-Unis décident ensemble d'une réaction qui soit une réaction extrêmement ferme», a déclaré le député de l'Eure et ex-ministre de la Défense sur RFI. «Ce n'est pas le gel d'avoirs de quelques dizaines d'oligarques qui suffit, ce n'est pas de demander telle ou telle procédure administrative pour rentrer sur le territoire national, tout ça n'est pas à la hauteur», a-t-il jugé, plaidant pour une «réaction sur nos échanges économiques, avec les conséquences sur chaque économie européenne».
Le dirigeant centriste a concédé que cette question est «extrêmement difficile» à cause de l'«interdépendance de nos économies», notamment dans les secteurs bancaire et énergétique. Concernant la vente de deux navires militaires Mistral à la Russie, «il faut pour l'instant, très clairement, dire aux Russes que les bateaux ne sont pas livrés et que tout dépendra des conditions dans lesquelles le dialogue se reconstruit avec la Russie», a-t-il préconisé, rappelant qu'il fut «à l'origine de ce contrat». «On ne peut pas non plus, uniquement pour des raisons économiques, décider d'effacer des comportements inacceptables», a affirmé Hervé Morin.

10h49: Les USA «déçus» par les réticences de Moscou quant à la mission de l'OSCE en Ukraine
«Cela est profondément décevant, en particulier au vu des déclarations publiques de la Fédération de Russie indiquant qu'elle soutient le projet et qu'elle est consciente de l'urgence d'envoyer des observateurs sur le terrain», a déclaré mercredi le représentant américain auprès de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Daniel Baer.
L'OSCE, à l'initiative des Occidentaux, souhaite envoyer une centaine d'observateurs en Ukraine, qui auront notamment pour tâche d'«établir des contacts, de faciliter le dialogue sur le terrain afin de réduire les tensions et promouvoir une normalisation de la situation». La Russie a insisté pour que cette mission ne soit pas réduite au sud-est du pays mais concerne l'ensemble du territoire ukrainien.«Il y a une définition claire de l'étendue géographique (de la mission), cela inclut l'ensemble du pays, ce qui était, rappelons-le, une demande de votre gouvernement», a déclaré M. Baer à l'intention de la délégation russe. La question russe «a trouvé sa réponse, une réponse claire, et il n'y a pas d'excuse pour ne pas avancer», a estimé le représentant américain, en mettant en cause la «sincérité» de Moscou.

10h37: Le Drian renvoie à octobre la décision sur une éventuelle suspension de la vente des Mistral à la Russie
La question de la suspension éventuelle de la vente par la France à la Russie des deux navires de guerre Mistral, une menace brandie cette semaine par Laurent Fabius sur fond de crise ukrainienne, «se posera en octobre», a affirmé le ministre de la Défense, date de la livraison du premier bâtiment. Jean-Yves Le Drian a ajouté: «A condition que ce soit dans un ensemble de mesures» qui pourraient être prises notamment au niveau européen.

10h28: Kiev fait marche arrière concernant les visas pour les Russes
Le gouvernement ukrainien a fait marche arrière jeudi en déclarant qu'il ne se presserait pas pour introduire des visas pour les Russes, après avoir annoncé une telle mesure la veille. «Il faut réfléchir longuement avant d'agir», a déclaré le Premier ministre Arseni Iatseniouk à son arrivée à Bruxelles dans la nuit de mercredi à ce jeudi, selon son service de presse.«Il est peu probable que cette initiative de la part de l'Ukraine soit efficace du point de vue de l'influence sur la Russie», a souligné le Premier ministre. «En revanche de nombreux habitants dans l'est et le sud de l'Ukraine veulent le régime sans visas avec la Russie où ils vont travailler et ont des proches», a-t-il poursuivi.

10h12: Merkel annonce un «allongement» de la liste des personnes sanctionnées par l'UE
«Au Conseil européen qui commence aujourd'hui, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne vont fixer les sanctions (de la phase 2) décidées il y a deux semaines (...) Parmi elles, un allongement de la liste des personnes concernées par l'interdiction de visa et le gels des avoirs», a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel devant les députés du Bundestag. «En cas d'escalade, (...) nous sommes prêts à chaque instant à passer à la phase trois des sanctions et il s'agira sans aucun doute de sanctions économiques», a-t-elle ajouté, à quelques heures de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement européens à Bruxelles. Le rattachement de la Crimée à la Russie exige «une réponse résolue et unie de l'Europe et de ses partenaires», a-t-elle martelé.
Concernant l'avenir de la Russie dans le G8, et la tenue d'un sommet du G8 en juin, la chancelière a déclaré: «Tant que les conditions politiques ne sont pas réunies pour une réunion de cette envergure, il n'y a plus de G8, ni le sommet, ni le format en tant que tel.» A propos des consultations gouvernementales germano-russes qui étaient prévues pour fin avril, la chancelière a laissé la porte ouverte à toutes les options. «Le gouverment allemand décidera si oui ou non elles auront lieu et sous quelle forme», a-t-elle dit.

10h10: Moscou envisage des réponses auxquelles Washington ne sera pas «indifférent»
«Si à Washington l'emporte la ligne qui consiste à attiser la confrontation, à essayer de nous dicter quelque chose en se servant de sanctions, nous ne nous limiterons sans doute pas de notre côté à des sanctions ciblées, qui ne viseraient que quelques individus», a averti le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, cité par l'agence de presse russe Interfax. «Nous envisageons un large éventail d'options", a-t-il déclaré. «Ce peut être des mesures réciproques, concernant des listes de responsables officiels américains (...) mais nous avons aussi la possibilité d'adopter des mesures asymétriques», a-t-il ajouté
Il peut s'agir de mesures qui «ne laisseront pas indifférent à Washington car il y a tout une série de domaines de dialogue et de contacts, dans une certaine de mesure de coopération, qui ont de l'importance pour la partie américaine», a encore déclaré le vice-ministre. Il avait déjà laissé entendre mercredi que la crise pourrait avoir des répercussions sur la position de Moscou dans les négociations entre les grandes puissances et l'Iran sur le programme nucléaire de Téhéran.

9h58: L'Ukraine va se battre pour la libération de la Crimée
«L'Ukraine ne cessera pas sa lutte pour la libération de la Crimée aussi longue et douloureuse qu'elle soit», stipule une résolution votée ce jeudi par le Parlement ukrainien à l'initiative du président par intérim Olexandre Tourtchinov.

8h43: La Russie défendra les droits de ses compatriotes à l'étranger, affirme Lavrov
«Nous défendrons leurs intérêts par des méthodes politico-diplomatiques», a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, au cours d'une réunion des représentants de son ministère dans les régions de Russie. «Nous insisterons pour que, dans les pays où vivent nos compatriotes, leurs droits et libertés soient pleinement respectés», a ajouté le ministre. Une réunion du gouvernement russe doit aborder ce jeudi la question du «soutien à la Transnistrie», région séparatiste pro-russe de Moldavie.

8h02: La Crimée a relâché le commandant de la marine ukrainienne
Le commandant de la marine ukrainienne Serguiï Gaïdouk, détenu mercredi par les forces pro-russes en Crimée, a été relâché dans la nuit, a annoncé la présidence ukrainienne citée par Interfax-Ukraine. «Tous les autres otages civils détenus par les militaires russes et les représentants des nouvelles autorités autoproclamées» de la Crimée ont également été libérés dans la nuit, précise cve communiqué de la présidence.

7h35: La Russie a commencé à délivrer des passeports russes en Crimée
«Le processus a commencé. Nous avons déjà délivré une partie des passeports aujourd'hui (mercredi, NDLR) et le travail ne va faire que s'intensifier de jour en jour», a déclaré à l'agence de presse publique Ria-Novosti le chef du Service russe des migrations, Konstantin Romodanovski.
Les citoyens ukrainiens de Crimée ainsi que les personnes apatrides y résidant de manière permanente sont désormais considérés comme citoyens russes. Konstantin Romodanovski n'a pas su préciser comment vivraient et travailleraient en Crimée les personnes ne souhaitant pas adopter la nationalité russe. «Nous avons des tâches prioritaires à accomplir», a-t-il répondu, expliquant que le cas de la Crimée était unique et le rattachement encore récent, a précisé Ria Novosti.