Vol MH370: Un navire norvégien est arrivé dans la zone des débris supposés

ENQUETE Un avion australien a été envoyé pour examiner deux objets aperçus par des satellites au large des côtes australiennes…

avec AFP

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Combinaison d'images satellites montrant de possibles débris du vol MH370 de Malaysia Airlines dans l'Océan Indien, diffusées le 20 mars 2014 par le département de la Défense australien.
Combinaison d'images satellites montrant de possibles débris du vol MH370 de Malaysia Airlines dans l'Océan Indien, diffusées le 20 mars 2014 par le département de la Défense australien. — AFP PHOTO / Australian Government's Department of Defence via the Australian Maritime Safety Authority

Deux objets détectés dans l'océan Indien dans l'enquête sur la disparition du vol MH370 de la Malaysia Airlines, dont l'un fait 24 mètres, sont «probablement la meilleure piste que nous ayons», ont indiqué ce jeudi des responsables australiens. Une piste également jugée «crédible» par la Malaisie, alors qu'un navire norvégien est arrivé sur la zone.

«Nous avons maintenant une piste crédible», a déclaré le ministre des Transports malaisien Hussein Hishammuddin lors de sa conférence quotidienne à l'aéroport international de Kuala Lumpur. Des vérifications sont menées dans la zone indiquée. Un navire norvégien, le St Petersburg, est ainsi «arrivé sur place pour participer aux recherches», a déclaré Cecilie Moe, une porte-parole de la compagnie norvégienne Höegh Autoliners.

Obscurité

Aucun objet susceptible de provenir du vol MH370 n'a à ce stade été retrouvé, a précisé un autre porte-parole, Christian Dahll, soulignant que la fenêtre de recherches ce jeudi était limitée en notant que le soleil se couchait dans la région aux alentours de 13h GMT (14h à Paris). «Le navire navigue le long d'une trajectoire qui lui a été fournie par les autorités australiennes jusqu'à ce que l'obscurité tombe. Après quoi, nous aviserons avec les autorités australiennes», a-t-il ajouté.

Le directeur de la Fédération des armateurs norvégiens, Sturla Henriksen, a précisé que la zone de recherches s'étendait sur une longueur de «60 milles marins, environ 100 km». Navire de transport de véhicules, le St Petersburg va "faire un va-et-vient (le long de cette trajectoire) dans l'espoir de retrouver ce qui a été identifié comme des débris», a-t-il déclaré à la chaîne publique NRK, en notant toutefois que le bateau n'était pas doté de capacités de repêchage en mer.

Faisant route entre Port-Louis sur l'île Maurice et la ville australienne de Melbourne, le St Petersbourg, navire de transport de véhicules, a été dérouté à la demande des autorités australiennes.

«Probablement la meilleure piste que nous ayons»

Cependant, Hussein Hishammuddin a précisé que les opérations dans les autres périmètres de recherche définis -deux couloirs allant du sud de l'océan Indien à l'Asie centrale- mobilisant 18 navires, 29 avions et six hélicoptères, se poursuivent. Après bientôt deux semaines de fausses pistes et d'espoirs déçus, l'Australie a relancé ce jeudi matin l'enquête en annonçant la détection de deux «objets» dans le sud de l'océan Indien, à environ 2.500 km au sud-ouest de la ville de Perth, dans l'ouest de l'Australie.

«C'est une piste, probablement la meilleure piste que nous ayons pour le moment, mais il faut que nous nous rendions sur place (...) pour savoir si cela vaut quelque chose ou non», a déclaré un responsable de l'Autorité australienne de sécurité maritime (AMSA), John Young, lors d'une conférence de presse.

Les objets sont relativement flous. Ce sont des objets d'une taille certaine, probablement dans l'eau, plongeant sous la surface et remontant» par intermittence, a-t-il ajouté en précisant: «Le plus grand [des deux objets] ferait 24 mètres. L'autre est plus petit». Le Premier ministre australien Tony Abbott avait fait état peu auparavant devant le Parlement d'informations «nouvelles et crédibles», «basées sur des données satellitaires, d'objets qui pourraient être liés aux recherches».

«Chaque piste représente un espoir»

«Nous devons garder à l'esprit que la localisation de ces objets sera extrêmement difficile et il pourrait s'avérer qu'ils ne sont pas liés au vol MH370», avait-il toutefois prévenu. Critiquée pour sa gestion de la crise, son opacité et ses informations contradictoires, la Malaisie a également insisté sur la nécessité de vérifier la nature des objets repérés. «Chaque piste représente un espoir», a déclaré le ministre malaisien des Transports, Hishammuddin Hussein.

Cependant, «nous devons être cohérents. Nous voulons vérifier, nous voulons corroborer», a-t-il déclaré. «L'information que les familles (des passagers) venant des quatre coins du monde attendent le plus est justement celle que nous n'avons pas: où se trouve le MH370», a-t-il ajouté.