En Crimée, le conflit s'envenime

UKRAINE Les dirigeants occidentaux et Kiev condamnent le rattachement de la Crimée à la Russie...

20 Minutes avec AFP
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Un homme tient un drapeau nationaliste sur une place de Simferopol en Crimée, région autonome d'Ukraine. 
Un homme tient un drapeau nationaliste sur une place de Simferopol en Crimée, région autonome d'Ukraine.  — kyodowc107038.JPG k/NEWSCOM/SIPA

Les grands pays occidentaux et l'Ukraine ont fermement condamné mardi le rattachement de la Crimée à la Russie comme contraire au droit international, menaçant de renforcer l'isolement de Moscou par des sanctions supplémentaires. Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a invité les dirigeants du G7 et de l'Union européenne à se réunir la semaine prochaine à La Haye afin d'examiner les «décisions que le G7 pourrait prendre pour répondre à l'évolution de la situation et soutenir l'Ukraine».

«L'UE ne reconnaît pas et ne reconnaîtra pas l'annexion de la Crimée et de Sébastopol par la Fédération de Russie», ont déclaré les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy. «La souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de l'Ukraine doivent être respectées». Le président américain Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel ont estimé mardi lors d'un entretien téléphonique que l'Ukraine avait subi «des coups inacceptables» à son intégrité avec le rattachement de la Crimée à la Russie.

Le conflit «passe en phase militaire»

L'ONU «suit avec une inquiétude croissante les développements», selon son porte-parole Stéphane Dujarric . Le secrétaire général Ban Ki-moon estime que «toutes les parties prenantes doivent œuvrer en faveur d'une solution qui soit guidée par les principes de la Charte de l'ONU, y compris le respect de l'unité, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine». Il «demande fermement à toutes les parties concernées de reprendre un dialogue constructif pour résoudre cette crise».

François Hollande a quant à lui appelé à «une réponse européenne forte et coordonnée». «La France ne reconnaît ni les résultats du référendum tenu en Crimée le 16 mars dernier, ni le rattachement de cette région d'Ukraine à la Russie», a-t-il dit. «Le conflit passe de la phase politique à une phase militaire», a estimé le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk, après des tirs russes en Crimée sur des soldats ukrainiens, qui ont fait deux morts –celle d’un militaire ukrainien et celle d’un paramilitaire pro-russe.