Un homme tient un drapeau nationaliste sur une place de Simferopol en Crimée, région autonome d'Ukraine. 
Un homme tient un drapeau nationaliste sur une place de Simferopol en Crimée, région autonome d'Ukraine.  — kyodowc107038.JPG k/NEWSCOM/SIPA

CRIMEE

La Crimée est désormais souveraine

Moscou a reconnu l'indépendance de cette région...

Au lendemain du référendum ayant débouché sur un vote massif en faveur du rattachement de la Crimée à la Russie, la situation est restée pacifique dans cette région de l’Ukraine. La péninsule a demandé officiellement lundi son rattachement à Moscou et le président Vladimir Poutine a signé lundi en fin de journée un décret reconnaissant l'indépendance de la région.

La Russie, «compte tenu de la volonté des peuples de Crimée exprimée lors du référendum du 16 mars 2014», décide de «reconnaître la République de Crimée comme Etat souverain et indépendant où la ville de Sébastopol a un statut spécial», selon le texte du décret publié par le Kremlin.

«Des conséquences économiques imprévisibles»

Les dirigeants occidentaux continuent de qualifier le référendum d'illégal et d'illégitime. L'Union européenne et les Etats-Unis ont adopté lundi des sanctions ciblées contre de hauts responsables russes ou pro-russes pour envoyer, selon eux, un «message fort» au Kremlin. Reste que ces sanctions –des restrictions de voyager et un gel des avoirs- apparaissent jusqu'à présent plus mesurées que ce que la rhétorique politique de certains avait laissé entendre.

Si le Parlement ukrainien a décidé de mobiliser une partie de ses forces armées pour faire face à «l'ingérence» de la Russie, aucune intervention n’a eu lieu ce lundi. 

«Je compatis avec les habitants de la Crimée (...), victimes de leur insouciance et leur naïveté. Ils risquent de se retrouver dans les ténèbres sur leur péninsule ensoleillée», a réagi lundi l'ex-Premier ministre Ioulia Timochenko. Elle a mis en garde la Crimée contre «une catastrophe humanitaire» et «des conséquences économiques imprévisibles».