Zapatero: «Pas de crise» en Espagne après l'attentat de Madrid

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Plus de 250.000 Espagnols ont manifesté samedi à Madrid et à Bilbao (Pays Basque) pour dire leur rejet du terrorisme de l'ETA. Il s'agissait des premières grandes manifestations, boycottées par la droite et le parti indépendantiste basque Batasuna, après l'attentat meurtrier commis il y a deux semaines à l'aéroport de Madrid par l'organisation indépendantiste basque armée, en violation sans préavis du cessez-le-feu permanent" qu'elle observait depuis le 24 mars. «Pour la paix, contre le terrorisme», pouvait-on lire sur des milliers de pancartes blanches arborées dans le centre de la capitale et sur lesquelles était reproduite la colombe de Picasso.

Dans une interview publiée dimanche par le quotidien El Pais le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero a estimé qu’il n’y a «absolument aucune situation de crise». Un «tragique attentat» «tel que celui de Barajas était impensable» et ne faisait «bien sûr pas partie des prévisions du gouvernement».

Le chef du gouvernement espagnol, qui s'était montré plutôt optimiste la veille de l'attentat en affirmant: «La situation sera meilleure dans un an» au Pays Basque espagnol, reconnaît que cette phrase «n'a pas été opportune»