Tunisie: Trois djihadistes présumés tués lors d'une opération de police

TERRORISME La police a encerclé une maison dans la région de Jendouba et tué «trois terroristes», slon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mohamed Ali Aroui...

B.D. avec AFP

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Quatre personnes, dont deux gendarmes, ont été tuées mi-février par un groupe armé dans la région de Jendouba, dans l'ouest de la Tunisie.
Quatre personnes, dont deux gendarmes, ont été tuées mi-février par un groupe armé dans la région de Jendouba, dans l'ouest de la Tunisie. — Fehti Belaid AFP

Les forces de sécurité tunisiennes ont mené ce lundi une opération antiterroriste dans l'ouest du pays, tuant trois jihadistes, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur. La police a encerclé une maison dans la région de Jendouba et tué «trois terroristes», a dit Mohamed Ali Aroui, sans autres précisions. Une conférence de presse du ministère de l'Intérieur est attendue en milieu de journée.

A la mi-février, quatre personnes, dont deux gendarmes, avaient été tuées dans cette même région par un groupe armé. A Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, trois policiers ont été blessés lors d'un échange de tirs dans la nuit de dimanche à lundi avec des hommes armés, selon une source médicale. Les forces de l'ordre s'étaient engagées dans une course-poursuite avec une voiture suspecte qui avait refusé de s'arrêter, selon un responsable de la sécurité.

Essor des violences

La Tunisie a connu un essor des violences attribuées à la mouvance djihadiste depuis la révolution de janvier 2011. Le groupe Ansar Asharia est soupçonné par les autorités d'avoir perpétré en 2013 les assassinats de deux opposants, qui avaient provoqué une profonde crise dans le pays.

Les autorités ont revendiqué courant février des victoires contre cette mouvance, annonçant une série de morts et d'arrestations de «terroristes», dont des suspects de ces assassinats. Une vingtaine de militaires, de gendarmes et de policiers ont été tués en 2013 dans des affrontements avec des groupes armés. Aucune attaque n'a été revendiquée.

Le pays émerge tout juste de plusieurs mois de blocage, avec l'adoption fin janvier d'une nouvelle Constitution et la formation d'un gouvernement apolitique devant mener la Tunisie vers des élections générales.