Avion disparu: La piste du détournement relancée

CATASTROPHE Alors que l'appareil est toujours introuvable, six jours après sa disparition...

20 Minutes avec AFP
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Un avion de la Malaysia Airlines, à l'aéroport de Kuala Lumpur, le 13 mars 2014
Un avion de la Malaysia Airlines, à l'aéroport de Kuala Lumpur, le 13 mars 2014 — BERBAR HALIM/SIPA

Six jours après la disparition de l'avion de Malaysia Airlines sur les écrans radars, aucune piste n'est encore écartée par les enquêteurs. Selon le Wall Street Journal, qui cite certains enquêteurs américains, la piste du détournement du Boeing 777 est même l'une des première privilégiée. L'appareil pourrait avoir volé pendant quatre heures après son dernier contact, ajoutant encore au mystère de cette disparition.

Le Boeing pourrait ainsi avoir encore parcouru des centaines de kilomètres après son dernier contact avec des contrôleurs aériens, à 1H30 du matin samedi une heure après avoir décollé de Kuala Lumpur en direction de Pékin. Une hypothèse qui renforce l'espoir des familles des passagers, mais que les autorités malaisiennes contestent.

Une analyse des données des moteurs Rolls Royce

Le contrôle aérien a perdu le contact avec l'appareil transportant 239 passagers entre la côte orientale de la Malaisie et le sud du Vietnam. Les enquêteurs américains, cités sous couvert de l'anonymat, se fondent pour cela sur le fait que des données sont automatiquement transmises par les moteurs Rolls Royce, qui équipent le Boeing disparu.

Ainsi, si les systèmes radios ont pu être intentionnellement coupés à bord, ce système de transmission automatique pourrait permettre de lever le mystère sur la destination de l'avion. « Les responsables américains du contreterrorisme explorent la piste selon laquelle un pilote ou quelqu'un à bord a pu le détourner vers une destination secrète après avoir intentionellement coupé les transpondeurs » (émetteur-récepteur radio), écrit le Wall Street Journal. L'avion pourrait ainsi, selon les enquêteurs, avoir été détourné « avec l'intention de l'utiliser plus tard, à d'autres fins », poursuit le journal.