Etats-Unis: La CIA nie avoir piraté les ordinateurs du Sénat américain

POLITIQUE Rejetant les accusations d'une sénatrice...

avec AFP

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Le président attend aussi l'arrivée d'un homme crucial de son dispositif, John Brennan, à la tête de la CIA. La centrale de renseignement n'a plus de directeur depuis la démission fracassante de David Petraeus, en novembre, après la révélation d'une liaison adultère. Un premier vote en commission devrait avoir lieu jeudi, selon Dianne Feinstein, la présidente de la commission du Renseignement.
Le président attend aussi l'arrivée d'un homme crucial de son dispositif, John Brennan, à la tête de la CIA. La centrale de renseignement n'a plus de directeur depuis la démission fracassante de David Petraeus, en novembre, après la révélation d'une liaison adultère. Un premier vote en commission devrait avoir lieu jeudi, selon Dianne Feinstein, la présidente de la commission du Renseignement. — Saul Loeb AFP

Le directeur de la CIA, John Brennan, a rejeté mardi les accusations d'une puissante sénatrice américaine, selon lesquelles l'agence d'espionnage aurait illégalement fouillé des ordinateurs utilisés par des enquêteurs parlementaires, violant potentiellement la Constitution.

« Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité », a déclaré John Brennan lors d'un événement organisé par le Council on Foreign Relations. « Nous ne ferions pas ça », a-t-il dit, quelques heures après les accusations de Dianne Feinstein, présidente de la commission du Renseignement du Sénat.

Les rumeurs de presse s'amplifiaient depuis plusieurs jours sur la surveillance supposée par l'agence de renseignement d'ordinateurs utilisés par des enquêteurs de cette commission. L'objet de leur enquête, conduite de 2009 à 2012, était brûlant: les techniques d'interrogatoire musclé employées par la CIA entre 2002 et 2006, sous le mandat de George W. Bush, et notamment la simulation de noyade.

Mardi, Dianne Feinstein, présidente de la commission et à ce titre l'une des personnes les plus puissantes du Congrès, a non seulement confirmé certaines de ces allégations, mais accusé la CIA d'avoir supprimé des documents compromettants en accédant sans autorisation aux ordinateurs des collaborateurs parlementaires. «Je suis très inquiète, la fouille de la CIA pourrait bien avoir violé le principe de séparation des pouvoirs incarné dans la Constitution américaine, y compris la liberté d'expression et de débat», a-t-elle déclaré lors d'une déclaration fracassante et minutieusement détaillée de plus de 30 minutes.