Boeing disparu: «la piste terroriste s'éloigne», selon Interpol

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Le secrétaire général d'Interpol Ronald K. Noble lors d'une conférence de presse à Lyon le 11 mars 2014
Le secrétaire général d'Interpol Ronald K. Noble lors d'une conférence de presse à Lyon le 11 mars 2014 — Philippe Desmazes AFP

Interpol a déclaré mardi devant la presse que «la piste terroriste s'éloigne» dans l'enquête sur la disparition de l'avion de type Boeing de la Malaysia Airlines.

«Plus nous avons d'informations, plus nous sommes portés à conclure qu'il ne s'agit pas d'un incident terroriste (...)», a déclaré M. Ronald K. Noble, secrétaire général d'Interpol.

«La piste terroriste s'éloigne», a renchéri pour sa part Jean-Michel Louboutin, directeur exécutif d'Interpol. 

Selon M. Noble, il s'agit d'immigration clandestine «et non pas d'une affaire de terrorisme». «Nous avons de plus en plus de certitude que ces individus ne sont pas des terroristes», a-t-il assuré.

«Grâce aux médias nous avons appris qui était sur la liste d'embarquement et nous avons su immédiatement que c'était des passeports volés», a-t-il précisé.

Selon M. Noble, les deux passagers voyageant avec des passeports volés autrichien et italien, sont deux Iraniens qui ont voyagé de Doha à Kuala Lumpur avec leurs passeports iraniens. Ils n'ont utilisé les passeports européens volés que lors de l'embarquement en Malaisie.

Interpol a donné deux noms «qui figuraient sur les passeports iraniens», sans certitude que ces noms correspondent bien aux deux passagers. Il s'agit de Pouri Nour Mohammad, 19 ans et Delavar Seyed Mohammad Reza, 30 ans.

Leurs photos ont été brièvement montrées à l'écran, mais Interpol s'est refusé à dire comment et où elles avaient été prises.

«Maintenant qu'on connaît l'identité des personnes, on sait qu'ils quittaient Kuala Lumpur pour avoir un statut de réfugiés et on pourrait plus se focaliser sur le gang criminel qui leur a permis de voyager», a-t-il souligné.