Selon Cameron, «la crise en Crimée est un test pour l'Europe»

CRISE Nous sommes du côté du peuple ukrainien et de leur droit à décider de leur avenir...

avec AFP

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Le Premier ministre britannique, David Cameron, le 3 juin 2013 à Londres.
Le Premier ministre britannique, David Cameron, le 3 juin 2013 à Londres. — A.COWIE / AFP

Le Premier ministre britannique David Cameron a estimé que «la crise en Crimée était un test pour l'Europe», dans un entretien au quotidien allemand Bild à paraître mardi.

«La crise en Crimée est certainement un test pour l'Europe. Oui, nous sommes du côté du peuple ukrainien et de leur droit à décider de leur avenir. Et non, nous n'acceptons pas que la Russie bafoue la souveraineté de l'Ukraine et la piétine. Nous sommes unis, ensemble, pour les droits de l'Ukraine ! Et nous allons imposer de dures sanctions si Moscou ne change pas de cap», a lancé David Cameron.

Le «boulot fantastique» de Merkel

Et de condamner avec véhémence les agissements de la Russie en Crimée, les qualifiant de «violation du droit international».

David Cameron, qui a inauguré dimanche soir avec Angela Merkel le plus grand salon high-tech, le Cebit de Hanovre (nord), a loué l'action de la chancelière allemande pour tenter de résoudre la crise ukrainienne: «elle fait un boulot fantastique !».

Les comparaisons avec Hitler, inutiles

Il a également estimé que l'Allemagne avait un rôle majeur dans la crise ukrainienne, en tant que puissance dominante en Europe, dôtée une économie forte et d'un réseau diplomatique très solide.

Questionné par Bild sur le parallèle établi récemment par l'ancienne chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton entre Poutine et Hitler, Cameron s'est montré sceptique, estimant que les comparaisons historiques étaient parfois inutiles.

Hilary Clinton avait comparé récemment l'intervention russe en Ukraine aux invasions nazies en Europe dans les années 1930, selon un journal local américain.