Ukraine: Accord pour poursuivre les discussions dans les jours à venir...

B.D. avec AFP

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Le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch, le 19 février 2014.
Le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch, le 19 février 2014. — EAST NEWS/SIPA
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21h27: Kiev et Moscou sont d'accord pour poursuivre d'«intenses discussions»
Selon John Kerry

20h34: Accord pour poursuivre les discussions dans les jours à venir
Un accord pour poursuivre les discussions dans les jours à venir sur l'Ukraine a été trouvé à Paris entre Moscou, Paris, Washington, Berlin, Londres et l'UE, a affirmé ce mercredi soir le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.
«Nous sommes tombés d'accord pour poursuivre les discussions dans les jours à venir afin de voir comment aider à stabiliser, normaliser la situation et surmonter la crise», a dit Sergueï Lavrov à l'issue d'une réunion au Quai d'Orsay, selon un journaliste du pool accompagnant John Kerry.

20h21: Poutine et Merkel ont discuté des «scénarios» pour une «normalisation» en Ukraine
Le président russe Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel ont discuté ce mercredi des «scénarios» pouvant permettre une "normalisation" de la situation en Ukraine, a annoncé le Kremlin.
Les deux leaders ont «discuté des scénarios de coopération internationale en vue d'une normalisation politique de la situation en Ukraine», selon le Kremlin qui souligne que la conversation s'est déroulée à l'initiative de Angela Merkel.
20h20: Les Etats-Unis démentent tout accord avec la Russie sur l'Ukraine
Les Etats-Unis n'ont pas trouvé d'accord avec la Russie sur une sortie de crise en Ukraine, comme l'avait affirmé plus tôt le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a indiqué mercredi soir un diplomate américain.
«Il n'y a pas eu d'accord lors de cette réunion et il n'y en aura jamais sans une implication directe du gouvernement ukrainien», a affirmé ce responsable du département d'Etat, après des entretiens de Sergueï Lavrov avec son homologue américain John Kerry.

20h19: Lavrov a quitté le Quai d'Orsay sans avoir rencontré son homologue ukrainien
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a quitté mercredi soir le ministère français des Affaires étrangères sans avoir rencontré son homologue ukrainien, Andrii Dechtchitsa, a indiqué à l'AFP une source occidentale.
Après son départ vers 19h GMT (20h à Paris), des discussions se sont poursuivies dans le bureau du chef de la diplomatie française Laurent Fabius avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry, l'Allemand Frank-Walter Steinmeier, le Britannique William Hague, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton qui ont alors été rejoints par le ministre ukrainien des Affaires étrangères.
 
19h33: L'Otan renforce sa coopération avec l'Ukraine et la réduit avec la Russie
 
19h31: Sergueï Lavrov et son homologue ukrainien sont au ministère français des Affaires étrangères
Les chefs de la diplomatie russe et ukrainienne, Sergueï Lavrov et Andrii Dechtchitsa, se trouvaient mercredi soir au ministère français des Affaires étrangères à Paris, a constaté un journaliste de pool voyageant avec John Kerry.
Interrogé pour savoir s'il allait discuter avec Sergueï Lavrov, le ministre ukrainien des Affaires étrangères a haussé les épaules et répondu : «Je ne sais pas s'il est içi». Quelques minutes plus tard, le chef de la diplomatie russe était vu arrivant au Quai d'Orsay, selon le même journaliste.
Le ministère français a confirmé à l'AFP la présence du ministre russe mais pas celle de son homologue ukrainien.
 
19h09: La Russie et les Etats-Unis «d'accord pour aider les Ukrainiens à mettre en oeuvre les accords du 21 février»
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a affirmé mercredi, après sa rencontre avec son homologue américain John Kerry, que tous deux étaient «d'accord pour aider les Ukrainiens à mettre en oeuvre les accords (conclus à Kiev) le 21 février».
«Nous sommes tombés d'accord sur le fait qu'il est nécessaire d'aider tous les Ukrainiens à mettre en oeuvre les accords conclus le 21 février», a déclaré Sergueï Lavrov à Paris, selon des images de la télévision publique russe Rossia 24.
 
18h49: L'envoyé spécial de l'ONU brièvement détenu en Crimée met fin à sa mission
 
18h32: Le FMI pointe les limites de ses prêts d'urgence envisagés en Ukraine
Le FMI a pointé mercredi les limites de son mécanisme de prêt d'urgence, qui pourrait être utilisé pour l'Ukraine, et déploré la persistance de la «stigmatisation» liée au fait de demander l'aide du Fonds.
Créé en 2011, «l'instrument de financement rapide» (IFR) du Fonds monétaire international n'a encore jamais été requis par un Etat-membre, relève un rapport de l'institution publié jeudi.
Ce prêt d'urgence, qui n'est pas conditionné à des réformes politiques, fait partie des options envisagées pour soutenir l'Ukraine, qui a requis l'aide financière du FMI pour faire face à ses graves difficultés économiques.

18h18: Lavrov refuse de voir son homologue ukrainien
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a refusé de voir son homologue ukrainien Andrii Dechtchitsa ce mercredi à Paris, conduisant ce dernier à décider de quitter la France avant de changer d'avis, selon des sources diplomatiques.
En dépit des pressions britannique et américaine, «Sergueï Lavrov a refusé de voir» Andrii Dechtchitsa, a indiqué à l'AFP l'ambassade d'Ukraine à Paris. Ce dernier a alors décidé de quitter la France pour regagner l'Ukraine, mais il y a eu ensuite «un changement de plan», selon la même source.
Entre-temps, les Etats-Unis avaient fait savoir que le ministre ukrainien n'avait pas quitté la France. Non prévu à l'origine, Andrii Dechtchitsa était arrivé mardi soir à Paris à l'initiative du secrétaire d'Etat américain John Kerry.
 
18h01: L'émissaire de l'ONU en Crimée menacé par des hommes armés, pas retenu, indique l'ONU

17h52: Premier essai en mer à Saint-Nazaire pour le navire «Mistral» destiné aux Russes
L'un des deux navires militaires de type «Mistral» vendus aux Russes par la France en 2011, le «Vladivostok», doit faire ses premiers essais en mer mercredi alors que la question de son avenir a été posée ces derniers jours du fait de la crise ukrainienne. En dépit du regain de tension entre les pays de l'Otan et la Russie avec la crise ukrainienne, le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a estimé lundi que la question de la suspension des contrats de livraison d'armes françaises à la Russie était prématurée.
Selon la direction du port de Saint-Nazaire, sa première sortie en mer pour des essais techniques doit démarrer peu après 18h. La livraison du «Vladivostok» est prévue fin 2014 et celle de son sistership le «Sebastopol», fin 2016. Aux termes du contrat entre la marine russe et DCNS, les deux futurs équipages de ces navires, soit 400 marins russes au total, sont attendus fin mai ou début juin à Saint-Nazaire pour y apprendre pendant six mois à manoeuvrer les BPC, avaient indiqué les deux partenaires en octobre 2013.

17h49: L'Estonie confirme une conversation piratée avec Ashton sur les snipers en Ukraine
«Le ministre estonien des Affaires étrangères Urmas Paet regrette vivement que cette conversation avec la représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, ait fuité, mais nous en confirmons l'authenticité», a déclaré sa porte-parole Minna-Liina Lind à l'AFP. Cet entretien téléphonique a eu lieu le 26 février, a-t-elle précisé.
Urmas Paet s'était rendu à Kiev, la veille, le 25 février, pour rencontrer le nouveau gouvernement provisoire après les violences attribuées au président déchu Viktor Ianoukovitch ayant fait des dizaines de victimes lors des manifestations sur la place Maïdan. Le ministre estonien a déclaré à Catherine Ashton que selon ses sources à Kiev, «c'étaient les mêmes tireurs embusqués qui ont tué des gens des deux côtés», aussi bien parmi les manifestants que les policiers. «Là-bas, ils pensent de plus en plus que ce n'était pas Ianoukovitch qui était derrière les snipers mais quelqu'un de la nouvelle coalition», a-t-il dit. «C'est assez troublant que la nouvelle coalition ne veuille désormais plus enquêter sur ce qui s'est vraiment passé», a-t-il ajouté. «Je pense que nous devons enquêter. Moi, je ne sais pas. Je n'ai pas entendu cela», lui a répondu Catherine Ashton.
Selon sa porte-parole, Urmas Paet a exprimé «sa préoccupation concernant la situation sur le terrain», lors de cette conversation. «Nous rejetons l'affirmation selon laquelle M. Paet évaluait la participation de l'opposition à la violence», a-t-elle ajouté.

17h46: Enquêtes pour séparatisme contre des pro-russes en Crimée et à Donetsk
La justice ukrainienne a ouvert mercredi des enquêtes pour séparatisme visant plusieurs responsables pro-russes, dont le nouveau Premier ministre de Crimée et le leader des manifestants qui ont pris l'administration de Donetsk, dans l'est de l'ex-république soviétique. Ces enquêtes pour «crime contre l'Etat portant atteinte à l'intégrité territoriale», visent notamment le Premier ministre de la république autonome de Crimée Serguiï Axionov ainsi que le président du parlement local Volodymyr Konstantinov, a précisé le parquet général dans un communiqué. Est également concerné le commandant en chef de la marine ukrainienne, l'amiral Denis Berezovski, qui a fait défection dimanche, et Pavel Goubarev, leader des manifestants de Donetsk qui ont repris le contrôle mercredi de l'administration régionale, dont ils avaient été délogés plus tôt dans la journée. Le parlement de Crimée a voté la tenue d'un référendum sur un élargissement de l'autonomie de la république, prévu le 30 mars.

17h44: L'envoyé spécial de l'ONU en Crimée retenu par des hommes armés

17h15: La Russie n'a pas sa place dans le G8 si elle continue, affirme Jack Lew
«Il est clair que la Russie ne peut pas siéger en tant que membre associé aux réunions du G8 tant qu'elle poursuit la politique qu'elle conduit actuellement» vis-à-vis de l'Ukraine, a affirmé le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew devant le Congrès.

17h04: La BERD prête à investir au moins cinq milliards d'euros d'ici à 2020
La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) a annoncé qu'elle était prête à investir au moins cinq milliards d'euros en Ukraine jusqu'en 2020 pour soutenir les réformes dans ce pays en crise. Cette somme pourrait être éventuellement revue à la hausse, indique dans un communiqué l'organisation, basée à Londres. Elle doit s'inscrire dans le cadre d'un «programme d'aide financière internationale coordonnée en soutien à des réformes structurelles et macro-économiques», précise-t-elle.
La Berd estime «essentiel pour la confiance des investisseurs que l'Ukraine s'accorde sur un programme de stabilisation macro-économique avec le Fonds monétaire international (FMI) et qu'elle lutte contre la corruption endémique». La Berd, fondée en 1991 pour favoriser le passage des pays de l'ex-bloc soviétique à l'économie de marché, poursuit par ailleurs ses activités en Russie malgré les tensions actuelles et les menaces de sanctions économiques occidentales contre le pays. «Il n'y a pas de changement quant à nos activités d'investissement en Russie», a indiqué le directeur de la communication de la Berd, Jonathan Charles.

17h: L'administration régionale de Donetsk reprise par les pro-russes, des blessés
Un millier de manifestants pro-russes a pris d'assaut l'administration régionale de la région russophone de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, reprenant le contrôle des lieux dont ils avaient été délogés ce mercredi matin, et y ont hissé le drapeau russe. Une dizaine de personnes ont été blessées, certaines ayant le visage en sang, lorsque les contestataires ont franchi le cordon des forces de l'ordre aux cris de «Russie!» et «le fascisme ne passera pas!». Ils ont forcé les portes du bâtiment et en ont occupé les trois étages inférieurs.

16h56: Des soldats russes privés de stage dans les Alpes suisses
La Suisse a décidé de suspendre jusqu'à nouvel ordre des stages de formation dans les Alpes destinés à des soldats russes d'infanterie de montagne, en raison de la situation en Crimée. Un porte-parole du secrétariat d'Etat à la défense a confirmé une information en ce sens publiée par le journal Aargauer Zeitung. «Nous allons à nouveau évaluer la situation dans quelques semaines», a-t-il indiqué.
42 membres des forces armées russes devaient suivre un stage dans un centre de l'armée suisse à Andermatt, en Suisse centrale. Ces stages ont été suspendus jusqu'à nouvel ordre.

16h49: Kerry demande à Lavrov des entretiens directs entre la Russie et l'Ukraine
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a vu brièvement mercredi à Paris son homologue russe Sergueï Lavrov à qui il a réclamé des «entretiens directs» entre la Russie et l'Ukraine, a indiqué un diplomate américain. Les deux ministres se sont parlé en marge d'une réunion sur le Liban à l'Elysée et sont convenus de se revoir plus tard dans l'après-midi pour «poursuivre leurs discussions», a ajouté ce responsable du département d'Etat.

16h40: Kiev réplique à la lettre de Ianoukovitch à Poutine lue à l'ONU
Dans une lettre datée du 4 mars et adressée aux membres du Conseil de sécurité, l'ambassadeur ukrainien à l'ONU Iouri Sergueyev souligne que Viktor Ianoukovitch, destitué par le parlement et réfugié en Russie, «n'est plus le président légitime de l'Ukraine». En outre, souligne la lettre, seul le parlement «a le pouvoir exclusif d'approuver une décision sur l'entrée de forces militaires étrangères sur le territoire de l'Ukraine». La lettre cite à ce propos l'article 85, paragraphe 23, de la constitution ukrainienne. «En conséquence, conclut-elle, la demande de M. Viktor Ianoukovitch adressée au président russe d'utiliser les forces militaires (russes) en Ukraine ne peut pas être considérée comme une demande officielle de l'Ukraine».

16h34: Hillary Clinton établit un parallèle entre Poutine et Hitler
«Si vous avez l'impression d'avoir déjà vu cela, c'est parce que c'est ce qu'a fait Hitler dans les années 1930», a déclaré Hillary Clinton mardi lors d'une réception privée à Long Beach, en Californie, selon le Long Beach Press Telegram. «Tous les Allemands qui étaient (...) des Allemands ethniques, les personnes d'origine allemande qui se trouvaient en Tchécoslovaquie, en Roumanie et ailleurs, Hitler n'arrêtait pas de dire qu'ils étaient maltraités. "Je dois aller protéger mon peuple", et c'est ce qui a rendu tout le monde si nerveux», a déclaré la prétendante officieuse à la Maison Blanche en 2016, analysant la situation en Crimée. «Quand il (Vladimir Poutine) regarde l'Ukraine, il voit un endroit qui, selon lui, fait partie intégrante de la mère patrie russe», a-t-elle poursuivi.
Selon l'un des participants interrogés par Buzzfeed, Harry Saltzgaver, elle «a comparé la délivrance de passeports russes aux Ukrainiens qui ont des liens avec la Russie à des mesures prises par l'Allemagne nazie avant qu'Hitler n'envahisse des pays voisins». «Elle a toutefois dit que, bien que cela rende tout le monde nerveux, rien n'indique que Poutine soit plus irrationnel que l'instigateur de la Seconde Guerre Mondiale», a confié ce témoin.

16h18: Au bord de la faillite, le gouvernement ukrainien vend ses voitures de fonction
Le gouvernement ukrainien a annoncé la vente de la plupart de ses 1.500 voitures de fonction pour réduire son train de vie. «Nous passons à la pratique courante dans le monde, avec une voiture par ministère», a expliqué le ministre des Finances, Olexandre Chlapak, cité par l'agence Interfax Ukraine. «Toutes les autres voitures seront vendues et les postes des chauffeurs, malheureusement, supprimés», a-t-il ajouté.
Le ministre a précisé que le gouvernement comptait actuellement 1.500 voitures de fonctions et espérer tirer 40 millions de hryvnias de la vente (3 millions d'euros). Une mesure qui ne va rapporter qu'un revenu très modeste au vu des besoins financiers de l'Ukraine, mais est très symbolique à la fois de la volonté des autorités actuelles de rompre avec le train de vie du régime de Viktor Ianoukovitch qu'elle dénonçait, et de la chasse aux économies lancée pour redresser les finances du pays.

16h16: L'UE va geler les avoirs de 18 responsables ukrainiens
L'Union européenne va geler à partir de jeudi les avoirs de 18 responsables ukrainiens de l'ancien régime du président Viktor Ianoukovitch. La liste de ces personnalités sera publiée jeudi au Journal officiel de l'UE, juste avant la tenue à Bruxelles d'un sommet européen extraordinaire consacré à la crise ukrainienne.
Ces responsables ont été «identifiés» comme étant impliqués dans des «détournements de fonds publics», a indiqué le Conseil européen dans un communiqué. «Les sanctions incluent des mesures pour tenter de récupérer les fonds détournés», a-t-il ajouté, en précisant que les sanctions étaient «initialement établies pour 12 mois». La liste européenne pourrait inclure le président déchu Viktor Ianoukovitch, a-t-on indiqué de source diplomatique.L'UE a par ailleurs menacé de prendre des «sanctions ciblées» contre des responsables russes si des «mesures rapides et concrètes de désescalade» n'étaient pas prises en Crimée d'ici au sommet européen de jeudi.

15h58: Washington augmente son soutien militaire à la Pologne et aux pays baltes
Les Etats-Unis ont décidé d'intensifier les entraînements aériens conjoints avec la Pologne et d'augmenter leur participation à la protection de l'espace aérien des pays baltes, a annoncé mercredi le secrétaire à la Défense Chuck Hagel. Ces mesures visent, pour Washington, à donner des assurances en matière de sécurité à ses alliés est-européens au sein de l'Otan, qui s'inquiètent des conséquences pour leur sécurité des actions militaires russes en Ukraine.

15h53: La Bulgarie prête pour une éventuelle coupure du gaz russe
«Toutes les variantes sont examinées pour qu'il n'y ait pas de surprise. Mais selon nos analyses, le danger de coupure des livraisons de gaz n'est pas très élevé», a déclaré le Premier ministre bulgare, Plamen Orecharski. Sofia dispose de 200 millions de m3 de réserves, dans son seul dépôt à gaz de Tchiren (nord), a-t-il indiqué, ajoutant que de petites quantités de gaz à un prix élevé peuvent également être achetées à la Grèce. La Bulgarie, qui dépend à 92% de livraisons de gaz russe transitant par l'Ukraine, dispose de réserves de gaz d'un mois et demi en cas de coupure des livraisons de Moscou.
Dans son ensemble, le continent européen semble moins exposé cette fois-ci que lors des deux dernières interruptions de livraisons de gaz russe à l'Ukraine, en 2006 et 2009. Avec un hiver doux, les stockages européens de gaz sont pleins à 48,8% de leur capacité, contre environ 37% au même moment l'an passé, a indiqué le groupement d'opérateurs de gazoducs Gas Infrastructure Europe (GIE).

15h51: L'envoyé de l'ONU à Kiev met en garde contre les réflexes de la Guerre froide
«J'espère que nous sommes arrivés à la fin de la Guerre froide», a déclaré le secrétaire-général adjoint des Nations unies, Jan Eliasson, lors d'une conférence de presse. «Ce n'est dans l'intérêt de personne de réveiller ces fantômes du passé», a-t-il poursuivi, s'exprimant après une rencontre avec le nouveau gouvernement à Kiev. Le haut diplomate a estimé qu'il était «dans l'intérêt de tous» de trouver un compromis en Crimée et a appelé Ukraine et Russie à se mettre autour de la table pour négocier un «compromis pacifique». «Ce n'est pas un jeu où l'un perd et l'autre gagne. Dans le monde actuel, tout le monde sort toujours perdant des conflits», a poursuivi le diplomate suédois.

15h40: Kerry et Lavrov ont participé à un long entretien sur l'Ukraine
Les chefs de la diplomatie américain et russe, John Kerry et Sergueï Lavrov, ont eu un long entretien sur l'Ukraine à l'Elysée en marge d'une réunion sur le Liban, en présence du président français François Hollande, a-t-on appris de source diplomatique. A l'issue du déjeuner de travail du Groupe de soutien international (GIS) au Liban, les deux hommes se sont retrouvés pour un café, ainsi que leurs homolgues français et allemand, Laurent Fabius et Frank-Walter Steinmeier, sur la terrasse ensoleillée du palais présidentiel.

15h: La Russie a dépensé plus de 11 milliards de dollars pour soutenir le rouble lors du «lundi noir»

La Russie a vendu sur la seule journée de lundi des devises étrangères pour un montant record de 11,3 milliards de dollars - deux fois le budget annuel du Zimbabwe - pour soutenir le rouble sous forte pression en raison du conflit en Ukraine.
Ce chiffre astronomique annoncé dans un premier temps sur le site de la Banque centrale russe mercredi a été confirmé ensuite par la présidente de l'institution monétaire, Elvira Nabioullina, lors d'une réunion avec le président Vladimir Poutine.
 
14h50 : Pour Juppé «cette première manche pourrait bien être une victoire à la Pyrrhus»
Mardi soir à Boulogne-Billancourt lors d’une réunion publique de soutien au candidat dissident UMP Pierre-Mathieu Duhamel, Alain Juppé a déclaré: «Aujourd’hui, Poutine a sans doute gagné la première manche, il a envahi quoiqu’il en dise la Crimée. Mais je pense que cette première manche pourrait bien être une victoire à la Pyrrhus si nous savons utiliser d’autres armes que la violence et la force. Nous avons l’arme économique – la  Russie est fragile, la Russie a besoin d’investisseurs, la Russie a besoin de clients pour son gaz, pour son pétrole. Si nous étions capables, nous européens, d’avoir une position commune sur ce point, nous pourrions peser. Et puis nous avons aussi l’arme morale parce que Poutine fait faire à son pays un grand bond en arrière, de quelques décennies».

13h55: 35 observateurs militaires pour une mission de l'OSCE
Un total de 35 observateurs militaires non armés, provenant de 18 pays membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), vont être envoyés pour répondre à une demande de l'Ukraine, a annoncé mercredi l'organisation.
«J'espère que cette mission va aider à une désescalade des tensions en Ukraine», a expliqué le secrétaire général de l'OSCE, Lamberto Zannier, dans un communiqué.
Les militaires sont en chemin vers l'Ukraine et la ville d'Odessa, dans le sud du pays. Kiev avait adressé une demande à l'OSCE pour l'envoi d'une telle mission du 5 au 12 mars.
 
13h50: Moscovici appelle à «surveiller» les flux financiers
Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a appelé ce mercredi dans un communiqué «une surveillance particulière des flux financiers impliquant l'Ukraine», invitant les professionnels à se tourner vers la cellule de renseignement financier de Bercy, Tracfin.
Tracfin demande aux professionnels concernés - notamment les banques - de faire preuve de vigilance «à l'égard de toutes les opérations susceptibles de se rapporter directement ou indirectement à l'Ukraine».
«Une attention particulière devra être portée sur les éléments d'information relatifs à l'origine et à la destination des fonds concernés ainsi qu'à l'objet de l'objet de l'opération et l'identité précise des personnes qui en sont les donneurs d'ordre et les bénéficiaires effectifs», y compris sur ceux qui sont cachés derrière des sociétés écrans, précise Tracfin dans cet appel.
«Il y a depuis quelques jours une alerte qui appelle les institutions financières à surveiller les flux de capitaux avec l'Ukraine, venant ou conduit par d'anciens proches du régime, de l'ancien régime», avait commenté Pierre Moscovici mardi, lors d'une visite dans les locaux de Tracfin, jugeant cette démarche «légitime dès lors qu'il y a un risque géopolitique». Il a rappelé que ce type de dispositif avait déjà été mis en place en 2011, à l'époque du printemps arabe.
 
13h32: Hague appelle Lavrov à rencontrer son homologue ukrainien à Paris
Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a invité Lavrov à rencontrer son homologue ukrainien. Lundi, il avait déjà mis en garde la Russie sur le «prix à payer» pour son action en Ukraine, au cours d'une conférence à Kiev.
 

 
12h30: La Commission européenne annonce un plan d'aide à l'Ukraine d'au moins 11 milliards d'euros

La Commission européenne a présenté un plan d'aide «d'au moins 11 milliards d'euros» en faveur de l'Ukraine, à la veille du sommet européen extraordinaire sur la crise en Ukraine.
«Aujourd'hui, la Commission européenne a identifié un programme d'aide à l'Ukraine. Ceci est notre contribution au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de demain. Au total, le paquet pourrait apporter un soutien d'au moins 11 milliards d'euros sur les deux prochaines années, provenant du budget de l'UE et des institutions financières européennes», a déclaré le président de l'exécutif européen, José Manuel Barroso.

 
12h16: Berlin appelle Moscou à renoncer à tout acte qui pourrait déstabiliser l'Ukraine
Le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert a appelé Moscou à renoncer à tout acte pouvant déstabiliser l'Ukraine, alors que les forces russes ont pris le contrôle partiel de deux bases de lancement de missiles en Crimée.

«La Russie doit renoncer à toute pique qui pourrait conduire à une destabilisation de l'Ukraine», a déclaré M. Seibert lors d'une conférence de presse régulière, en rappelant que l'Allemagne réclamait le respect de l'intégrité territoriale de cette ancienne république soviétique.
 
11h15: Environ 50 blessés ukrainiens vont être soignés en Allemagne
Une cinquantaine de citoyens ukrainiens blessés lors des troubles autour de la place de l'Indépendance de Kiev vont être soignés en Allemagne, a annoncé mercredi le ministère allemand de la Défense.
«Il s'agit de personnes blessées au cours des dernières semaines à la suite des troubles sur le Maïdan», a souligné le ministère, précisant que le transport serait assuré par un avion de l'armée allemande. Une équipe de médecins de la Bundeswehr doit se rendre à Kiev pour évaluer l'état des blessés et préparer cette mission, a a déclaré le ministère dans un communiqué.
 
11h: L'Ukraine renforce la sécurité de ses sites nucléaires
L'Ukraine a décidé de renforcer les mesures de sécurité de ses sites nucléaires en raison de la menace des forces russes sur son territoire, a indiqué l'ambassadeur ukrainien à Vienne dans une lettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
«Les agissements illégaux des forces armées russes sur le territoire ukrainien (...) représentent une grave menace à la sécurité de l'Ukraine avec des conséquences potentielles sur ses infrastructures nucléaires», écrit Ihor Prokopchuk dans cette lettre vue par l'AFP.
 
10h42: La Russie «ne permettra pas un bain de sang» en Ukraine, affirme Lavrov
La Russie «ne permettra pas un bain de sang» en Ukraine, a affirmé  le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, sur fond de fortes tensions en Crimée où soldats ukrainiens et forces russes se font face.

10h30: La Russie pourrait confisquer les biens des sociétés occidentales en cas de sanctions
Les sénateurs russes sont en train de travailler sur un projet de loi permettant de confisquer les biens des entreprises européennes et américaines si des sanctions étaient imposées à la Russie, a indiqué mercredi l'un d'eux. «Le projet de loi propose de donner de telles prérogatives au président et au gouvernement», a déclaré le chef de la commission sur la législation constitutionnelle au Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement) Andreï Klichas, cité par l'agence publique Ria Novosti.
Il a indiqué que pour l'instant, les juristes «étudiaient attentivement la question» de savoir si la confiscation des actifs et des comptes des entreprises étrangères et des personnes physiques n'allait pas à l'encontre de la Constitution russe. «Mais en tous cas, nous ne doutons pas que cela correspond aux normes européennes. Il suffit de se souvenir de l'exemple de Chypre, quand la confiscation est devenue une des conditions de l'aide accordée par l'Union européenne au pays», a-t-il remarqué. Andreï Klichas n'a pas donné plus de détail sur ce projet de loi mais a estimé que «toute sanction devait être réciproque».

10h16: Les forces russes prennent le contrôle partiel d'une base de lancement de missiles en Crimée

Les forces russes ont pris le contrôle partiel d'une base de lancement de missiles à Evpatoria, dans l'ouest de la Crimée, indique un porte-parole du ministère ukrainien de la Défense dans cette république autonome russophone.
Le poste de commandement et le centre de contrôle de la base restent sous contrôle ukrainien, a précisé la même source. Les lieux, d'où les missiles avaient déjà été évacués, avaient été assaillis mardi en fin d'après-midi par une vingtaine de soldats russes assistés de plusieurs centaines de manifestants pro-russes, avait indiqué mardi une source ukrainienne à l'AFP.

10h12: 15 pays de l'OSCE dans une mission d'observateurs militaires
Quinze pays membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) vont participer à une mission d'observateurs militaires en Ukraine, a annoncé mercredi une source diplomatique. «Quinze pays, dont les Etats-Unis et d'autres pays européens et d'Asie centrale, participent à cette mission», a indiqué cette source diplomatique, sans préciser la date de l'envoi des observateurs et leur nombre.

10h10: «Nous voulons régler cette crise pacifiquement», affirme le ministre ukrainien Affaires étrangères

10h06: Paris et Berlin veulent proposer un «plan de sortie» de crise, dit Fabius
«L'Allemagne et la France qui travaillent ensemble, la main dans la main, ont mis au point une espèce de proposition de plan de sortie et on va voir s'il est accepté qu'il soit discuté» ce mercredi, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères sur la radio RMC et la chaîne BFM-TV. Ce plan, a-t-il détaillé, revient sur certains points de l'accord du 21 février conclu à Kiev: «un gouvernement d'union, le fait que les Russes se retireraient, le fait que s'il y a des milices extrémistes, elles seraient dissoutes, et le fait que la constitution de 2004 s'applique et qu'on aille vers une élection présidentielle».
Plusieurs acteurs internationaux majeurs, dont les ministres des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, américain John Kerry, allemand Frank-Walter Steinmeier, et français, ainsi que la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton se retrouvent au palais de l'Elysée. «On va parler du Liban mais on profite que tous nos grands collègues sont là pour évidemment traiter aussi la question ukrainienne», a souligné Laurent Fabius. L'idée d'établir un groupe de contact sur l'Ukraine, déjà évoquée avec le président russe Vladimir Poutine par la chancelière allemande Angela Merkel, sera à l'ordre du jour. «On essaie avec nos amis allemands d'établir ce groupe, on va en parler ce matin, parallèlement. Peut-être va-t-on y arriver mais je n'en sais rien», a poursuivi Laurent Fabius, précisant que «la désescalade, ça veut dire accepter le groupe de contact pour une sortie» de crise.

9h35: Ashton reporte sa visite à Kiev pour des rencontres à Bruxelles et Paris
La représentante de la diplomatie européenne, qui pilote les travaux de la Commission européenne pour apporter une assistance, notamment financière, à l'Ukraine, doit participer ce mercredi matin à la réunion de la Commission qui doit finaliser cette aide, a précisé sa porte-parole, Maja Kocijancic. Elle se rendra ensuite à Paris, où se tient une réunion ministérielle sur le Liban, à laquelle participent les chefs de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, qu'elle a rencontré mardi à Madrid, et américaine John Kerry, au lendemain de la visite du secrétaire d'Etat à Kiev. Catherine Ashton «y rencontrera plusieurs partenaires internationaux pour discuter de l'Ukraine», a précisé Maja Kocijancic.
Jeudi, la chef de la diplomatie européenne rencontrera aussi le nouveau Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, qui doit être reçu par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE juste avant leur sommet exceptionnel sur la crise ukrainienne. Aucune nouvelle date pour un déplacement en Ukraine n'a été communiqué pour le moment.

9h30: «Ianoukovicth et Timochenko sont les deux problèmes de l’Ukraine», selon Iouchtchenko
L'ancien président ukrainien Viktor Iouchtchenko a assuré qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle anticipée en Ukraine qui doit se tenir le 25 mai prochain, et juge que l’opposante Ioulia Timochenko qui, elle, sera sûrement candidate à la présidentielle, est un «problème». «Viktor Ianoukovicth et Ioulia Timochenko sont les deux problèmes de l’Ukraine», a-t-il estimé. «Je pense plutôt qu’il faut soutenir la nouvelle génération, les nouveaux hommes politiques ukrainiens». L’ancien président s’est ainsi dit «prêt à soutenir» l’ancien boxeur et figure de l’opposition Vitaly Klitschko, qui a selon lui «de très bonnes chances pour cette élection présidentielle s’il prépare une politique qui consoliderait la nation ukrainienne».

9h25: Iouchtchenko veut une Ukraine européenne
Sur Europe 1, l’ancien président ukrainien a souligné qu’il souhaiterait «à terme que l’Ukraine devienne un membre à part entière de l’Union européenne», demandant à François Hollande de garder cette idée en tête, «que cela fasse partie de son programme politique».

9h20: Poutine «veut faire renaître un nouvel empire», selon Iouchtchenko
Viktor Iouchtchenko est sorti de son silence ce mercredi matin. L’ancien président ukrainien a indiqué sur Europe 1 que, selon lui, Vladimir Poutine «veut faire renaître une sorte de nouvel empire, une nouvelle URSS mais qui porterait le nom de la Russie. C’est un plan obsessionnel». «Il a récemment déclaré que sa plus grande tragédie était la chute de l’URSS», a-t-il ajouté. Viktor Iouchtchenko a par ailleurs balayé l’idée que la Crimée puisse être cédée à la Russie. «L’Ukraine est une entité, un pays qui ne fait qu’un et on ne peut pas se poser la question de savoir à qui est la Crimée. La Crimée est ukrainienne», a-t-il martelé, appelant à faire pression sur le président russe, qui «a peur de deux choses: la réaction internationale et la réaction de son propre peuple».



9h14: A la Bourse de Francfort, le Dax démarre dans le rouge (-0,28%)
La Bourse de Francfort est repartie dans le rouge mercredi à l'ouverture, après un net rebond la veille, alors que les inquiétudes concernant la situation en Ukraine continuent de peser sur l'humeur des investisseurs. A l'ouverture, l'indice vedette Dax a reculé de 0,28% à 9.562,69 points, repartant à la baisse après un redressement de 2,46% mardi soir. De son côté, le MDax des valeurs moyennes oscillait autour de l'équilibre dans les premiers échanges, à 16.824,76 points.

9h12: La Bourse de Paris ouvre en baisse de 0,26%
La Bourse de Paris a ouvert en baisse de 0,26% mercredi matin, un oeil sur les développements de la crise Ukraine, et l'autre sur les indicateurs, qui doivent peu à peu retrouver leur pouvoir d'influence sur les marchés. A 9h, l'indice CAC 40 était en recul 11,49 points à 4.384,41 points.

9h09: «Nous ne pouvons accepter qu'un pays en envahisse un autre», dit Fabius
Invité de BFMTV et RMC, le chef d ela diplomatie française a souligné que si «la Russie est un pays partenaire avec lequel nous avons beaucoup de relations», «nous -en tant que communauté internationale- ne pouvons accepter qu'un pays en envahisse un autre».












9h07: La Russie a vendu un montant record de 11,3 milliards de dollars pour soutenir le rouble lundi
La Russie a vendu lundi des devises étrangères pour un montant record de 11,3 milliards de dollars afin de soutenir le rouble soumis à de fortes pressions en raison du conflit en Ukraine, selon des chiffres publiés ce mercredi par la Banque centrale. L'institution monétaire a vendu des devises étrangères pour acheter des roubles, afin de limiter la dépréciation de la devise nationale en chute libre après le feu vert donné au président Vladimir Poutine par le Parlement russe pour une intervention armée en Ukraine, qui a créé un vent de panique sur les marchés.