Ukraine: Revivez les événements du mardi 4 mars 2014

B.D. avec AFP

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Un militaire russe en Crimée le 3 mars 2014.
Un militaire russe en Crimée le 3 mars 2014. — kyodowc107107.JPG k/NEWSCOM/SIPA
Ce live est désormais terminé. Merci de nous avoir suivis. La synthèse sur les tractations diplomatiques est à lire ici.
22h: «La Russie a pris le risque d'une escalade dangereuse» annonce Hollande
Le Président a estimé que «la Russie a pris le risque d'une escalade dangereuse» en envoyant des troupes en Ukraine, soulignant la possibilité de recourir à «des sanctions». «Le rôle de la France avec l'Europe, dans ces circonstances, c'est d'exercer toute la pression nécessaire, y compris par le recours à des sanctions pour trouver la voie du dialogue, pour trouver une issue politique à cette crise», a déclaré Hollande dans une intervention au dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) à Paris.
20h53: Washington avait été prévenu du tir d'essai de missile stratégique russe
La Russie avait prévenu à l'avance les Etats-Unis qu'elle allait procéder à un tir d'essai de missile balistique intercontinental Topol, a déclaré un responsable américain de la Défense. «Ce n'est pas inattendu», a confié à l'AFP ce responsable s'exprimant sous couvert de l'anonymat. Interrogé sur la signification de ce test en pleine crise ukrainienne, il n'a pas souhaité faire de commentaire.
20h47: La Russie annonce un tir d'essai de missile stratégique réussi
Un tir d'essai de missile balistique intercontinental russe Topol a été effectué avec succès depuis la région d'Astrakhan (sud), a indiqué un responsable du ministère de la Défense.«L'ogive d'entraînement du missile a détruit sa cible sur la polygone de Sary-Chagan, au Kazakhstan», pays d'Asie centrale ayant une frontière avec la Russie, a précisé ce responsable, cité par l'agence Interfax.
20h45: L'armée ukrainienne affirme avoir repoussé des Russes qui voulaient s'emparer d'un navire
L'armée ukrainienne a affirmé mardi avoir repoussé à mains nues une attaque de fusiliers marins russes armés qui avaient tenté de prendre d'assaut un navire mouillant dans le port de Sébastopol. «Les hommes armés ont approché en remorqueur le navire Slavoutitch, il y a eu une tentative de monter à bord du bateau, de capturer les marins et de se saisir de leurs armes», a indiqué le ministère ukrainien de la Défense dans un communiqué.
«Le navire a été attaqué par des militaires en uniforme de fusiliers marins russes venus d'un navire russe», a précisé à l'AFP un porte-parole du ministère. Les marins «en sont venus aux mains et l'attaque a été repoussée», a précisé ce porte-parole.
 
20h44: Arthuis (UDI) favorable à ce que le Parlement soit informé
Le centriste Jean Arthuis s'est dit favorable mardi sur Public Sénat à ce que le Parlement français soit informé de la position du gouvernement français sur la crise ukrainienne.
Les travaux du Parlement français sont suspendus pour cinq semaines en raison des élections municipales. Mais, la commission des Affaires européennes de l'Assemblée nationale a décidé mardi de mettre en place «un groupe de travail sur les relations Union européenne-Ukraine».
«Il est très judicieux que le gouvernement fasse connaître au Parlement son analyse de la situation et les positions qu'il entend prendre», a déclaré Jean Arthuis lors de l'émission «Preuves par 3» Public Sénat/AFP.
 
20h42: Rajoy défend auprès de Lavrov «l'intégrité territoriale» de l'Ukraine
Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a plaidé ce mardi auprès du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pour le maintien de «l'intégrité territoriale», ont indiqué ses services, alors que Washington affirme que la Russie veut «envahir» l'Ukraine.
«Ce qu'a dit le président (du gouvernement, ndlr) Rajoy au ministre russe des Affaires étrangères Monsieur Lavrov, c'est que l'Espagne défend l'intégrité territoriale de l'Ukraine et la stabilité dans la zone», a indiqué à l'AFP une source de la Moncloa, siège du gouvernement espagnol.
 
20h05: Un émissaire de l'ONU se rend en Crimée
Un émissaire de l'ONU est en route pour la Crimée pour «évaluer la situation», a indiqué ce mardi le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky.
Le vice-secrétaire général de l'ONU Jan Eliasson, actuellement en visite à Kiev, «a demandé à Robert Serry de se rendre en Crimée», a précisé le porte-parole. «Robert Serry est en route et devrait arriver bientôt en Crimée (...) pour évaluer la situation». Le porte-parole n'a pas précisé le programme de cette visite. Robert Serry avait dû annuler samedi une visite prévue en Crimée en raison des tensions sur place et pour des raisons logistiques, selon l'ONU.
Jan Eliasson se trouve pour sa part toujours à Kiev, où il a eu mardi des entretiens avec les autorités de transition, dont le président, le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères, a indiqué Martin Nesirky.
 
19h40: Pour Washington, Moscou cherche un prétexte pour «envahir» l'Ukraine
Les Etats-Unis ont accusé mardi la Russie de chercher un «prétexte» pour «envahir» l'Ukraine, nouvelle étape dans la confrontation entre les deux puissances, quelques heures après les dénégations du président Vladimir Poutine sur une implication russe en Ukraine.
S'exprimant pour la première fois à Kiev depuis l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle équipe marquée par son attachement à l'Europe, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a pris son ton le plus ferme pour critiquer le président Vladimir Poutine.
«Je pense qu'il est clair que la Russie fait tout son possible pour créer un prétexte pour pouvoir envahir davantage l'Ukraine», a dénoncé le chef de la diplomatie américaine lors d'une conférence de presse.

19h24: Un groupe de travail Ukraine-UE à l'Assemblée
La commission des Affaires européennes de l'Assemblée nationale a décidé de mettre en place «un groupe de travail sur les relations Union européenne-Ukraine», a annoncé ce mardi soir l'Assemblée dans un communiqué.
Ce groupe, constitué à parité entre la majorité et l'opposition et conduit par la présidente de la commission Danielle Auroi (EELV), «se rendra en mission en Ukraine dès que les conditions seront réunies», selon ce communiqué.
Ce groupe «travaillera en lien étroit avec les parlements des autres États de l'Union européenne et tout particulièrement avec ses partenaires du Triangle de Weimar, le Bundestag et la Diète de Pologne, afin d'examiner notamment comment l'Union européenne peut agir efficacement comme force de médiation, au service de la démocratie et des droits humains», ajoute le communiqué.
 
18h58: Une présentatrice de la télévision publique russe dénonce une «agression»
Une présentatrice américaine de la chaîne publique russe de langue anglaise Russia Today (RT) a dénoncé ce mardi l'«agression militaire» de Moscou en Ukraine et la couverture partiale du conflit par les médias.
Basée à Washington, la journaliste Abby Martin a indiqué dans son émission que «ce que la Russie avait fait est mal» et qu'une intervention militaire n'était jamais une réponse à apporter à un conflit, alors que toutes les autres chaînes publiques russes relayent la propagande officielle du régime de Vladimir Poutine.
«Je ne répéterai jamais assez combien je suis contre toute intervention dans les affaires d'une nation souveraine», a lancé la présentatrice à la fin de son émission.

17h58: L'ingérence russe en Ukraine contribue à éloigner des pays de Moscou, affirme Obama

17h55: Selon John Kerry, la Russie cherche un «prétexte» pour «envahir l'Ukraine»
Le secrétaire d'Etat américain a accusé la Russie de chercher un «prétexte» pour «pouvoir envahir l'Ukraine» et l'a mise en garde contre tout risque d'isolement si elle persistait dans sa politique. En visite à Kiev, le responsable américain a condamné un «acte d'agression» de la Russie contre l'Ukraine tout en assurant ne pas chercher la «confrontation» avec Moscou.

17h48: La Russie risque l'isolement si elle ne met pas fin à l'escalade, dit Kerry

17h47: Des experts américains pour traquer les actifs volés
«Les Etats-Unis vont déployer cette semaine à Kiev une équipe d'experts de différents ministères qui commenceront à travailler avec leurs homologues ukrainiens pour identifier les actifs qui pourraient avoir été volés, les localiser et contribuer à leur restitution», a dit la Maison Blanche dans un communiqué.
L'aide technique américaine, qui s'inscrit dans un plan d'assistance à l'Ukraine, consistera également à «soutenir» les efforts du nouveau gouvernement pour lutter contre la corruption et «renforcer la transparence», notamment dans les procédures d'appels d'offres. Les Etats-Unis ont également annoncé mardi qu'ils allaient fournir une «assistance technique» au gouvernement ukrainien pour l'aider à répondre aux pressions commerciales russes, notamment en saisissant l'Organisation mondiale du Commerce (OMC).

17h45: Premiers contacts «timides» entre le nouveau pouvoir ukrainien et Moscou, dit Iatseniouk
Les membres du nouveau gouvernement ukrainien formé après la destitution du président Viktor Ianoukovitch ont eu de premiers contacts avec leurs homologues russes, a annoncé le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk. «Pour l'instant, les consultation sont timides, mais les premiers pas ont été faits», a-t-il dit dans un communiqué du gouvernement.

17h43: Un scénario noir évité pour l'instant grâce à la pression internationale, selon Tusk
«Il semble pour l'instant qu'un scénario noir, le plus dangereux aussi pour la Pologne, a pu être arrêté. On ne sait pas si c'est durable, personne ne le sait», a déclaré le Premier ministre polonais à l'issue d'une réunion de son gouvernement. Selon lui, la conférence de presse de Vladimir Poutine témoigne du fait que les dirigeants russes «voient la nécessité d'un règlement politique de ce conflit», et constitue «une preuve de l'efficacité des pressions sur la Russie pour qu'elle cesse son ingérence brutale dans les affaires internes de l'Ukraine et surtout son intervention paramilitaire en Crimée». Le Premier ministre polonais a toutefois prévenu qu'il ne s'agissait que «d'un premier pas» et que la communauté internationale devait rester vigilante car «rien n'a encore été réglé».

17h39 : Kerry condamne à Kiev un «acte d'agression» de la Russie contre l'Ukraine
17h20 : L'Europe va aider Kiev à régler sa dette
L'Union européenne va aider l'Ukraine a régler sa dette gazière vis-à-vis de la Russie. " Elle ne doit pas s'inquiéter pour ses propres approvisionnements car Moscou a besoin de son argent" assure le commissaire européen à l'Energie Gunther Oettinger, à Bruxelles. "Selon nos informations, Naftogaz doit environ 2 milliards de dollars à Gazprom. Nous allons les aider à régler ces impayés", a-t-il annoncé à l'issue d'une réunion des ministres européens de l'Energie.
16h55 : Une réunion prévue mercredi à l'Otan
Un Conseil Otan-Russie réunissant les ambassadeurs des pays de l'Alliance atlantique et de la Russie, se tiendra ce mercredi à Bruxelles. Le but : discuter de la crise en Ukraine, a appris l'AFP auprès de l'Otan. L'ambassadeur de la Russie à l'Otan, Alexandre Grushko, a accepté mardi le principe de cette réunion exceptionnelle, prise à l'initiative de plusieurs pays membres, a indiqué mardi Oana Lungescu, la porte-parole de l'Alliance atlantique. C'est la deuxième réunion, en trois jours, des ambassadeurs des 28 pays de l'Otan, pour débattre de la situation en Ukraine et de l'action de la Russie en Crimée.
16h50: John Kerry a rendu hommage aux victimes des affrontements
16h40: Ioulia Timochenko demande à l'Occident «d'intervenir fermement»
Lors d'un entretien sur la chaîne d'informations en continu italienne Sky TG24, l'ex-Premier ministre ukrainien, Ioulia Timochenko, a demandé que "des sanctions économiques devraient être imposées à Moscou, surtout si l'escalade de la violence se poursuit". Elle a par ailleurs réitéré ses demandes d'aide dans le conflit qui oppose, autour de la Crimée, l'Ukraine et la Russie. "Je demande à l'Occident d'intervenir fermement d'un point de vue diplomatique afin d'aider l'Ukraine car mon pays face à la Russie est trop faible".

15h51:L'Ukraine menace de boycotter les jeux Paralympiques en Russie
La sélection ukrainienne boycottera les jeux paralympiques qui s'ouvrent vendredi à Sotchi, en Russie, si Moscou ne retire pas d'ici là ses troupes de Crimée, a indiqué une porte-parole du comité paralympique ukrainien, Natalia Garatch. «Nous voulons une résolution pacifique (de la crise) et que le pays hôte (des jeux) mette fin à son agression et retire ses troupes de Crimée avant le début des jeux», a-t-elle déclaré. «Si ce n'est pas le cas, nous boycotterons» les jeux paralympiques, a-t-elle ajouté par téléphone depuis Sotchi.
Le comité paralympique ukrainien attendra jusqu'à jeudi soir ou vendredi matin pour annoncer le boycott, a précisé Natalia Garatch. «Moralement, nous n'avons pas le droit de participer à ces jeux» si la Russie ne cesse pas sa confrontation avec l'Ukraine en Crimée, a ajouté la porte-parole. Pour protester contre l'intervention militaire russe, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont déjà fait savoir qu'ils n'enverraient pas de délégation officielle aux jeux paralympiques de Sotchi, du 7 au 16 mars.

15h36: Les marchés financiers apaisés par les propos de Poutine
Rassurées dès l'ouverture par l'ordre aux troupes russes de rentrer dans leurs bases en Ukraine, les grandes places financières européennes ont fait un bond en avant après les déclarations de Vladimir Poutine en fin de matinée.
Vers 14h30, la Bourse de Paris s'affichait ainsi en nette hausse de 2,09%, celle de Francfort gagnait 2,02% et Londres prenait 1,44%. L'Eurostoxx, qui regroupe les principales valeurs européennes, progressait de 2,15%.
«Vladimir Poutine a désamorcé ce qui mettait les marchés sous pression depuis vendredi soir. (...) Il n'a pas fait marche arrière mais il a apaisé les tensions. Il a envoyé un signal qu'il souhaite stopper l'escalade entre les Etats-Unis et la Russie», résume Alexandre Baradez, analyste chez IG France.
Autre signe d'éclaircie, les valeurs refuges rencontraient également moins de succès, à l'image des dettes allemandes ou françaises, du franc suisse et de l'or. Les cours du pétrole effaçaient eux une partie de leur flambée de lundi, liée aux éventuelles répercussions de la crise sur les réserves russes de pétrole et de gaz.
«Toutes les tensions ne retombent pas pour autant. (...) On attend maintenant les propos du camp d'en face, notamment ceux de l'Europe et des Etats-Unis», rappelle Alexandre Baradez. Le spectre d'éventuelles sanctions contre la Russie peut continuer à agiter les marchés, selon lui.

15h: Wall Street rebondit à l'ouverture
Le Dow Jones prenait 0,52% et le Nasdaq 1,22% ce mardi à l'ouverture. La veille, la crainte d'une escalade des tensions en Ukraine et de son impact éventuel sur l'économie avaient provoqué un vent de panique faisant trembler la Bourse de New York sans provoquer son effondrement: le Dow Jones avait lâché 0,94%, à 16.168,03 points, et le Nasdaq 0,72%, à 4.277,30 points.

14h53: Tchétchénie, Géorgie, Crimée. Les guerres de Vladimir Poutine en infographie

 
14h26: Russie et Occident face à face mercredi à Paris à l'occasion d'une réunion sur le Liban
A l'occasion de cette rencontre sur le Liban prévue de longue date, «la présence des ministres à Paris favorisera bien évidemment des échanges au sujet de l'Ukraine» et «sur le Groupe de contact» proposé par Angela Merkel, afin de «favoriser une désescalade en Ukraine et un processus de dialogue confiant avec la Russie», a indiqué le porte-parole du Quai d'Orsay Romain Nadal, lors d'un point-presse.
C'est la première fois depuis la prise de contrôle de la Crimée ce week-end par la Russie, que le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov se retrouvera face-à-face avec la plupart de ses homologues occidentaux, John Kerry, le Français Laurent Fabius ou le Britannique William Hague, qui ont tous dénoncé la violation par la Russie du droit international. Les échanges sur l'Ukraine mercredi pourraient donc être tendus.

13h30: Washington offre un milliard de dollars dans le cadre d'un prêt international
Les Etats-Unis apportent une assistance économique à Kiev, offrant d'accorder notamment un milliard de dollars dans le cadre d'un prêt international, selon ces responsables voyageant avec leur ministre et la presse.


13h25: Bruxelles dévoilera mercredi les contours de son aide
«Le collège des commissaires (qui se réunit tous les mercredi, NDLR) devrait se mettre d'accord demain sur un plan d'aide», a indiqué mardi Pia Ahrenkilde-Hansen lors d'un point de presse. L'exécutif européen planche sur plusieurs scénarios pour venir en aide à l'Ukraine, qui se dit au bord de la banqueroute. Il collabore avec le Fonds monétaire international (FMI), qui devrait apporter l'aide financière la plus importante.
Le nouveau pouvoir à Kiev a dit avoir besoin au total de 35 milliards de dollars sur deux ans, et attendre 15 milliards du seul FMI pour cette année. Ces sommes sont bien loin de celles évoquées à Bruxelles, où l'accord d'association que l'UE avait proposé à l'Ukraine devait être accompagné d'une enveloppe de quelque 610 millions d'euros. La mobilisation d'autres fonds européens pourrait permettre de dégager quelques centaines de millions supplémentaires, environ 500 millions selon des chiffres non confirmés.
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a déclaré la semaine dernière que les Européens réfléchissaient à une enveloppe de 1,5 milliard de dollars, qui servirait de garantie de prêt. Selon une source européenne, cette somme correspond à l'enveloppe totale de ce qui est prévu pour l'Ukraine dans le cadre du budget 2014-2020 de l'UE.

13h20: John Kerry est arrivé à Kiev
Cette visite symbolique de quelques heures du secrétaire d'Etat américain est un signe de soutien fort au nouveau régime ukrainien. «Nous avons vraiment assisté (lundi) à une consolidation du contrôle de la Russie sur la péninsule de Crimée et à l'afflux continu de troupes russes en Crimée. Ils se chiffrent clairement par milliers», a déclaré un diplomate dans l'avion. «Nous avons vu ces troupes encercler des infrastructures ukrainiennes, tant sur terre que le long des côtes», a-t-il ajouté. Ce cadre de l'administration américaine a également fait état de «tentatives d'incursions dans l'espace aérien ukrainien par ce que nous pensons être des hélicoptères russes». Un autre diplomate a dénoncé une «consolidation (de la présence) des Russes en Crimée» et a exprimé la «véritable inquiétude» des Etats-Unis quant à «d'autres projets» que pourraient «avoir les Russes en Ukraine».

13h10: Tirs de semonce en direction de soldats ukrainiens en Crimée
Les forces russes qui encerclent la base aérienne ukrainienne de Belbek, près de Sébastopol en Crimée, et à l'intérieur de laquelle se trouvent des dizaines de soldats ukrainiens, ont tiré des coups de semonce sur un groupe de 300 militaires ukrainiens qui tentaient de s'approcher de s'approcher de l'aéroport vers 9h (8h à Paris), selon Oleksiï Khramov, un officier de la base. «Ils ont tiré plusieurs coups en l'air et ont dit qu'ils ouvriraient le feu s'ils continuaient de s'approcher», a-t-il dit. Les soldats ukrainiens se sont arrêtés et sont restés à l'extérieur de la base, selon la même source.



12h46: Les menaces de sanctions ne changeront pas la position russe sur l'Ukraine, dit Lavrov
«Notre position est honnête et comme elle est honnête on n'en changera pas (...). Nous avons toujours été opposés aux politiques de sanctions unilatérales. J'espère que nos partenaires vont comprendre le caractère contre-productif de telles actions», a déclaré le chef de la diplomatie russe lors d'une conférence de presse à Tunis.

12h24: Poutine nie que des forces russes encerclent les bases ukrainiennes en Crimée
Interrogé lors d'une rencontre avec la presse par un journaliste lui demandant si des forces russes opéraient en Crimée, le président russe a répondu: «Non, elle ne participent pas. Ce sont des forces locales d'auto-défense» qui bloquent les bases militaires ukrainiennes en Crimée, a-t-il dit.

12h22: Pour Poutine, Ianoukovitch n'a pas d'avenir politique
«Je pense qu'il n'a pas d'avenir politique. Je le lui ai déjà dit», a souligné Vladimir Poutine.

12h: Toute décision d'employer les forces armées russes en Ukraine sera «légitime», souligne Poutine
«Si nous prenons la décision d'utiliser les forces armées en Ukraine, elle sera tout à fait légitime», a-t-il déclaré. «Nous avons une demande du président légitime», a-t-il ajouté.


11h50: Pas besoin d'envoyer des troupes, mais la Russie se réserve le droit de recourir à «tous les moyens» pour protéger ses citoyens en Ukraine, dit Poutine
Le président russe Vladimir Poutine a estimé mardi que l'envoi de troupes russes en Ukraine n'était «pas nécessaire pour le moment», ajoutant que la Russie se réservait le droit de recourir à «tous les moyens» pour protéger ses citoyens dans ce pays. «En ce qui concerne l'envoi de troupes, ce n'est pas nécessaire pour le moment. Mais cette possibilité existe», a déclaré Vladimir  Poutine, ajoutant que la Russie se réservait le droit de recourir à «tous les moyens» pour protéger ses citoyens dans cette ancienne république soviétique.

11h47: Viktor Ianoukovitch est le seul président légitime, selon Poutine
Selon le président russe, Viktor Ianoukovitch, destitué et remplacé par un président par intérim, était le seul président légitime en Ukraine. «Il n'y a du point de vue juridique qu'un seul président légitime, il est clair qu'il n'a pas de pouvoir. Mais, je l'ai déjà dit, je veux le répéter, ce président légitime du point de vue purement juridique est évidemment Ianoukovitch», a-t-il dit dans ses premières déclarations publiques depuis la destitution du président Viktor Ianoukovitch.

11h37: Poutine dénonce «une prise de pouvoir par les armes» en Ukraine
Lors d'une conférence de presse dans sa résidence dans la banlieue de Moscou, le président russe Vladimir Poutine a estimé que l'Ukraine a subi «un coup d’état anti-constitutionnel», et dénoncé «une prise de pouvoir par les armes».
«Il ne peut y avoir qu'une seule appréciation sur ce qui s'est passé à Kiev et en Ukraine: il s'agit d'un coup d'Etat anti-constitutionnel, d'une prise de pouvoir par les armes».
>> Pour suivre cette conférence de presse en direct, c'est ici

11h30: Gazprom suggère d'accorder un crédit de 2 à 3 milliards de dollars à l'Ukraine pour régler sa dette gazière
«Bien sûr, le montant de la dette est important. Pour Gazprom, la variante la plus simple et efficace serait d'accorder à l'Ukraine un crédit de 2-3 milliards de dollars pour régler sa dette de l'an dernier et pour payer les livraisons de gaz actuelles», a indiuqé le patron du géant russe Gazprom, Alexeï Miller.

11h20: Pour le cinéaste Emir Kusturica, Moscou doit défendre les Russes en Ukraine
Le cinéaste serbe estime que «la Russie doit défendre les Russes qui vivent en Ukraine», selon des déclarations citées mardi par l'agence Itar-Tass. «Malheureusement, l'Ukraine se dirige actuellement sur la même voie que la Yougoslavie il y a des années», a déclaré Emir Kusturica, qui se trouve en tournée en Russie avec son groupe de rock The No Smoking Orchestra. Le réalisateur a par ailleurs annoncé qu'il devait bientôt organiser une tournée en Ukraine avec son groupe pour soutenir la population russophone.

11h15: Le russe Gazprom annonce mettre fin dès avril à la baisse du prix du gaz vendu à l'Ukraine
Gazprom a décidé de mettre fin à partir du mois d'avril à la baisse du prix du gaz vendu à l'Ukraine, accordée en décembre dans le cadre d'un plan de sauvetage de cette ex-république soviétique, a annoncé le patron du géant russe Alexeï Miller. «Etant donné que l'Ukraine ne remplit pas ses obligations, ne remplit pas les accords sur l'octroi d'un rabais signés comme avenant au contrat, Gazprom a décidé de ne pas prolonger la durée de ce rabais, et ce dès le mois prochain», a déclaré Alexeï Miller, cité par les agences russes, , lors d'une rencontre avec le Premier ministre Dmitri Medvedev.

11h09: Le Premier ministre ukrainien rencontrera les dirigeants de l'UE jeudi à Bruxelles
«Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE s'entretiendront de la situation en Ukraine avec le Premier ministre Arseni Iatseniouk à Bruxelles jeudi avant leur sommet extraordinaire», a annoncé mardi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy sur son compte Twitter.

10h57: Pour Steven Seagal, les médias américains ne sont pas assez neutres
Après son avis d'expert sur la sécurité aux JO de Sotchi, l'acteur américain a donné son point de vue sur la crise ukrainienne à la chaîne officielle russe RT. «Nous devons garder à l'esprit que le gouvernement ukrainien avait élu démocratiquement, et tout à coup des voyous -dont on ne sait pas qui ils sont et d'où ils viennent- ont commencé à attaquer la capitale, au lieu de le faire de façon démocratique.» Il a critiqué le compte-rendu de la crise par les médias américains, estimant qu'ils font preuve d'un sentiment anti-russe: «En Amérique, on n'entend rien venant des Russes, pas parce qu'ils ne disent rien, mais parce que les médias ne leur donnent pas la parole.»


10h50: Mystère autour de la demande de Ianoukovitch d'intervention militaire russe en Ukraine
L'ambassadeur de Russie à l'ONU, Vitaly Tchourkine, a assuré lundi au Conseil de sécurité de l'ONU que Viktor Ianoukovitch avait demandé le 1er mars dans une lettre adressée au président Vladimir Poutine à la Russie d'intervenir militairement en Ukraine, une annonce très surprenante alors que le président ukrainien déchu avait dit exactement le contraire la veille. «Toute action militaire dans la situation actuelle est inacceptable. Je n'ai pas l'intention de demander une aide militaire», avait-il déclaré le 28 février, lors d'une conférence de presse organisée en Russie, à Rostov-sur-le-Don.
Pour la politologue Maria Lipman, de l'institut Carnegie à Moscou, «on l'a forcé à écrire cette lettre, ou on a tout simplement déclaré qu'il l'avait signé». «La seule chose utile que pouvait faire Ianoukovitch, du point de vue de Moscou, c'était de demander l'aide militaire (russe) pendant sa conférence de presse. Il ne l'a pas fait. Et il n'a pas demandé publiquement à Poutine de faire intervenir l'armée en Ukraine», selon Maria Lipman. Depuis sa conférence de presse, Viktor Ianoukovitch n'a fait aucune apparition ou déclaration publique.

10h30: Des femmes de solats ukrainiens forment un bouclier humain devant une base en Crimée
 
10h21: Pas de solution en vue après un entretien avec Lavrov, selon Steinmeier
«J'ai eu un entretien difficile, long et très sérieux mais il n'a pas été suffisant pour dire qu'une solution est en vue», a affirmé à la presse à Genève le chef de la diplomatie allemande Franz Steinmeier. après sa rencontre lundi soir avec son homologue russe Sergueï Lavrov. «Je ne peux pas lancer un signal pour dire que nous sommes en bonne voie de trouver une solution et que l'Ukraine et la Russie vont se parler.»

10h18: Le chef de la diplomatie russe à Tunis
Arrivé dans la nuit, Sergueï Lavrov s'est entretenu avec le Premier ministre Mehdi Jomaa et doit également rencontrer son homologue tunisien Mongi Hamdi. Les discussions doivent notamment porter sur le développement des relations économiques et commerciales -échanges commerciaux, tourisme, ... Sergueï Lavrov évoquera également à Tunis la Syrie et la Libye.

10h12: Cohn-Bendit propose de menacer de boycotter le Mondial de foot de 2018 en Russie
«Il faut une réponse, la plus mauvaise, c'est de ne rien faire», a assuré l'eurodéputé écologiste sur France Inter. «Il y a une chose qui peut toucher profondément Poutine: dire que les Européens et tous ceux qu'on pourra entraîner n'iront pas à la coupe du monde dans quatre ans s'il n'arrête pas.» «Vous l'avez vu à Sotchi? Il pérorait!», a-t-il poursuivi. «Si on lui dit: mon pote, si tu continues comme ça, tu seras seul dans tes stades et une Coupe du monde sans les Européens...» «Il faut l'isoler», a insisté l'élu, «politiquement, humainement».

10h05: La mission du FMI a commencé son travail
Elle doit y rester jusqu'au 14 mars.

9h30: La Bourse de Francfort rebondit à l'ouverture
La Bourse de Francfort pansait ses plaies ce mardi matin après ses fortes pertes de la veille, et le Dax a ouvert en nette hausse, de 1,01% à 9.453,77 points. La veille il avait chuté de 3,44% sur les inquiétudes entourant la situation en Ukraine.

9h25: Bové (EELV) plaide pour un gel par l'UE des visas des responsables russes
José Bové, tête de liste Europe Écologie-Les Verts dans le Sud-Ouest pour les élections européennes, a prôné mardi le gel des visas européens des «oligarques» et des «responsables russes» comme moyen de pression symbolique contre la Russie dans le dossier ukrainien. L'Union européenne «peut prendre un certain nombre de sanctions au niveau commercial. La Russie a énormément besoin de l'Europe. On pourrait par exemple déjà geler toutes les ventes d'armes. Ce devrait déjà être fait et annoncé», a estimé José Bové sur France 2.

9h20: La Russie réduira «à zéro» sa dépendance économique vis-à-vis des USA en cas de sanctions
«Nous trouverons un moyen non seulement de réduire notre dépendance financière des Etats-Unis, mais nous tirerons de ces sanctions un gros profit», a déclaré Sergueï Glaziev, un conseiller du Kremlin, à l'agence publique Ria Novosti. «Les tentatives de prendre des sanctions contre la Russie mèneront au krach du système financier américain et à la fin de la domination des Etats-Unis dans le système financier mondial», a-t-il ajouté.
8h25: Poutine ordonne aux forces qui effectuaient des manoeuvres de rentrer dans leurs bases
«Le commandant en chef des forces armées russes, le président russe Vladimir Poutine, a donné l'ordre aux troupes et aux unités participant aux exercices militaires de rentrer dans leurs bases», a annoncé mardi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov cité par les agences russes. Vladimir Poutine avait ordonné mercredi une inspection surprise des troupes des districts militaires de l'Ouest, non loin de l'Ukraine, et du Centre, pour vérifier leur aptitude au combat. Cette opération devait durer jusqu'au 3 mars et mobiliser 150.000 soldats.

8h20: La Bourse de Moscou en hausse de plus de 4% après son plongeon de la veille
La Bourse de Moscou était en hausse de plus de 4% peu après avoir ouvert mardi, après son plongeon de plus de 10% la veille provoqué par la panique des investisseurs face aux conséquences de l'intervention russe en Ukraine pour l'économie russe. Vers 6h08 GMT (7h08 à Paris), le Micex grimpait de 4,29% et le RTS de 4,55%.

8h15: John Kerry attendu à Kiev
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, vient apporter le soutien de son pays au nouveau pouvoir ukrainien, après que les Etats-Unis ont «suspendu tous les liens militaires» avec Moscou lundi et menacé de sanctions diplomatiques mais aussi économiques.

Le président russe Vladimir Poutine a ordonné aux troupes russes qui effectuaient des exercices militaires inopinés depuis mercredi de rentrer dans leurs bases, a annoncé mardi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

«Le commandant en chef des forces armées russes, le président russe Vladimir Poutine, a donné l'ordre aux troupes et aux unités participant aux exercices militaires de rentrer dans leurs bases», a déclaré Dimitri Peskov cité par les agences russes.

Vladimir Poutine avait ordonné mercredi une inspection surprise des troupes des districts militaires de l'Ouest, non loin de l'Ukraine, et du Centre, pour vérifier leur aptitude au combat. Cette opération devait durer jusqu'au 3 mars et mobiliser 150.000 soldats. Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, avait précisé que l'opération n'était "pas liée aux événements en Ukraine". Plusieurs inspections de ce type ont eu lieu depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012, la dernière, visant les troupes d'Extrême-Orient, avait eu lieu en juillet dernier.