Ukraine: Ianoukovitch demande l'aide militaire de la Russie

D.B. avec AFP

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Des hommes non-identifiés en uniforme et armés gardent l'entrée du bâtiment abritant le gouvernement de Crimée, à Simferopol le 2 mars 2014.
Des hommes non-identifiés en uniforme et armés gardent l'entrée du bâtiment abritant le gouvernement de Crimée, à Simferopol le 2 mars 2014. — AFP PHOTO/ GENYA SAVILOV
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22h04: Ianoukovitch a demandé l'aide militaire de la Russie
Le président déchu ukrainien Viktor Ianoukovitch a demandé au président russe Vladimir Poutine l'aide militaire de la Russie «pour défendre la population ukrainienne», a affirmé l'ambassadeur russe à l'ONU. S'exprimant devant le Conseil de sécurité, Vitali Tchourkine a cité un «message» en ce sens adressé à Vladimir Poutine dans lequel Viktor Ianoukovitch affirme que «l'Ukraine est au bord de la guerre civile».
21h04: Nouvelle réunion de l'Otan sur l'Ukraine ce mardi
L'Otan tiendra ce mardi une nouvelle réunion de crise sur la situation en Ukraine, à la demande de la Pologne qui estime que sa sécurité est menacée, a annoncé le secrétaire général Anders Fogh Rasmussen.
Pour cette deuxième réunion après celle de dimanche, Varsovie a invoqué l'article 4 du Traité de l'Otan, qui prévoit que les 28 pays membres se consulteront «chaque fois que, de l'avis de l'une d'elles, l'intégrité territoriale, l'indépendance politique ou la sécurité de l'une des parties sera menacée».La réunion se tiendra de nouveau au niveau des ambassadeurs, et non des ministres.

20h48: La Russie «du mauvais côté de l'Histoire» en Ukraine, prévient Obama
Le président des Etats-Unis Barack Obama a affirmé lundi que la Russie était «du mauvais côté de l'Histoire» en Ukraine, et assuré que la communauté internationale était unie pour rejeter l'intervention de Moscou chez son voisin.
Il existe un consensus pour dire que la Russie a violé le droit international en Ukraine, a assuré Barack Obama aux journalistes, au début d'une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le Bureau ovale de la Maison Blanche.
«Je pense que le monde est largement uni pour reconnaître que les mesures prises par la Russie représentent une violation de la souveraineté ukrainienne (...) et une violation du droit international7, a insisté le président, qui a aussi mis en garde Moscou contre des mesures concrètes de représailles.
«S'ils continuent sur leur trajectoire actuelle, nous examinerons un ensemble de mesures économiques (et) diplomatiques qui isoleront la Russie», a-t-il prévenu.

20h47: Hollande presse Moscou d'accepter une solution conforme au droit international
François Hollande a rappelé «la nécessité pour la Russie d'accepter une solution de sortie de crise, conforme au droit international» en Ukraine, à l'occasion de deux entretiens téléphoniques lundi avec David Cameron et le président polonais Bronislaw Komorowski, a annoncé l'Elysée.
Le président français et le Premier ministre britannique ont souligné «la fermeté de la position adoptée par les Européens, en particulier l'adoption possible de mesures ciblées sur les relations entre l'UE et la Russie, en l'absence de désescalade militaire».

20h22: La Turquie s'inquiète pour la minorité des Tatars turcophones
La situation en Ukraine est «suivie de près» par la Turquie, qui s'inquiète notamment du sort de la minorité des Tatars turcophones dans la province autonome de Crimée.
«Nous avons un important devoir de mémoire envers les Tatars, et nous sommes en discussion avec les parties concernées pour que cette dispute ne dégénère pas en conflit armé. Nous ne pouvons rester simples spectateurs de ce qui se passe là-bas», a expliqué à l'AFP une source gouvernementale.
 
19h47: Les forces spéciales russes en première ligne
Des experts militaires basés à Londres sont formels: les premiers soldats qui ont pris le contrôle de la Crimée sans tirer un coup de feu appartenaient aux forces spéciales et unités aéroportées russes; certains évoquent même une implication des commandos d'élite, les fameux Spetsnaz.
Igor Soutiaguine, spécialiste du monde russe auprès du prestigieux centre de recherches RUSI (Royal United Services) est le plus catégorique: «Les unités qui ont été dépêchées pour bloquer les gardes-côtes ukrainiens (à Perevalne) ce week-end étaient des Spetsnaz», a-t-il assuré à l'AFP.

19h29: Tout ultimatum de la Russie à l'Ukraine serait une «escalade dangereuse»
Les Etats-Unis ont prévenu lundi que tout ultimatum lancé par la Russie à l'Ukraine à propos de la Crimée constituerait une «escalade dangereuse» dans cette crise internationale.
Le département d'Etat était interrogé sur une déclaration d'un responsable du ministère ukrainien de la Défense selon laquelle les forces russes avaient adressé un ultimatum aux militaires ukrainiens en Crimée, les enjoignant de se rendre sous peine d'être attaqués. «Si c'était vrai, cela serait une escalade dangereuse de la situation», a commenté la porte-parole de la diplomatie américaine Jennifer Psaki.
 
19h: La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton rencontrera le Russe Sergueï Lavrov mardi à Madrid
La représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, rencontrera mardi à Madrid le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov sur la crise en Ukraine, a annoncé son porte-parole.
«Catherine Ashton: je rencontrerai le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov demain à Madrid et mercredi j'irai à Kiev», a annoncé Michael Mann sur son compte twitter.

18h31: Les Etats-Unis n'enverront pas de délégation présidentielle aux jeux Paralympiques de Sotchi
Afin de protester contre l'intervention militaire de la Russie en Ukraine, les Etats-Unis n'enverront pas de délégation présidentielle aux jeux Paralympiques de Sotchi, a annoncé ce lundi la Maison Blanche.
«Le président Obama continue de soutenir fermement tous les athlètes qui participeront aux jeux Paralympiques et leur souhaite beaucoup de succès dans leurs épreuves», a déclaré la porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC) Caitlin Hayden.

18h25: L'Union Européenne menace de remettre en cause ses relations avec la Russie
L'Union européenne a menacé ce lundi de remettre en cause ses relations avec la Russie en l'absence de «désescalade» en Ukraine.
«En l'absence de mesures de désescalade de la part de la Russie, l'UE devrait décider des conséquences sur les relations bilatérales entre l'UE et la Russie», ont indiqué les ministres européennes des Affaires étrangères dans une déclaration, obtenue par l'AFP, à l'issue d'une réunion d'urgence sur la crise ukrainienne à Bruxelles.

17h52: Mikhaïl Khodorkovski propose ses bons offices
«Nous nous trouvons aujourd'hui aux portes d'être impliqués dans une guerre civile en Ukraine», écrit l'ex-oligarque russe, libéré en décembre dernier après 10 ans de prison, en ajoutant qu'il se «déclare prêt» à de rendre «à tout moment en Ukraine, à l'invitation de tout acteur civil responsable, de façon à aider ceux qui souhaitent éviter un bain de sang». La situation actuelle en Urkraine «implique des tragédies, y compris pour des millions de familles russo-ukrainiennes et des conséquences extrêmement graves pour notre nation (la Russie), sur les plans intérieur et international». L'ex-oligarque indique encore avoir de la famille et des amis ukrainiens, et «pour moi comme pour d'autres, c'est une histoire de famille».

17h47: Les bourses de Francfort et Paris finissent en fort recul
L'indice vedette de la Bourse de Francfort a durement accusé le coup des tensions entre l'Ukraine et la Russie et chuté de 3,44% pour finir à 9.358,89 points. Toutes les valeurs du Dax ont fini dans le rouge, et pratiquement toutes sur l'indice MDax des valeurs moyennes qui a terminé sur un recul de 2,62% à 16.449,28 points.
Même chose à Paris, où la bouse a clôturé en baisse de 2,66%. Le CAC 40 a reculé de 117,21 points à 4.290,87 points, effaçant ainsi tous ses gains des 10 derniers jours.

17h45: Le sénateur John McCain exclut une intervention militaire américaine
«Il s'agit d'une action flagrante de la part de Vladimir Poutine, et cela doit être inacceptable pour le monde», a lancé le sénateur républicain en préambule d'un discours à la conférence annuelle du principal groupe de pression pro-israélien américain, Aipac (American Israel Public Affairs Committee), à Washington. «Je dois être très honnête avec vous, il n'y a pas d'option militaire que nous puissions déclencher maintenant, mais le pays le plus puissant, le plus grand et le plus fort du monde dispose de beaucoup d'options», a dit le sénateur. Parmi elles: identifier les «cleptocrates» et sanctionner les responsables russes les plus corrompus en les ajoutant à la liste Magnitski.
La crise ukrainienne est «le résultat d'une politique étrangère inefficace où personne ne croit plus à la force de l'Amérique», a estimé John McCain. «Le président estime que la Guerre froide est terminée, c'est vrai, elle est terminée, mais Poutine ne croit pas qu'elle est terminée!»

17h34: Nouvelle réunion ce lundi du Conseil de sécurité de l'ONU
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira une nouvelle fois ce lundi après-midi à New York à propos de la crise en Ukraine et en Crimée, a annoncé la présidence luxembourgeoise du Conseil. Cette réunion publique a été convoquée pour 15h30 (21h30 à Paris) à la demande de la Russie, ont indiqué des diplomates. Il s'agira de la troisième réunion d'urgence du Conseil en quatre jours sur ce dossier.


17h30: Une intervention de l'armée russe en Ukraine n'est «pas nécessaire pour le moment», selon le président de la Douma
«La décision prise par le Conseil de la Fédération nous donne ce droit, et nous pouvons l'utiliser si nécessaire, mais ce n'est pas nécessaire pour le moment», a déclaré  Sergueï Narychkine, le président de la chambre basse du Parlement russe (Douma), cité par les agences russes.

17h25: Le Portugal et le Luxembourg «inquiets»
«Les développements récents auxquels nous avons assisté ce week-end en Crimée sont extrêmement préoccupants et compromettent le maintien de la paix et la sécurité internationale», a déclaré le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho à l'issue d'une rencontre à Lisbonne avec le chef du gouvernement luxembourgeois, Xavier Bettel. «La situation en Crimée m'inquiète», lui a fait écho Xavier Bettel, selon lequel «il y a des règles internationales qui existent et elles doivent être respectées par tous».
Assurant actuellement la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies, «le Luxembourg a un rôle de dialogue à jouer afin d'essayer de trouver des solutions qui soient pacifiques», a-t-il ajouté. «Ce n'est pas à l'Europe, ni à la Russie ni aux Américains, mais aux Ukrainiens de savoir dans quelle direction ils veulent mener leur pays», a martelé Xavier Bettel.

17h20: Un responsable ukrainien appelle l'UE à être plus ferme avec la Russie
«Il faut aller plus loin. La situation exige que l'on sorte des réponses habituelles. Il faut une approche beaucoup plus forte de l'Union européenne», a déclaré Boris Tarasiuk, l'émissaire du gouvernement ukrainien pour la Crimée devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen. Cet ancien ministre ukrainien des Affaires étrangères a déclaré espérer que «l'UE prendra le plus tôt la décision de signer l'accord d'association» avec son pays. «Le gouvernement ukrainien est prêt», a-t-il assuré.
Boris Tarasiuk a estimé que des sanctions économiques de l'UE visant des responsables russes impliqués dans l'action engagée en Crimée enverrait un «signal fort» et représenterait «une douche froide» pour Moscou. «Le potentiel des sanctions est important», selon lui.

17h: Draghi (BCE) met en garde contre le risque géopolitique
«Sur le plan financier et économique, les échanges de la zone euro (avec l'Ukraine), sont faibles (...). L'impact économique sera donc probablement relativement limité», a déclaré le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi. «Toutefois, la dimension géopolitique de cette situation est complémentent différente. Elle pourrait avoir une force et une capacité d'affecter les événements qui pourraient aller au-delà des liens actuels et des données statistiques», a ajouté Mario Draghi. «Nous devons observer la situation avec grande attention car il s'agit d'un problème plus large que la politique monétaire et qui pourrait aussi avoir un impact sur l'économie», a-t-il conclu.

16h46: La Russie lance un projet de pont reliant la Crimée
En pleine crise sur l'Ukraine, la Russie a lancé ce lundi le projet de construction d'un pont reliant son territoire à la Crimée.
Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a signé un décret confiant à la société publique Rossavtotor la réalisation de ce projet dont les études techniques doivent être achevées d'ici à novembre. «Nous suivons attentivement l'évolution de la situation (en Ukraine), mais il y a des décisions qui ont un caractère contraignant», a déclaré Dmitri Medvedev.
La Russie et l'Ukraine avaient signé en 2010 un protocole d'accord sur ce projet de pont enjambant le détroit de Kertch, pour relier la région russe de Krasnodar à la Crimée.
La péninsule de Crimée, région la plus farouchement opposée aux nouvelles autorités à Kiev, est pour le moment accessible seulement en ferry.
La futur pont, d'une longueur de 4,2 km et d'une largeur de 22 mètres, sera doté de trottoirs, d'une autoroute et d'une ou deux voies ferrées. Vingt millions de personnes environ pourront l'emprunter chaque année.
Le coût du projet est évalué à 24 milliards de roubles (480 millions d'euros).

16h29: Des observateurs de l'OSCE envoyés dans la soirée à Kiev
Des observateurs de l'OSCE vont se rendre ce lundi soir en Ukraine, mais l'envoi d'une mission de l'Organisation doit encore être décidé face aux objections russes, a annoncé ce lundi la secrétaire d'État adjointe américaine pour l'Europe, Victoria Nuland.
«Ils vont pouvoir établir des faits neutres et une évaluation concrète de la situation sur le terrain», a-t-elle précisé devant des journalistes à Vienne, à l'issue d'une réunion de l'Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE).
«J'espère qu'ils pourront se rendre en Crimée, où on a le plus besoin d'eux, ainsi que dans d'autres villes de l'est de l'Ukraine», a-t-elle ajouté.
Les représentants des 57 États membres de l'organisation doivent encore se mettre d'accord pour envoyer une mission de l'OSCE, comme le souhaitent les États-Unis et d'autres pays, ont expliqué Nuland et d'autres représentants.

16h10: La Bourse de Moscou clôture en forte baisse
Les deux indices de la place financière moscovite, le Micex et le RTS, ont clôturé respectivement en baisse de 10,79% et de 12,01%, les investisseurs paniquant face aux conséquences de l'intervention russe en Ukraine pour l'économie russe déjà chancelante.

16h: L'histoire de la Crimée en infographie
15h57: Wall Street ouvre en baisse
Plombée par la vague d'angoisse saisissant les marchés financiers mondiaux face à la menace d'une escalade des tensions armées entre la Russie et l'Ukraine, le Dow Jones lâchait 0,30% et le Nasdaq 1,14%.

15h43: Risque de «conflit latent» en Crimée, selon la présidente lituanienne
«Il y a un risque important qu'un nouveau conflit latent n'émerge dans le monde, en Crimée», a déclaré la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite, à la presse à Vilnius. La crise «peut avoir de graves conséquences pour la sécurité dans toute la région», a-t-elle dit, en estimant que «la question des sanctions (contre la Russie) était prématurée». L'action de la Russie en 2008 dans deux régions séparatistes de Géorgie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, a débouché sur ce type de conflit latent.


15h10: Le pétrole bondit à 104,65 dollars
Vers 14h GMT (15h à Paris), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en avril grimpait de 2,06 dollars à 104,65 dollars le baril, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Les cours sont à leur plus haut niveau depuis plus de cinq mois, les investisseurs s'inquiétant des répercussions, sur le marché de l'énergie, de la montée des tensions autour de l'Ukraine.

15h05: Une équipe du FMI sera mardi en Ukraine pour discuter du plan d'aide
La mission, qui devrait rester dans le pays jusqu'au 14 mars pour discuter d'un plan d'aide avec les nouvelles autorités qui ont requis l'assistance financière du Fonds monétaire international (FMI), «évaluera la situation économique actuelle» et «discutera des réformes qui pourraient servir de bases à un programme» d'aide, a indiqué le FMI dans un communiqué.

15h02: Moscou doit mettre fin aux opérations militaires en Crimée, dit Harlem Désir
«La Russie doit revenir au respect du droit international et mettre fin aux opérations militaires en Crimée et accepter de travailler dans le cadre de la médiation proposée par les pays de l'Union européenne», a souligné Harlem Désir devant les journalistes, à l'occasion de la conférence de presse de lancement de la campagne du PS pour les élections européennes. «C'est par le dialogue politique que doit être réglée la crise actuelle», a déclaré le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir.
«Je veux dire ici notre solidarité avec le peuple d'Ukraine qui doit pouvoir choisir librement son destin et vivre en paix avec ses voisins, y compris la Russie, dans le respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale», a-t-il insisté. «Nous soutenons tous les efforts de la France et de l'Europe (...), en vue d'une solution fondée sur le dialogue qui permettre d'assurer des principes clairs: l'arrêt de toute action de force, le respect de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de l'Ukraine, le respect de toutes les composantes de la population ukrainienne dans sa diversité culturelle et linguistique, l'organisation de la future élection présidentielle de manière transparente», a-t-il conclu.

14h50: La Russie juge les menaces de Kerry «inadmissibles»
«Nous estimons inadmissibles les menaces à l'égard de la Russie exprimées par le secrétaire d'Etat américain John Kerry concernant les derniers événements en Ukraine et en Crimée», a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

14h41: Pierre Laurent (PCF) demande à Hollande d'associer les partis
«Je demande solennellement que le président de la République associe les partis et les parlementaires aux décisions que prendra la France dans cette affaire», a demandé le secrétaire national du PCF sur i>TELE. «François Hollande devrait recevoir l'ensemble des partis dès cette semaine pour informer de la situation et rendre collectives les décisions que prendra la France», a-t-il insisté.
Demande-t-il une réunion extraordinaire du Parlement ? Pierre Laurent a relevé qu'il était possible que «les commissions des Affaires étrangères auditionnent le ministre» Laurent Fabius «puisque le Parlement n'est pas en vacances, ses travaux sont suspendus en période électorale».

14h37: Les ministres des Affaires Etrangères allemand et français discutent avant le Conseil Affaires étrangères à Bruxelles

14h15: Des pro-russes prennent d'assaut l'administration régionale à Donetsk, dans l'est
Après une manifestation ayant rassemblé entre 3.000 et 4.000 personnes brandissant des drapeaux russes et scandant «Russie, Russie!», un groupe de quelque 300 manifestants a brisé des vitres et pénétré dans l'administration régionale de Donestk (est de l'Ukraine), fief du président déchu Viktor Ianoukovitch, dont ils occupent maintenant plusieurs étages.

13h58: La Bourse de Moscou s'enfonce et perd plus de 13%
La Bourse de Moscou creusait nettement ses pertes ce lundi après-midi, les investisseurs paniquant face aux conséquences d'une possible intervention russe en Ukraine pour l'économie russe déjà chancelante.
Les deux indices de la place financière moscovite, le Micex et le RTS, plongeaient respectivement de 11,52% et 13,11% vers 13h30 (heure de Paris).

13h52: Berlin estime qu'il n'est pas trop tard pour une solution politique
La chancelière allemande Angela Merkel estime qu'il n'est «pas trop tard» pour trouver une solution politique à la crise en Ukraine, et qu'il n'y a «pas d'option militaire», a indiqué son porte-parole, Steffen Seibert, ce lundi.
«Il n'est pas encore trop tard pour résoudre la crise par la voie politique», a souligné le porte-parole lors d'une conférence de presse régulière à Berlin. «Il n'est pas encore trop tard pour que la Russie envoie des signaux qui prouvent le respect des accords (internationaux) et qui permettent d'apaiser la situation en Crimée et dans l'est de l'Ukraine», a-t-il ajouté.

13h31: L'or en forte hausse en raison de la crise ukrainienne
L'or, considéré comme une valeur refuge, est de nouveau monté lundi à son plus haut niveau en quatre mois, alors que les investisseurs s'inquiètent d'une escalade du conflit entre la Russie et l'Ukraine.
Le métal jaune a ainsi atteint vers 8h55 (heure de Paris) on plus haut niveau depuis le 30 octobre dernier, à 1.350,37 dollars l'once. Vers 12h30 (heure de Paris), l'once d'or se maintenait à des niveaux élevés, à 1.344,71 dollars.
La semaine dernière, l'or avait déjà atteint à plusieurs reprises des plus hauts en quatre mois, suscitant l'intérêt des investisseurs financiers alors que la crise s'approfondissait en Ukraine.
«Avec la situation géopolitique en Ukraine qui s'empire, les investisseurs ont cherché refuge dans l'or» alors qu'ils délaissent les actions, ce qui entraînait ce lundi une chute des bourses, a expliqué Samuel Fox, analyste chez Spreadex.

12h45: La crise «la plus grave depuis la chute du mur de Berlin», selon Steinmeier
La crise en Ukraine «est sans aucun doute la pire crise en Europe depuis la chute du mur de Berlin», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, à son arrivée à la réunion extraordinaire des ministres européens des Affaires étrangères à Bruxelles.«Vingt-cinq ans après la fin de la confrontation entre les blocs», la «menace d'une division de l'Europe est de nouveau réelle», a-t-il ajouté.
Pour résoudre la crise, «l'heure est à la diplomatie», a encore estimé Frank-Walter Steinmeier. «La diplomatie n'est pas un signe de faiblesse, mais elle est plus nécessaire que jamais pour prévenir une plongée dans les abysses d'une escalade militaire.»
Il a de nouveau appelé la Russie à cesser «toutes ses actions militaires» en Crimée, qui «sont totalement inacceptables de notre point de vue». Le gouvernement ukrainien doit pour sa part s'engager à «respecter les droits des minorités, en particulier dans l'est», où habitent de nombreux russophones, a ajouté le ministre allemand.

12h31: Des militaires russes continuent de débarquer massivement en Crimée, selon les gardes-frontières ukrainiens
Au cours des dernières 24 heures, dix hélicoptères de combat et huit avions de transport russes ont atterri en Crimée, ont dénoncé les gardes-frontières ukrainiens. Ces atterrissages se font sans que l'Ukraine ne soit prévenue conformément aux accords entre les deux pays sur le statut de la flotte de la mer Noire russe, stationnée en Crimée, qui prévoient que Kiev soit informé 72 heures à l'avance de tels mouvements de troupe.

12h27: Barroso annonce un sommet européen «très bientôt»
«Nous travaillons avec tous les Etats membres pour définir une réponse commune et ferme», a dit le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, en marge d'une conférence à Berlin. «Il y a aujourd'hui une réunion des ministres des Affaires étrangères, et très bientôt les chefs d'Etat et de gouvernement vont aussi se rencontrer pour avoir une réponse commune», a-t-il ajouté. Cette réunion pourrait se tenir d'ici à la fin de la semaine, jeudi étant évoqué, selon une source diplomatique à Bruxelles.

12h15: Ban appelle la Russie à éviter une escalade
«Il est essentiel de garantir le plein respect et la préservation de l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale de l'Ukraine. La Russie doit s'abstenir de tout acte qui pourrait mener à une nouvelle escalade», a déclaré le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, lors d'une conférence de presse à Genève. Il a également appelé à un «dialogue immédiat» entre les parties auxquelles il a demandé de faire «baisser la température».

11h37: Hague met en garde la Russie sur «le prix à payer» pour son action en Ukraine
«Cela ne peut pas être la manière dont les relations internationales doivent se régler au XXIe siècle. Ce n'est pas acceptable et il y aura des conséquences et un prix à payer», a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, au cours d'une conférence de presse lundi à Kiev.

11h33: Lavrov dénonce les menaces de «sanctions» et de «boycottage»
«Ceux qui essaient d'interpréter la situation comme une agression et menacent de sanctions et de boycottage sont les mêmes qui ont systématiquement encouragé le déni du dialogue et ont finalement encouragé la polarisation de la communauté ukrainienne», a accusé lLe chef de la diplomatie russe, lors de l'ouverture de la principale session annuelle du Conseil des droits de l'Homme.

11h20: La Russie poursuit le chef du mouvement nationaliste ukrainien Pravy Sektor (Secteur droit)
Le Comité d'enquête russe, principal organe chargé des enquêtes criminelles en Russie, a indiqué dans un communiqué avoir lancé des poursuites contre Dmytro Iaroch pour avoir appelé publiquement «au terrorisme et à l'extrémisme», un chef d'accusation passible de sept ans d'emprisonnement. «Selon l'enquête, le chef de l'organisation ultranationaliste Pravy Sektor Dmytro Iaroch appelle dans ses discours les forces antirusses à se livrer à des actes extrémistes et à répandre la terreur sur le territoire russe», a expliqué le comité. Il a ajouté avoir l'intention de demander sa mise en détention par défaut puis un mandat d'arrêt international à son encontre.
La télévision publique russe a relayé ce week-end une information selon laquelle Dmytro Iaroch aurait écrit sur un réseau social qu'il voulait que le chef rebelle tchétchène Dokou Oumarov arme les combattants antirusses, ce qui a provoqué de vives réactions d'un responsable de la diplomatie russe et du président tchétchène Ramzan Kadyrov. Pravy Sektor a affirmé que son site avait été piraté.

11h10: La Russie a déclaré la guerre à l'Ukraine, et aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, juge Timochenko
«Vladimir Poutine comprend bien qu'en nous déclarant la guerre, il la déclare aussi aux garants de notre sécurité, à savoir les Etats-Unis et la Grande-Bretagne», a déclaré l'ex-Premier ministre Ioulia Timochenko dans une adresse à la nation en vidéo disponible sur son site Internet. La Russie, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne se sont portés garants de l'intégrité territoriale de l'Ukraine en 1994, quand cette ex-république soviétique a renoncé aux armes nucléaires.
«Je ne crois pas que la Russie franchira cette ligne rouge. Si elle le fait, elle perdra», a souligné Ioulia Timochenko. Elle a également estimé que l'«agression russe» aurait été impossible si l'Ukraine avait adhéré auparavant à l'Otan.
Ioulia Timochenko a également estimé que le lancement de l'«agression russe» était le résultat de la nouvelle révolution ukrainienne, qui a fait tomber le régime de Ianoukovitch qu'elle a jugé «subordonné à la Russie». «La Russie n'a pas voulu l'accepter. Elle a maintenant décidé de s'emparer de l'Ukraine avec une intervention armée», a-t-elle lancé.

11h07: Sergueï Lavrov accuse le nouveau gouvernement de s'attaquer aux minorités
Le ministre russe des Affaires Etrangères a accusé devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU le nouveau gouvernement ukrainien de s'attaquer aux «minorités».
«Les radicaux continuent de contrôler les villes. Au lieu de ce qui a été promis, on a créé un gouvernement des vainqueurs, une décision a été prise dans la Rada pour diminuer les droits des minorités linguistiques. Il a été dit qu'il faut punir la langue russe, les vainqueurs ont l'intention d'utiliser les fruits de leurs victoires pour s'attaquer aux droits de l'Homme», a déclaré Sergueï Lavrov, défendant la mise en place d'«unités d'autodéfense» pour «protéger les populations».

10h31: La «pire crise en Europe du 21e siècle», selon Hague
«C'est difficile d'établir un classement mais c'est certainement la pire crise en Europe du 21e siècle et elle va requérir tous nos efforts diplomatiques», a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague depuis Kiev dans une interview à la BBC, peu avant une conférence de presse.
William Hague, qui a rencontré les nouvelles autorités ukrainiennes, a averti Moscou des «coûts importants» que l'intervention militaire en Crimée allait entraîner. «Il y a des mesures d'ordre diplomatique que nous avons déjà commencé à prendre», a déclaré William Hague, qui souligne qu'«une série d'autres coûts significatifs» va être prise.

10h08: L'ex-chef de la diplomatie tchèque compare Poutine à Hitler
«Ce qui se passe en Ukraine est une répétition de l'Histoire», a estimé Karel Schwarzenberg dans une interview au quotidien autrichien Österreich, rappelant les invasions de l'Allemagne nazie en Autriche, Tchécoslovaquie et Pologne en 1938 et 1939, avant d'ajouter: «Poutine agit selon le même principe qu'Adolf Hitler.»
«Comme il voulait envahir la Crimée, il avait besoin d'un prétexte et a expliqué que ses compatriotes étaient opprimés», a expliqué Karel Schwarzenberg au quotidien populaire autrichien, ajoutant que les Russes de Crimée ne sont victimes d'aucune discrimination. «Quand Hitler voulait annexer l'Autriche, il a expliqué que les Allemands y étaient opprimés», a insisté Karel Schwarzenberg, homme politique de droite, pro-européen et ministre des Affaires étrangères tchèque de 2007 à 2009 puis de 2010 à 2013.

10h04: L'OSCE veut envoyer une mission pour enquêter sur les «incidents» en Ukraine
«Au regard de la situation des droits de l'Homme, j'encourage le gouvernement ukrainien à inviter le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'Homme (BIDDH) à déléguer sur place une mission chargée d'évaluer le passé et (...) la situation en matière de droits de l'Homme et notamment d'établir les faits et circonstances relatifs aux incidents qui se sont déroulés en Ukraine», a déclaré le président en exercice de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Didier Burkhalter, à l'ouverture de la principale session annuelle du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

9h47: La Bourse de Paris en forte baisse
La Bourse de Paris évoluait en forte baisse lundi matin (-1,80%), pénalisée comme l'ensemble des actifs risqués par les craintes d'une aggravation du conflit en Ukraine. A 9h22 , l'indice CAC 40 perdait 79,31 points à 4.328,77 points. «L'escalade des tensions en Ukraine provoque un mouvement défensif sur les marchés», résument les analystes chez Saxo Banque.
Pour Chris Weston, analyste chez IG, «la situation en Ukraine est clairement le thème principal pour les marchés et va prendre le pas sur tout le reste cette semaine». Il prévient qu'il s'agit d'un mouvement de vente important, mais «sans réelle panique». La situation «évolue d'heure en heure et est critique», observe-t-il encore. «Le marché veut savoir dans quelle mesure l'Ouest va imposer des sanctions économiques à la Russie en cas de violence.»
«Tant que la visibilité ne sera pas meilleure sur les issues potentielles, les actifs refuges devraient avoir les faveurs des investisseurs», estiment les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC.


9h40: Les Etats-Unis demandent l'envoi «immédiat» d'observateurs de l'OSCE
Cette annonce a été faite lors d'une réunion spéciale de l'Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE) à Vienne. Une telle mission devra notamment tenter d'«assurer la protection des droits des minorités» et «veiller au respect de l'intégrité territoriale», a plaidé l'ambassadeur américain Daniel Baer devant ses collègues.


 
9h20: «Graves conséquences» pour Moscou, selon le ministre polonais des Affaires étrangères
«Nous savons que chez les rapaces l'appétit vient en mangeant. L'enjeu pour le monde libre est de s'opposer à cette logique», a déclaré Radoslaw Sikorski aux journalistes. «La Russie subira de graves conséquences» pour son intervention en Ukraine, a-t-il ajouté juste avant le début d'une réunion du Conseil polonais pour la sécurité nationale, consacré à la situation en Ukraine.

9h15: Le Dax en forte chute à la Bourse de Francfort peu après l'ouverture
La Bourse de Francfort enregistrait un net repli lundi peu après l'ouverture, lestée comme la plupart des autres places européennes par les craintes concernant une aggravation du conflit en Ukraine. Vers 9h10, l'indice vedette Dax reculait de 2,45% à 9.454,19 points, tandis que l'indice MDax des valeurs moyennes abandonnait 2,33% à 16.498,18 points au même moment.

9h12: Ban Ki-moon va rencontrer le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov à Genève
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov vont avoir un «déjeuner de travail» à la mission russe à 13h15 ce lundi à Genève, a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'ONU à Genève, Corinne Momal-Vanian. Les deux hommes participent ce lundi matin à l'ouverture de la principale session annuelle du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève.

9h:  La Russie et la Chine constatent leur concordance de vues sur l'Ukraine selon le MAE russe
Les chefs de la diplomatie russe et chinoise ont constaté lundi leur concordance de vues sur la situation en Ukraine lors d'une conversation téléphonique, a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères.
8h50: L'acceptation par Moscou d'un «groupe de contact» serait une «avancée» selon Fabius
L'acceptation par le président russe Vladimir Poutine de la création d'un «groupe de contact» sur la crise en Ukraine, si elle se confirme, constituerait une «avancée», a estimé lundi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius sur RTL. Le ministre a indiqué que, selon son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, la réponse de Moscou devrait être formalisée ce lundi matin.

8h38: «La Russie ne veut pas de guerre avec l'Ukraine» selon un diplomate russe
La Russie ne veut pas de guerre avec l'Ukraine et le feu vert du Parlement russe à une intervention militaire en Ukraine est avant tout destiné à montrer le sérieux des intentions du Kremlin, a déclaré un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Grigori Karassine lors d'une émission sur la chaîne publique Rossia 1.

8h32: Laurent (PCF) demande à Hollande d'associer les partis

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a demandé lundi «solennellement» à François Hollande d'associer les partis et les parlementaires aux décisions françaises sur l'Ukraine.
«L'urgence, c'est d'appeler à stopper l'escalade militaire», a déclaré le sénateur sur i>TELE.
 
8h28: La banque centrale de Russie annonce une hausse surprise de son taux directeur à 7%
La banque centrale russe a annoncé lundi une hausse inattendue de son taux directeur à 7%, contre 5,5% auparavant, en raison de l'apparition de "risques pour l'inflation et la stabilité financière" alors que les marchés paniquent face à l'escalade en Ukraine.

8h25: Ianoukovitch est toujours le président «légitime» en Ukraine selon Medvedev

Le président déchu ukrainien Viktor Ianoukovitch est toujours le président légitime de cette ex-république soviétique, même si son autorité est «insignifiante», a estimé lundi le Premier ministre russe Dmitri Medvedev.
«Oui, l'autorité du président Ianoukovitch est quasiment insignifiante, mais cela n'efface pas le fait que selon la Constitution ukrainienne c'est le chef de l'Etat légitime», a écrit Dmitri Medvedev dans un message sur son compte Facebook.
 
8h: la Bourse de Moscou et le rouble plongent

La Bourse de Moscou a chuté de plus de 5% et le rouble plongeait à des records historiques de faiblesse à l'ouverture des marchés financiers en Russie qui paniquaient face à une possible intervention russe en Ukraine.
Les deux indices de la place financière moscovite, le Micex et le RTS, dégringolaient respectivement de 5,89% et 7,08% vers 06H15 GMT. L'euro a dépassé le seuil très symbolique des 50 roubles, jamais vu, et le dollar est monté jusque 36,85 roubles, dépassant son record de 2009.
 

Les Occidentaux multiplient depuis samedi les pressions sur la Russie, accusée par l'Ukraine d'avoir choisi la guerre, pour tenter de trouver une issue à l'un des plus graves conflits avec Moscou depuis la chute du mur de Berlin. Les ministres européens des Affaires étrangères se retrouvent ce lundi à Bruxelles pour leur deuxième réunion d'urgence sur l'Ukraine en dix jours. Mais depuis, la situation s'est brutalement agravée.

L'Ukraine s'est déclarée dimanche «au bord de la catastrophe» à la suite de la «déclaration de guerre» de la Russie et semblait perdre rapidement le contrôle de la Crimée, poussant les Occidentaux du G8 à faire bloc contre Moscou. Condamnant la «claire violation» de la souveraineté de l'Ukraine par Moscou, les dirigeants de sept pays membres du G8 ont annoncé dimanche la suspension de leurs préparatifs en vue du sommet du groupe à Sotchi (Russie) en juin.