EN DIRECT. Ukraine: Le commandant en chef de la marine ukrainienne prête allégeance aux autorités pro-russes de Crimée... La Russie risque sa place au sein du G8, selon Kerry...

B.D. avec AFP

— 

Une manifestante pro-Russe agite un drapeau russe à Balaklava, près de Sebastopol, le 1er mars 2014.
Une manifestante pro-Russe agite un drapeau russe à Balaklava, près de Sebastopol, le 1er mars 2014. — AFP PHOTO / VIKTOR DRACHEV
23h20: Merci d'avoir suivi ce live. Vous pouvez retrouver la synthèse des événements marquants de la journée par ici.

22h56: Washington a annulé des réunions économiques avec la Russie

22h37: John Kerry se rendra à Kiev mardi, selon un responsable américain
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry sera à Kiev mardi pour soutenir les autorités intérimaires ukrainiennes, au moment où les troupes russes contrôlent complètement la Crimée, ont annoncé dimanche des responsables américains.
Le département d'Etat a annoncé dans un bref communiqué le voyage de Kerry mardi dans la capitale ukrainienne, tandis qu'un responsable américain faisait état du «contrôle opérationnel complet» par Moscou de la Crimée, une péninsule du sud de l'Ukraine.

22h36: Les Russes ont achevé le contrôle opérationnel de la Crimée, affirme un responsable américain

21h31: Poutine accepte un «groupe de contact» pour «entamer un dialogue», affirme Merkel
Vladimir Poutine a accepté une proposition d'Angela Merkel sur la création d'un «groupe de contact» pour entamer «un dialogue politique» sur l'Ukraine, a indiqué dimanche le gouvernement allemand, après un entretien téléphonique de la chancelière allemande avec le président russe.
«Le président Poutine a accepté la proposition de la chancelière d'établir immédiatement une mission d'enquête ainsi qu'un groupe de contact, éventuellement sous la direction de l'OSCE, pour entamer un dialogue politique», selon un communiqué du gouvernement allemand.


21h17: Le gouvernement britannique boycottera les JO Paralympiques de Sotchi
Et ce, pour protester contre l'intervention militaire de la Russie en Ukraine, a annoncé dimanche le Premier ministre David Cameron. Selon le Premier ministre, ce «ne serait pas bien» que les ministres se rendent aux jeux Paralympiques 2014, qui débutent le 7 mars, en raison de «la gravité de la situation» en Ukraine.
Le chef de la diplomatie britannique William Hague s'est rendu à Kiev pour rencontrer les nouveaux dirigeants ukrainiens, les assurer du soutien de Londres et les inciter à la retenue. Le Premier ministre Cameron devrait, lui, parler plus tard dans la soirée de dimanche avec le président américain Barack Obama, selon son porte-parole.


21h10: Hollande est «perdu», estime Le Maire
L'ancien ministre UMP Bruno Le Maire a affirmé dimanche que le président François Hollande paraissait «un peu perdu» avec la crise ukrainienne, voyant dans cet épisode une preuve que «la voix de la France» n'était «plus écoutée».
Interrogé sur l'appel de la France à suspendre les travaux du G8, une instance à laquelle appartient la Russie, Le Maire l'a jugée «insuffisante au regard de la gravité des enjeux: de nouveaux morts en Ukraine et, surtout, un nouveau rideau de fer en Europe».
«Je salue les efforts de Laurent Fabius mais je vois aussi une voix de la France qui aujourd'hui n'est plus respectée ni écoutée, parce que nous ne prenons pas suffisamment d'initiatives», a-t-il déclaré lors du Grand jury RTL/LCI/Le Figaro consacré à un débat entre le député de l'Eure et la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem.
 
21h02: L'Otan appelle au déploiement d'observateurs internationaux en Ukraine
L'Otan a appelé dimanche la Russie et l'Ukraine à rechercher une «solution pacifique» à la crise à travers le «dialogue» et le déploiement d'observateurs internationaux», a annoncé son secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen.
Il a aussi indiqué que l'Alliance atlantique entendait dialoguer avec la Russie à travers leur outil de coopération, le Conseil Otan-Russie.

20h57: «Eviter les menaces inappropriées» dit Le Pen
La présidente du FN Marine Le Pen a critiqué dimanche la suspension de la participation de la France à la préparation au G8 de Sotchi du fait de la crise ukrainienne et préconisé d'«éviter les menaces qui sont inappropriées», a-t-elle déclaré lors de l'émission Tous politiques France Inter/Le Parisien/France 24, appelant «la diplomatie à jouer son rôle». «Les capitales européennes doivent chercher à retrouver le chemin de la diplomatie plutôt que d'effectuer des menaces qui risquent d'entraîner une escalade», a-t-elle dit.

19h25: Berlin sceptique quant à une éventuelle exclusion de la Russie du G8
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, s'est montré sceptique dimanche quant à une éventuelle exclusion de la Russie du G8, plaidant en faveur d'une désescalade de la situation en Ukraine.
«Le format du G8 est le seul format où nous, les Occidentaux, nous parlons directement avec la Russie et devrions nous vraiment sacrifier ce seul format ?», a déclaré Steinmeier, dans un entretien à la première chaîne de télévision publique allemande ARD.

 
18h07: Le commandant en chef de la marine annonce qu'il prête allégeance aux autorités pro-russes de Crimée
Le commandant en chef de la marine ukrainienne, l'amiral Denis Berezovski, a annoncé dimanche qu'il prêtait allégeance aux autorités pro-russes de Crimée, au cours d'une conférence de presse à l'état-major de la flotte russe à Sébastopol. «Je prête allégeance aux habitants de la république autonome de Crimée (...). Je jure d'obéir aux ordres du commandant suprême de la république autonome de Crimée», a-t-il déclaré.
Le Premier ministre pro-russe de Crimée, Serguiï Axionov, a salué un «événement historique» et souligné que l'amiral Berezovski acceptait ainsi de se placer «sous les ordres des autorités légitimes de la péninsule», au cours de cette même conférence de presse.
L'amiral Berezovski avait été nommé vendredi à la tête de la marine ukrainienne par le président par intérim Olexandre Tourtchinov. Kiev est en train de perdre le contrôle de la Crimée, où des milliers de soldats non identifiés bloquent les militaires ukrainiens dans leurs casernes.
18h03: Manifestations à Berlin contre l'intervention russe en Crimée
Selon la police berlinoise, jusqu'à 400 personnes ont manifesté pacifiquement devant l'immense ambassade russe, située en plein coeur de Berlin, agitant des drapeaux ukrainiens. Une dizaine se sont allongées devant une affiche rappelant les interventions russes qui ont eu lieu par le passé et s'interrogeant sur celle éventuellement à venir: «RDA 1953, Hongrie 1956, Tchécoslovaquie 1968, Afghanistan 1979, Géorgie 2008, Ukraine 2014?»

17h20: Une chaîne russe annule la retransmission en direct des Oscars
«En raison du grand nombre d'informations liées à la situation autour de la république autonome de Crimée et de l'Ukraine, et de l'intérêt accru pour les informations, Pervyi Kanal estime qu'il n'est pas possible de retransmettre pendant cinq heures la cérémonie des Oscars, d'autant plus pendant la tranche matinale, lorsqu'un maximum d'informations sont diffusées en direct», a expliqué la chaîne de télévision russe pro-Kremlin Pervyi Kanal sur son site internet.
Cette cérémonie, qui doit durer cinq heures à partir de 2h30 à Paris lundi (5h30 à Moscou), sera diffusée en différé le lendemain.

17h06: Manifestation à Londres contre l'intervention russe en Crimée
Quelques centaines de manifestants, contenus derrière des barrières, face à l'ambassade russe, dans l'ouest de Londres, à Kensington Palace Gardens ont brandi des drapeaux ukrainiens et syriens et des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: «Pas de Guerre», «Libérez l'Ukraine», «Poutine, Touche pas à l'Ukraine», «Il faut Agir, Poutine n'écoute pas» ou «Poutine, marchand de guerre». Certains criaient «Poutine est un meurtrier» ou «arrêtez l'occupation». Aucun débordement n'a eu lieu, selon la police.

16h45: Varsovie appelle à une pression ferme et à l'intransigeance face à la Russie
«La seule méthode pour arrêter la Russie et en même temps pour éviter des conflits dramatiques dans cette partie du monde, c'est une pression ferme et une intransigeance de l'Europe, des Etats-Unis et du Canada», a déclaré le Premier ministre polonais Donald Tusk. «Il faut aujourd'hui une politique calme, équilibrée mais aussi ferme et communautaire face à la Russie, basée sur un désapprobation de ce genre d'actions et d'annonces de Moscou. Ceci pour éviter un conflit de grande envergure», a insisté le chef du gouvernement polonais à l'issue d'une rencontre avec des experts et les responsables de tous les grands partis politiques de son pays.
Il a assuré qu'il ne voyait pas en ce moment de danger direct pour son pays «mais une instabilité persistante en Ukraine, une désintégration de ce pays ou une guerre civile créerait à long terme une plus grande menace». Le président Bronislaw Komorowski a convoqué pour lundi son Conseil pour la sécurité nationale réunissant le Premier ministre, les ministres responsables pour la sécurité du pays, les présidents des deux chambres du parlement et les chefs de partis représentés au parlement.

16h20: Entretien de François Hollande et Ban Ki Moon
Le président de la République et le secrétaire général des Nations Unies, se sont entretenus ce dimanche de la situation en Ukraine, rapporte l'Elysée dans un communiqué. Les deux hommes ont évoqué «les principes qui doivent guider  une solution à la crise actuelle», souligne le texte, citant «le respect de l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine ; la reconnaissance de la diversité ethnique, linguistique et culturelle de la population ukrainienne ; l’organisation de l’élection présidentielle de manière transparente et incontestable».

15h46: Berlin met Moscou en garde contre une nouvelle division de l'Europe
«N
ous appelons de toute urgence la Russie à s'abstenir de toute atteinte à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier. «Nous sommes sur la voie très périlleuse qui conduit à une aggravation de la tension. Une inversion est encore possible. Une nouvelle division de l'Europe peut encore être évitée», a-t-il ajouté.
«Il est impératif que tous les responsables renoncent à des mesures qui ne peuvent être comprises que comme une provocation», a poursuivi Frank-Walter Steinmeier, affirmant qu'une autre attitude risquait d'avoir des «conséquences dramatiques» et «de réduire à néant des années de coopération pour une Europe plus sûre».

15h02: L'homme le plus riche d'Ukraine appelle à préserver l'intégrité territoriale
«Le recours à la force de l'extérieur est inacceptable. La crise ne peut avoir qu'une seule solution: pacifique», a déclaré Rinat Akhmetov, l'homme le plus riche d'Ukraine et principal financier du parti du président déchu Viktor Ianoukovitch, cité dans un communiqué de son groupe SKM. «J'appelle tous les citoyens à s'unir pour une Ukraine unie et indivisible (...) Il faut garder la tête froide, ne pas céder aux provocations et prendre des décisions bien pesées», a-t-il souligné.
Rinat Akhmetov était un proche du président déchu Viktor Ianoukovitch qui est comme lui originaire de la région pro-russe de Donetsk (est) où le conseil municipal a appelé samedi à un référendum sur l'avenir de la région après une grande manifestation pro-russe samedi.

15h: La Russie risque sa place au sein du G8, affirme Kerry
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a mis fermement en garde la Russie sur le risque de perdre sa place au sein du G8 si Moscou poursuit son incursion militaire en Crimée. Le président Vladimir Poutine «pourrait ne pas avoir de [sommet du] G8 à Sotchi, il pourrait même ne pas rester au sein du G8 si cela continue», a prévenu John Kerry sur la télévision américaine NBC.

14h43: Manifestation à Varsovie contre l'agression russe en Crimée
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche devant l'ambassade de Russie à Varsovie pour protester contre l'agression russe en Crimée. Agitant des drapeaux polonais, ukrainiens, européens et bélarusses, les manifestants ont brandi des pancartes comparant le chef de l'Etat russe Vladimir Poutine à Hitler ou Stalin, craitn «Touchez pas à l'Ukraine», «Touchez pas à la Crimée», «l'Ukraine libre».

14h21: Londres suspend sa participation aux préparatifs du G8 de Sotchi, annonce le Foreign Office
«Le Royaume-Uni va se joindre à d'autres pays du G8 cette semaine en suspendant notre coopération sous l'égide du G8, que la Russie préside cette année, ce qui inclut les réunions de cette semaine pour la préparation du sommet du G8 et ensuite nous allons garder cette approche pour les prochaines réunions du G8 jusqu'à nouvel ordre», a annoncé sur la chaîne de télévision Sky News le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague. Il se trouvait alors sur le tarmac d'une base militaire britannique, prêt à monter à bord d'un avion pour gagner Kiev.

14h15: Mille hommes armés bloquent une unité de gardes-côtes ukrainiens en Crimée
Un millier d'hommes armés bloquait dimanche l'entrée d'une unité des gardes-côtes ukrainiens en Crimée pour contraindre les Ukrainiens à rendre les armes, a annoncé le ministère ukrainien de la Défense dans un communiqué. «La 36e brigade des gardes-côtes à Perevalne (près de Simféropol, chef-lieu de la Crimée) est bloquée par un millier d'hommes armés et une vingtaine de camions. Il y a un risque d'assaut», a indiqué le ministère ukrainien sans préciser la nationalité des hommes armés.
Le président par intérim Olexandre Tourtchinov a déclaré dans la matinée qu'un commandant russe avait donné aux militaires ukrainiens en Crimée «jusqu'à 5h (4h à Paris)» dimanche pour rendre les armes.Selon un média local, environ 400 fusiliers marins ukrainiens étaient bloqués dimanche matin dans leur base à Feodossia, port situé à 200 km de Simféropol, par des militaires russes, qui exigeaient là aussi qu'ils rendent leurs armes.

13h51: Fillon juge qu'il faut empêcher toute intervention russe
«On doit tout faire pour empêcher l'intervention russe» en Ukraine, a affirmé l'ex-Premier ministre François Fillon. «Et en même temps on ne peut pas désigner les Russes comme les seuls fauteurs de troubles, il y a aussi des erreurs qui ont été commises par le nouveau pouvoir de Kiev», a-t-il dit. Parmi ces erreurs, il a expliqué que «ce n'était pas intelligent de la part des responsables de Kiev d'interdire l'usage de la langue russe dans l'est». « Laurent Fabius a raison de dire qu'on ne règlera pas la question ukrainienne en concentrant simplement la critique sur la politique de la Russie», a-t-il ajouté.
François Fillon a fortement plaidé en faveur du «dialogue»: «Il faut parler avec les Russes, a-t-il martelé. La France depuis 18 mois n'a cessé de traiter la Russie d'une manière assez légère», a-t-il regretté, appelant au passage à «s'inspirer» du comportement de Nicolas Sarkozy pendant la crise georgienne de 2008. Quant à la participation de la France aux travaux préparatoires du G8 de Sotchi, «cela ne sert à rien». «Je comprends qu'on le fasse mais cela ne sert strictement à rien, les Russes ne vont pas se laisser impressionner (...) au contraire», a-t-il commenté.

13h42: La Lituanie rappelle son ambassadeur en Russie
Dans une brève déclaration, le ministère des Affaires étrangères de ce pays balte a expliqué qu'il s'agissait d'une réaction à des «actions illégales de la Russie contre la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine». La Lituanie, comme les deux autres Etats baltes, la Lettonie et l'Estonie, ont divorcé d'avec l'Union soviétique en 1991, après cinq décennies de régime communiste, et ont rejoint l'UE et l'OTAN en 2004. Leurs relations avec Moscou ne sont pas des plus faciles et les trois pays réagissent mal à des mouvements militaires russes dans la région.
La Lituanie, qui a assuré en 2013 la présidence tournante de l'Union européenne, a joué un rôle important pour tenter de conclure un accord d'association avec l'Ukraine que le président Viktor Ianoukovitch avait finalement rejeté lors d'un sommet fin novembre à Vilnius.

13h36: Sur Twitter, des photos d'une manifestation à Moscou contre l'invasion en Ukraine



13h15: Prague convoque l'ambassadeur russe
Le ministre tchèque des Affaires étrangères Lubomir Zaoralek a annoncé dimanche avoir convoqué l'ambassadeur de Russie à Prague, suite à la décision russe d'envoyer des troupes dans la région de Crimée en Ukraine. «Je vais le rencontrer à 13h GMT aujourd'hui», a-t-il indiqué, ajoutant «si c'est le début d'une invasion destinée à occuper la Crimée, c'est quelque chose dont nous avons une riche expérience et nous ne pouvons pas être d'accord avec cela».
Samedi, Lubomir Zaoralek, tout comme le président tchèque Milos Zeman, ont comparé les opérations russes en Crimée à l'occupation soviétique de la Tchécoslovaquie en 1968 qui a écrasé un mouvement démocratique dans ce pays ayant coûté plus de 100 vies.

13h05: La Russie «menace la paix et la sécurité en Europe», selon l'Otan
«Ce que fait la Russie en Ukraine viole les principes de la Charte des Nations unies. Cela menace la paix et la sécurité en Europe. La Russie doit cesser ses activités militaires et ses menaces», a déclaré le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen. «Aujourd'hui, nous allons discuter de leurs implications pour la paix et la sécurité en Europe, et pour les relations entre l'Otan et la Russie», a-t-il ajouté avant la réunion des ambassadeurs des 28 pays membres.
«Nous soutenons l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine. Nous soutenons le droit du peuple ukrainien de déterminer son propre avenir sans interférence extérieure», a réaffirmé Anders Fogh Rasmussen, qui a aussi «insisté sur la nécessité pour l'Ukraine de continuer à respecter les droits de toutes les populations et d'assurer que les droits des minorités sont protégés». Soulignant que ce pays était «notre voisin et un partenaire de l'Otan», il a appelé de nouveau «toutes les parties à poursuivre leurs efforts pour s'éloigner de cette situation dangereuse», et «en particulier la Russie à faire baisser les tensions».

12h59: La France «suspend» sa participation aux réunions préparatoires du G8 de Sotchi
«Nous avons suspendu notre participation aux réunions préparatoires qui vont se tenir dans les prochains jours» en vue du G8 de Sotchi prévu en juin, a-t-on appris de source diplomatique à l'Elysée. La décision a été «entérinée» lors de la «réunion de crise» entre François Hollande et Laurent Fabius.

12h54: Réunion d'urgence de l'Otan
Les ambassadeurs des 28 pays membres de l'Otan se sont retrouvés à 13h au siège de l'Alliance atlantique à Bruxelles, avant une réunion avec leur homologue ukrainien à 16h. Selon une source diplomatique, il ne faut pas attendre «grand chose de concret» de cette réunion. Ce sera un «échange sur la situation» et un rappel des positions des différents pays membres, a indiqué une autre source diplomatique.

12h48: «Réunion de crise» à l'Elysée réunissant Hollande et Fabius
Une «réunion de crise» sur la situation en Ukraine s'est tenue ce dimanche matin à l'Elysée autour de François Hollande et Laurent Fabius, selon une source diplomatique à l'Elysée. «Le président et le ministre des Affaires étrangères ont tenu une réunion de crise à l'Elysée pour évaluer la situation en Ukraine et examiner les moyens d'éviter une escalade militaire.»

12h30: Le pape appelle à «surmonter l'incompréhension» réciproque
Le pape François a appelé dimanche lors de l'Angélus, place Saint-Pierre à Rome, les parties en présence en Ukraine à surmonter leur «incompréhension» réciproque. Il a aussi lancé un appel pour que «la communauté internationale soutienne toute initiative en faveur du dialogue» et demandé aux fidèles de prier pour l'Ukraine.

12h15: Une «déclaration de guerre» de la Russie, selon le Premier ministre ukrainien
«C'est l'alerte rouge. Ce n'est pas une menace, c'est en fait une déclaration de guerre à mon pays», a déclaré le Premier ministre Arseni Iatseniouk. «Nous appelons le président Poutine à retirer ses forces armées et à s'en tenir aux obligations internationales et aux accords bilatéraux et multilatéraux entre la Russie et l'Ukraine», a-t-il ajouté.
«Si le président Poutine veut être le président qui a débuté une guerre entre deux pays voisins et amis, entre l'Ukraine et la Russie, il est tout près d'atteindre son objectif. Nous sommes au bord du désastre», a-t-il dit, s'exprimant en anglais lors d'un point presse au Parlement.
«La Russie n'avait aucune raison d'envahir l'Ukraine et nous pensons que nos partenaires internationaux et toute la communauté internationale soutiendront l'intégrité territoriale et l'unité de l'Ukraine et feront tout ce qu'ils peuvent pour arrêter le conflit militaire provoqué par la Russie», a-t-il dit.

12h06: Le Japon appelle au «respect de l'intégrité territoriale»
En déplacement samedi à Jakarta à l'occasion d'une conférence sur la Palestine, le ministre japonais des affaires étrangères Fumio Kishida a «fermement appelé toutes les parties» impliquées dans la crise ukrainienne à respecter «le règne de la loi et l'intégrité territoriale». Le Japon, qui s'est singulièrement rapproché de la Russie ces derniers mois, a également appelé toutes les parties à «exercer le maximum de retenue et à agir de manière responsable».

12h05: Le chef de la diplomatie espagnole écourte sa visite en Iran
Le chef de la diplomatie espagnole José Manuel García-Margallo a écourté sa visite en Iran pour participer à une réunion avec ses homologues de l'Union européenne sur la crise en Ukraine. «Il repart cet après-midi pour Bruxelles», a déclaré une source diplomatique espagnole à Téhéran. Le ministre espagnol, qui devait rester plusieurs jours en Iran, s'était dit «inquiet de l'intégrité territoriale de l'Ukraine», lors d'une conférence de presse avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif.
 
10h45: L'Ukraine va mobiliser ses réservistes, annonce le Conseil de sécurité nationale
«Le ministère de la Défense doit appeler à travers l'Ukraine tous ceux dont les forces armées ont besoin en ce moment», a souligné le responsable du Conseil de sécurité nationale et de défense, Andriï Paroubiï, dans une déclaration télévisée. Cette mesure doit permettre selon lui «d'assurer la sécurité et l'intégrité territoriale de l'Ukraine», après la «violation par la Russie des accords bilatéraux, notamment concernant la flotte de la mer Noire».

10h42: La France souhaite «la suspension» des préparatifs du G8 de Sotchi
«Nous condamnons l'escalade militaire russe», a déclaré le chef de la diplomatie française Laurent Fabius sur Europe 1, ajoutant que Paris souhaitait «que soit suspendue la préparation du G8 de Sotchi [qui doit avoir lieu en juin] tant que nos partenaires russes ne sont pas revenus à des principes conformes à ceux du G7 et du G8».

10h30: Les Occidentaux mobilisés
Après une réunion samedi en urgence du Conseil de sécurité des Nations unies,où le sEtats-Unis ont réclamé le retrait des renforts russes de Crimée et suggéré l'envoi d'«observateurs internationaux» en Ukraine, l'Alliance atlantique convoque ce dimanche une réunion d'urgence des 28 ambassadeurs des pays membres de l'OTAN, avant une Commission OTAN-Ukraine prévue dans l'après-midi.
Lundi, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'Union européenne vont se réunir en urgence à Bruxelles pour évoquer la situation en Ukraine. Le chef de la diplomatie grec, dont le pays occupe la présidence tournante de l'UE, est attendu dimanche à Kiev, accompagné par son homologue britannique William Hague., où il rencontrera les nouveaux dirigeants ukrainiens.


Les Occidentaux continuent de faire monter la pression contre Moscou, après le feu vert obtenu samedi par Vladimir Poutine pour une intervention armée russe en Ukraine, où l'état d'alerte a été décrétée face aux menaces qui pèsent sur la Crimée et l'est du pays.