EN DIRECT. Ukraine: L'envoi de soldats approuvé par le Parlement russe... Hollande met Poutine en garde...

avec AFP

— 

Des hommes armés et cagoulés patrouillent dans les rues de Crimée, le 28 février 2014.
Des hommes armés et cagoulés patrouillent dans les rues de Crimée, le 28 février 2014. — VIKTOR DRACHEV / AFP
22h50: Merci d'avoir suivi ce live. On fait le point sur les nombreux événements du jour par ici, pour mieux comprendre ce qu'il se passe en Ukraine.
21h47: Le chef du Pentagone a parlé au téléphone avec son homologue russe
21h45: Obama réunit son équipe de sécurité nationale
20h43: Le Premier ministre ukrainien n'y croit pas
Le Premier ministre ne croit pas en une intervention russe qui signifierait «la guerre».
20h29: Cameron ne comprend pas
Aucune justification ne vient soutenir une intervention militaire en Ukraine, assure David Cameron, le Premier ministre britannique.
«Il ne peut y avoir de justification à une intervention militaire extérieure en Ukraine, comme je l'ai dit au président Poutine avec lequel j'ai parlé hier (vendredi)», a déclaré Cameron. «Chacun doit réfléchir soigneusement avant d'agir et travailler pour réduire les tensions et non les aggraver. Le monde nous regarde», a-t-il ajouté.
20h27: L'armée ukrainienne mise en état d'alerte
L'armée ukrainienne a été mise en état d'alerte, a annoncé le président par intérim, Olexandre Tourtchinov, peu après le vote par le Parlement russe autorisant un «recours aux forces armées» en Ukraine. Le président ukrainien par intérim s'exprimait à l'issue d'une réunion du conseil de sécurité nationale et de défense.
20h05: Ban Ki-moon appelle au calme
Ban Ki-moon appelle au calme immédiat dans la crise en Ukraine, selon le porte-parole du secrétaire général des Nations unies.
19h49: Ashton met en garde la Russie
Le haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité pour l'Union européenne, Catherine Ashton, appelle la Russie à ne pas envoyer de troupes en Ukraine.
19h46: EELV «condamne fermement toute violence»
Europe Ecologie-Les Verts (EELV), dont une délégation séjourne à Kiev, «condamne fermement toute violence en Ukraine et toute tentative d'intimidation du nouveau pouvoir» après l'autorisation donnée par le parlement russe à un «recours aux forces armées» dans le pays. Une délégation d'EELV «vient d'arriver à Kiev pour apporter son soutien aux manifestants pacifistes et pro-européens» et exprimer «son attachement à l'intégrité territoriale de l'Ukraine», a annoncé la formation écologiste dans un communiqué.
19h20: Hollande met en garde la Russie
«Tout doit être fait pour éviter une intervention extérieure» en Ukraine, affirme François Hollande dans un communiqué. Le Président explique également qu'il s’est entretenu avec le Premier ministre polonais. «Ils ont partagé leur plus vive  inquiétude à la suite de la décision du Conseil de la Fédération de Russie d’autoriser l’envoi de troupes russes en Ukraine, qui fait peser des menaces réelles sur l’intégrité territoriale et la souveraineté  de l’Ukraine», écrit la présidence.
18h53: Le Premier ministre polonais appelle l'UE à l'union

Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a appelé samedi l'Union européenne à être «solidaire et unie» face à la menace d'intervention russe en Ukraine. «Il est important que l'Europe soit solidaire et unie dans ses réactions», a déclaré le chef du gouvernement dans une déclaration retransmise en direct par plusieurs stations de télévision. «Il faut donner un signal clair que ni l'Europe ni le monde ne vont tolérer d'actes d'agression ou d'intervention», a-t-il insisté.
18h05: Hague condamne la décision du Parlement russe
La décision du Parlement russe est «une menace potentiellement grave pour la souveraineté» de l'Ukraine, juge William Hague, le ministre des Affaires étrangères britannique. Il s'est exprimé sur Twitter:
17h41: La réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE aura lieu lundi
17h35: Le quartier du Parlement en état de siège à Simferopol
Le quartier du Parlement de Crimée semble en état de siège avec la mise en batterie de deux mitrailleuses pointées vers l'extérieur et le déploiement de dizaines d'hommes en uniforme à ses abords, selon l'AFP. Kalachnikov à la main, les «soldats», casqués et encagoulés, qui ont pris position dans tout le centre de Simféropol, la capitale, ne portent aucun signe distinctif. Ils sont appuyés par des dizaines de militants pro-russes sans armes apparentes, mais ayant une façon toute militaire de s'exprimer.
17h23: Poutine réfléchit encore
Vladimir Poutine n'a pas encore pris de décision sur le recours à l'armée russe en Ukraine, afirme le Kremlin.
17h21: Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit
Le Conseil de sécurité de l'ONU doit tenir de nouvelles consultations à huis clos cet après-midi à New York sur la situation en Ukraine et en Crimée, ont indiqué des diplomates. Cette réunion, la deuxième convoquée en urgence en deux jours sur ce dossier, rassemblera à 14h locales (20h de Paris) les ambassadeurs des 15 pays du Conseil, à la demande du Royaume-Uni.
17h00: L'émissaire de l'ONU annule sa venue en Crimée
L'émissaire de l'ONU en Ukraine a indiqué qu'il annulait à sa mission en Crimée en raison des tensions rendant impossible toute visite de cette région, comme demandée par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.
16h34: L'opposant Vitali Klitschko, qui n'a pas de fonction officielle, appelle à la mobilisation générale de l'armée face à «l'agression russe»
16h28: Le Conseil de la Fédération va demander à Poutine le rappel de l'ambassadeur russe aux Etats-Unis
16h24: Le recours à l'armée russe en Ukraine approuvé par le Conseil de la Fédération
Le recours à l'armée russe en Ukraine a été approuvé samedi à l'unanimité par le Conseil de la Fédération à Moscou, à la suite d'une demande en ce sens du président Vladimir Poutine. Réuni en session extraordinaire, le Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement), a approuvé la demande présentée peu auparavant par le président russe d'autoriser «le recours aux forces armées russes sur le territoire de l'Ukraine, jusqu'à la normalisation de la situation politique dans ce pays».
16h22: Les ministres européens vont se réunir
Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union européenne devraient tenir dans les prochains jours une nouvelle session de discussions sur la crise en Ukraine, ont indiqué samedi à l'AFP des diplomates de l'UE. «On parle d'une réunion au début de la semaine prochaine», a déclaré un diplomate de haut rang sous le couvert de l'anonymat. Un autre responsable européen a estimé que la réunion serait «probablement» convoquée pour lundi par la représentante de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton.
15h53: Le chambre haute russe débat d'un envoi de soldats
Le Conseil de la Fédération russe a commencé à débattre en session extraordinaire du recours à l'armée russe en Ukraine, à la suite d'une demande en ce sens du président Vladimir Poutine. Le président russe a demandé peu auparavant d'autoriser «le recours aux forces armées russes sur le territoire de l'Ukraine, jusqu'à la normalisation de la situation politique dans ce pays», selon un communiqué du Kremlin.
14h57: Poutine demande au Conseil de la Fédération le recours à l'armée russe en Ukraine
«En raison de la situation extraordinaire en Ukraine et de la menace pesant sur la vie des citoyens russes, de nos compatriotes, des forces armées russes déployées en Ukraine», Vladimir Poutine a demandé au Conseil de la Fédération d'autoriser «le recours aux forces armées russes sur le territoire de l'Ukraine, jusqu'à la normalisation de la situation politique dans ce pays», selon un communiqué du service de presse du Kremlin.
14h16: Des dizaines de blessés en marge d'une manifestation pro-russe à Kharkiv
Des dizaines de personnes ont été blessées à Kharkiv (est de l'Ukraine) en marge d'une manifestation pro-russe qui a dégénéré en prise d'assaut de l'imeuble de l'administration régionale. Les violences marquées par des jets de pierres, de grenades assourdissantes et de tirs ont éclaté en marge du rassemblement de 20.000 pro-Russes dans le centre de la ville. Quelque 300 manifestants ont lancé l'assaut contre le siège de l'administration régionale où se seraient barricadés des partisans des nouvelles autorités pro-européennes.
13h54: Kiev refuse de reconnaître le nouveau Premier ministre de la Crimée
Le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov a publié un décret refusant de reconnaître le nouveau Premier ministre de la république autonome de Crimée, estimant que «sa nomination s'est produite en violation des lois ukrainiennes». «Le gouvernement ukrainien et les autres organes du pouvoir ne doivent pas considérer Serguiï Axionov comme représentant légitime du pouvoir en Crimée», a-t-il affirmé.
13h08: Le ministre britannique des Affaires étrangères a parlé samedi à Lavrov pour «appeler à une désescalade en Crimée»
Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a indiqué sur son compte twitter avoir parlé avec son homologue russe Sergueï Lavrov et avoir «appelé à une désescalade en Crimée et au respect de la souveraineté» de l'Ukraine.
13h06: Jean-Marc Ayrault veut que «l'intégrité territoriale» ukrainienne soit respectée
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a affirmé à Rome que «l'intégrité territoriale de l'Ukraine doit être respectée. Ça demande de la part de tous les acteurs un grand sens des responsabilités, d'abord des forces politiques ukrainiennes elles-mêmes, mais aussi de tous les partenaires de l'Ukraine», a ajouté le Premier ministre devant quelques journalistes, en marge du congrès du Parti socialiste européen (PSE).
13h02: La Russie pourrait envoyer des soldats en Crimée
Selon la présidente du Sénat russe, Valentina Matvienko.
«Pour répondre à la demande du gouvernement de Crimée, il est même possible, dans cette situation, d'envoyer un contingent limité (de troupes) pour garantir la sécurité de la flotte de la mer Noire et des citoyens russes qui vivent en Crimée», a-t-elle déclaré, citée par l'agence officielle Ria Novosti.
13h: Le QG des gardes-côtes ukrainiens à Sebastopol assiégé par un commando pro-russe
Le siège des gardes-côtes ukrainiens dans la ville de Sébastopol en Crimée est assiégé par environ 300 hommes se disant mandatés par le ministre russe de la Défense, a indiqué le service des gardes-frontières ukrainiens dans un communiqué. «Une tentative est en cours pour occuper le siège des gardes-côtes à Sebastopol. Tous les navires sont en alerte», selon ce communiqué. Les assaillants ont déclaré avoir reçu du ministre de la Défense Sergueï Choïgou «l'ordre d'occuper cette unité», ajoute-t-il.
12h59: Angela Merkel se dit «inquiète»
La chancelière allemande Angela Merkel s'est dit inquiète des événements en Crimée, lors d'un discours prononcé ce samedi à Berlin pendant une manifestation culturelle consacrée à l'Europe.
12h43: La France «vivement préoccupée par les informations provenant de Crimée»
D'après le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Jean-Marc Ayrault a également indiqué que
«l'intégralité territoriale de l'Ukraine doit être respectée».
12h26: La Douma demande à Poutine de protéger la population en Crimée
La chambre basse du Parlement russe a demandé au président Vladimir Poutine de «protéger par tous les moyens» la population de Crimée «contre l'arbitraire et la violence», a déclaré son président, Sergueï Narychkine. «Les députés appellent le président à prendre des mesures pour stabiliser la situation», a-t-il déclaré.
12h11: Dix mille manifestants pro-russes à Donetsk contre le nouveau pouvoir ukrainien
Plus de 10.000 personnes ont manifesté à Donetsk, fief du président déchu Viktor Ianoukovitch dans l'est de l'Ukraine contre les nouvelles autorités de Kiev en brandissant des drapeaux russes. «Russie, Russie!» ont scandé les manifestants alors que sur un podium improvisé, des intervenants déclaraient qu'ils soutenaient «l'aspiration de la Crimée de rejoindre la Russie». 
11h42: Le référendum pour une autonomie accrue en Crimée avancé au 30 mars
Le porte-parole du Premier ministre pro-russe de la république autonome de Crimée Sergiï Axionov a annoncé que le référendum pour plus d'autonomie, initialement prévu le 25 mai, aurait finalement lieu dès le 30 mars. Le vote s'était déroulé à huis clos, le Parlement étant depuis jeudi matin sous contrôle d'un commando armé pro-russe.
11h29: Le ministre de la Défense ukrainien affirme que la Russie a envoyé 6.000 hommes en Crimée
Le ministre ukrainien de la Défense a affirmé que la Russie avait envoyé 6.000 hommes et 30 blindés en Crimée, république autonome d'Ukraine. Igor Peniouk a déclaré lors d'une réunion du conseil des ministres que la Russie avait commencé à envoyer vendredi ces renforts sans «préavis ni la permission de l'Ukraine, en contravention avec les principes de non ingérence dans les affaires des Etats frontaliers».
10h58: Le chef de la diplomatie polonaise écourte sa visite en Iran à cause de la Crimée
Le chef de la diplomatie polonaise, Radoslaw Sikorski, a annoncé à Téhéran qu'il écourtait sa visite en Iran à cause de la situation en Crimée devenue «critique». 
10h51: Varsovie appelle à l'arrêt de tout «mouvement provocateur» des forces armées en Crimée
10h42: Le ministre britannique des Affaires étrangères se rendra dimanche à Kiev

Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, se rendra à Kiev dimanche pour mener des discussions avec le nouveau gouvernement ukrainien, a indiqué le Foreign office samedi sans plus de précisions. «Je viens de parler avec le président en exercice Tourtchinov. Je vais me rendre dimanche à Kiev pour des discussions avec le nouveau gouvernement», a également écrit sur son compte twitter William Hague dans la nuit de vendredi à samedi.
9h28: Des dizaines d'hommes armés patrouillent le centre-ville de Simferopol, en Crimée
Des dizaines d'hommes armés de kalachnikovs et cagoulés, en uniforme mais sans signe permettant de les identifier, ont pris position aux abords du Parlement de Crimée à Simferopol, samedi matin. Deux mitrailleuses ont aussi été installées de manière à pouvoir défendre le bâtiment du Parlement. Un commando pro-russe avait déjà pris jeudi le contrôle du Parlement, mais n'était pas visible à l'extérieur.
9h09: L'Ukraine refuse de répondre militairement à la «provocation» russe, d'après le Premier ministre ukrainien
Le Premier ministre Arseni Iatseniouk a affirmé que l'Ukraine avait refusé de répondre «par la force» à la «provocation» russe consistant à déployer des militaires russes sur le territoire de la république autonome de Crimée. «La présence inadéquate des militaires russes en Crimée est une provocation», mais «les tentatives de faire réagir l'Ukraine par la force ont échoué», a déclaré Iatseniouk en ouvrant un conseil des ministres, ce samedo. Kiev dénonce une «invasion armée russe» en Crimée.
8h50: L'Ukraine a une énorme dette de gaz envers la Russie, rappelle Gazprom
Le groupe public russe Gazprom a indiqué que l'Ukraine avait une «énorme» dette de gaz 1,55 milliard de dollars non payée à la Russie, soulignant que le prix préférentiel accordé à Kiev par la Russie pourrait être remis en cause. «Nous avons de bonnes relations avec l'Ukraine, le transit fonctionne, il faut juste payer le gaz... Pour le moment, les arriérés de paiement se montent à 1,549 milliard de dollars», a déclaré un porte-parole de Gazprom, Sergueï Kouprianov, à l'agence Ria Novosti.
8h47: La Russie ne va pas ignorer la demande d'aide des dirigeants de la Crimée, d'après le Kremlin
La Russie ne va pas ignorer la demande d'aide adressée au président Vladimir Poutine par le nouveau Premier ministre de Crimée, a indiqué le Kremlin
à l'agence Ria Novosti. Le nouveau Premier ministre de Crimée, Sergiï Aksionov, avait appelé auparavant Vladimir Poutine à aider à restaurer «la paix et le calme» en Crimée.

«La Russie ne va pas ignorer cette demande», a déclaré un responsable de l'administration présidentielle russe à l'agence Ria Novosti. Le nouveau Premier ministre de Crimée, Sergiï Aksionov, avait appelé auparavant M. Poutine à aider à restaurer «la paix et le calme» en Crimée.

Le nouveau Premier ministre de Crimée a appelé samedi le président russe Vladimir Poutine à aider à restaurer la «paix et le calme» dans cette république autonome pro-russe du sud de l'Ukraine.

«Prenant en compte ma responsabilité pour la vie et la sécurité des citoyens, je demande au président russe Vladimir Poutine d'aider à assurer la paix et le calme sur le territoire de Crimée», a déclaré Sergiï Aksionov - nommé après la destitution jeudi du gouvernement local par les députés - dans un discours retransmis in extenso par la télévision d'Etat russe.

Appel entendu: «La Russie ne va pas ignorer cette demande», a déclaré un responsable de l'administration présidentielle russe à l'agence Ria Novosti.