Centrafrique: Hollande à Bangui pour soutenir les soldats français

avec AFP

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Le président François Hollande est arrivé vendredi matin à Bangui pour afficher son soutien aux soldats français engagés en Centrafrique où ils sont confrontés selon Paris à des "difficultés considérables", a constaté une journaliste de l'AFP.
Le président François Hollande est arrivé vendredi matin à Bangui pour afficher son soutien aux soldats français engagés en Centrafrique où ils sont confrontés selon Paris à des "difficultés considérables", a constaté une journaliste de l'AFP. — Philippe Wojazer Pool

Le président François Hollande était ce vendredi à Bangui pour afficher son soutien aux soldats français engagés en Centrafrique. Selon Paris, ils sont confrontés à des «difficultés considérables» pour enrayer les violences interreligieuses attisées par un climat de haine.

Deuxième visite du Président français à Bangui

Il s'agit de la deuxième visite à Bangui du président français depuis le déclenchement le 5 décembre de l'opération Sangaris. Pour l'instant, elle n'a pas permis de mettre fin aux troubles dans un pays dévasté par une crise humanitaire sans précédent.

Lors de son séjour d'une journée, François Hollande va également s'entretenir avec la présidente centrafricaine de transition Catherine Samba Panza de l'avenir politique de la Centrafrique. Des élections générales doivent y être organisées au plus tard en février 2015.

Fixer les prochaines missions

Dès son arrivée, François Hollande s'est rendu à la base de l'opération Sangaris, située dans l'enceinte de l'aéroport de Bangui où il a passé les troupes en revue et fait un point de la situation avec le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le commandant de l'opération Sangaris, le général Francisco Soriano, selon les journalistes sur place. «L'enjeu de cette visite est de faire le point de ce qui a été accompli depuis trois mois et de fixer les prochaines missions» de Sangaris, a-t-il déclaré.

Face à la persistance des violences, la France a dû réviser les objectifs initiaux de son intervention dans son ancienne colonie.

Pèrs de 400 soldats en renfort

La mission des 1.600 soldats de Sangaris devait à l'origine être brève. Mardi le Parlement français l'a prolongée, le gouvernement reconnaissant que les troupes étaient confrontées à des «difficultés considérables sur le terrain».

>> Retrouvez ici ntore décryptage sur le nettoyage ethnique

Paris ne voulait pas augmenter ses effectifs en Centrafrique mais, le 14 février, la présidence a dû se résoudre à envoyer 400 soldats en renfort, arrivés jeudi à Bangui.

La France souhaitait également la tenue au plus vite d'élections générales, avant la fin 2014. Cet objectif apparaît désormais irréalisable.