EN DIRECT. Ukraine: Kiev met en garde la Russie contre toute intervention militaire...Des hommes armés occupent le Parlement en Crimée...

A.Ch.

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  									Arseni Iatseniouk le 17 janvier 2010 à Kiev, en Ukraine.
Arseni Iatseniouk le 17 janvier 2010 à Kiev, en Ukraine. — DONDYUK/PHL/EAST NEWS/SIPA

 

20h29: Ce live est désormais terminé. Merci de l'avoir suivi.

19h58: Selon John Kerry, la Russie a promis de respecter l'intégrité territoriale de l'Ukraine
Le Secrétaire d'Etat américain assure que la Russie s'engage à respecter l'intégrité de l'Ukraine.


18h45: Que se passe-t-il en Crimée, région sous influence russe? La réponse en infographie.


 

17h: Viktor Ianoukovitch tiendra une conférence de presse vendredi en Russie

Le président déchu ukrainien Viktor Ianoukovitch doit tenir une conférence de presse vendredi à Rostov-sur-le-Don, ville russe proche de la frontière ukrainienne, ont annoncé jeudi les agences russes, citant son entourage. La conférence de presse est prévue à 14h (heure de Paris) dans cette ville à environ 200 kilomètres de Donetsk, fief de Viktor Ianoukovitch, qui a officiellement demandé jeudi la protection de la Russie après avoir été destitué le weekend dernier par le Parlement.

 

16h55: Le Parlement de Crimée fixe au 25 mai un référendum pour plus d'autonomie

Le Parlement de la Crimée, péninsule pro-russe dans le sud de l'Ukraine, a voté jeudi la tenue le 25 mai d'un référendum pour plus d'autonomie, a indiqué le service de presse du Parlement. Le vote s'est déroulé à huis clos, le Parlement étant depuis jeudi matin sous contrôle d'un commando armé pro-russe. Selon le service de presse, 61 des 64 députés présents ont voté pour le référendum. Le Parlement de la Crimée compte au total 100 députés, selon le service de presse. La seule question de ce référendum sera la suivante: «Etes-vous pour la souveraineté étatique de la Crimée au sein de l'Ukraine ?».
Le Parlement a également limogé le gouvernement local à l'issue d'un vote à huis clos, selon la même source. Le 25 mai est aussi le jour où doit se tenir une élection présidentielle anticipée en Ukraine, après la destitution samedi du président Viktor Ianoukovitch.

16h45: La Suisse décide de geler les fonds de Viktor Ianoukovitch
La Suisse a «pris la décision de principe de geler les éventuels fonds» du président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch «qui se trouveraient en Suisse», selon le ministère suisse des affaires étrangères. «Le Conseil fédéral (gouvernement) a pris la décision mercredi» et l'ordonnance d'application sera publiée vendredi, a indiqué dans un mail à l'AFP un porte-parole du ministère suisse.
Selon le ministère suisse des affaires étrangères, les banques «ont un devoir de diligence accru envers les fonds ukrainiens en Suisse». Interrogé sur l'octroi de visas à Viktor Ianoukovitch ou à des membres de son clan, le porte-parole a répondu que «la Suisse observe avec la plus grande attention la situation en Ukraine», sans autre précision. La Suisse a aussi décidé de ne plus accorder de feu vert pour les exportations d'armes et de matériel de guerre vers l'Ukraine.
Selon une porte-parole du Secrétariat d'Etat à l'économie à Berne, la dernière autorisation remonte à décembre 2013 et depuis cette date, il n'y en a plus eu. Le fils aîné du président déchu, Alexandre Ianoukovith a créé fin 2011 une société de négoce à Genève, à deux pas des institutions internationales, appelée Mako Trading. Cette société fait du négoce de charbon. Selon le magazine suisse L'Hebdo, en trois ans, Alexandre Ianoukovitch, qui est dentiste, a amassé une fortune estimée à quelques 500 millions de dollars.

 

16h05: David Cameron déclare que la Russie doit «tenir sa parole» de «respecter la souveraineté de l'Ukraine»

Moscou doit «tenir sa parole» de «respecter l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine», a déclaré jeudi le Premier ministre britannique David Cameron alors que les tensions sont de plus en plus vives en Crimée, péninsule russophone du sud de l'Ukraine. «Tous les pays doivent respecter l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine. La Russie a pris cet engagement et il est important que la Russie tienne sa parole. Le monde suit la situation de près», a affirmé David Cameron lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel à Londres.

 
15h30: L’Ukraine a demandé officiellement une aide au FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) a reçu jeudi une demande d'aide officielle de l'Ukraine après la désignation d'un nouveau Premier ministre, et il est «prêt à y répondre», a indiqué sa directrice générale Christine Lagarde. «Les autorités ukrainiennes m'ont informé aujourd'hui de leur demande d'assistance du FMI. Nous sommes prêts à y répondre», a déclaré Christine Lagarde dans un communiqué, annonçant l'envoi d'une mission dans le pays «dans les prochains jours».


15H20: Les Etats-Unis exhortent la Russie à éviter l’escalade

Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, a exhorté jeudi la Russie à éviter toute action «pouvant être mal interprétée» dans la crise ukrainienne, tandis que le secrétaire général de l'Otan appelait toutes les parties à éviter l'«escalade». «J'attends de la Russie qu'elle soit transparente à propos de ses actions et je l'exhorte à ne pas faire de pas qui pourraient être mal interprétés ou mener à des erreurs», a déclaré Chuck Hagel à l'issue d'une réunion des ministres de la Défense de l'Otan à Bruxelles.


15h: Le responsable des Tatars de Crimée dénonce un «plan de Moscou»

Le responsable des Tatars de Crimée, une communauté de tradition musulmane, a dénoncé jeudi un «plan de Moscou» après qu'un commando pro-russe a pris le contrôle du parlement à Simféropol, capitale de la république autonome de Crimée, dans le sud de l'Ukraine. «Tout ce qui se passe actuellement en Crimée (...), cela n'aurait pas pu se produire sans le soutien des responsables politiques russes. C'est pourquoi je considère que le plan actuellement mis en oeuvre en Crimée, c'est le plan de Moscou», a déclaré à l'AFP le président du Medjlis, l'assemblée représentant les Tatars de Crimée, Rifat Tchoubatov. Il a qualifié de «terroristes» les membres du commando armé qui s'est emparé jeudi matin à Simféropol du parlement de Crimée, hissant un drapeau russe sur sa façade.



14h20: Le Premier ministre évoque la formation d'un «gouvernement de kamikazes»

Dans son discours de candidature, Arseni Iatseniouk n'a rien dissimulé de l'ampleur de la tâche qui l'attend alors que l'Ukraine est au bord de la banqueroute. Il a même évoqué la nécessité d'un «gouvernement de kamikazes», en raison des mesures impopulaires qui devront être prises. «Les comptes publics sont vides, tout a été volé. Je ne promets pas d'amélioration, ni aujourd'hui ni demain. Notre objectif principal est de stabiliser la situation. La dette publique est de 75 milliards de dollars maintenant. En 2010, quand Ianoukovitch est arrivé au pouvoir, elle était deux fois moins importante», a-t-il expliqué aux députés. «Le chômage a pris un rythme galopant ainsi que la fuite des investissements. Nous n'avons pas d'autre solution que de prendre des mesures impopulaires dont la réduction des programmes sociaux et des subventions, la réduction des dépenses budgétaires», a-t-il poursuivi.
14h15: Le magazine Time fait sa une sur l'Ukraine: «Ce n'est pas fini»

13h50: Le pro-européen Arseni Iatseniouk désigné Premier ministre par le Parlement

Le Parlement ukrainien a désigné jeudi à l'unanimité le pro-européen Arseni Iatseniouk comme Premier ministre du gouvernement de transition. A 39 ans, Arseni Iatseniouk va diriger le gouvernement d'union nationale appelé à prendre les rênes du pays, avant l'élection présidentielle anticipée prévue le 25 mai.


Le nouveau Premier ministre a déclaré ce jeudi matin au Parlement que l’avenir du pays était dans l’Union européenne, mais en conservant des relations amicales avec la Russie. Il a annoncé que l’Ukraine ne voulait pas se battre avec la Russie mais a insisté sur le fait que le pays n’accepterait pas une sécession de la Crimée.

13h45: Ianoukovitch accusé d’avoir détourné 70 milliards de dollars
Arseni Iatseniouk , nommé ce jeudi Premier ministre ukrainien, accuse Viktor Ianoukovitch d’avoir détourné 70 milliards de dollars du système financier durant les trois dernières années. «Environ 70 milliards ont été détournés vers des comptes offshore, a-t-il déclaré au Parlement ce jeudi. Il est maintenant clair que des fonds prêtés et garantis par le gouvernement ont été volés par les représentants du précédent gouvernement.»

 
13h: La Russie promet de respecter les accords avec l'Ukraine sur la flotte de la mer Noire

La Russie a assuré jeudi qu'elle respectait les accords signés avec l'Ukraine sur la flotte russe de la mer Noire, après une mise en garde de Kiev contre la tentation de toute intervention alors que la Crimée est le théâtre de troubles. «En ce qui concerne les déclarations sur les violations par la Russie des accords sur la flotte de la mer Noire, nous déclarons que dans la difficile situation actuelle, la flotte russe de la mer Noire applique strictement les accords en question», a indiqué le service de presse du ministère russe des Affaires étrangères, cité par les agences russes. «Le déplacement de certains blindés de la flotte de la mer Noire s'est fait conformément aux accords et ne nécessitait aucune approbation», a-t-il ajouté.


12h: Le secrétaire général de l'Otan appelle la Russie à éviter «l’escalade»
Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l’Otna, a exhorté jeudi la Russie à éviter "toute action pouvant provoquer une escalade" dans le dossier ukrainien, en s'inquiétant de l'évolution de la situation en Crimée. "Je suis inquiet des évolutions en Crimée. J'exhorte la Russie à ne rien entreprendre qui puisse provoquer une escalade de la tension ou causer des malentendus", a déclaré Anders Fogh Rasmussen sur son compte Twitter.

Rasmussen s'exprimait au second jour d'une réunion des ministres de la Défense de l'alliance, rejoints jeudi par les représentants d'une cinquantaine de pays partenaires de l'Otan en Afghanistan. Un rencontre entre les ministres de l'Otan et des représentants de l'Ukraine, à l'initiative de Kiev, a été ajoutée à l'ordre du jour et devait débuter à 12h.

11h50: Varsovie met en garde contre «un jeu très dangereux» en Crimée
 Le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski a lancé jeudi une mise en garde contre «un jeu très dangereux» en Crimée où des hommes armés pro-russes se sont emparés de bâtiments officiels. «Nous suivons le cours des événements en Crimée avec une grande attention et une grande préoccupation. Des hommes armés ont occupé des bâtiments du gouvernement à Simféropol. C'est une action radicale», a-t-il déclaré, cité par l'agence PAP. «Je préviens ses auteurs et ceux qui rendent possible (cette action) que c'est de cette manière que commencent des conflits régionaux. C'est un jeu très dangereux», a insisté le chef de la diplomatie polonaise.
M. Sikorski, très engagé dans l'aide à la résolution de la crise en Ukraine, a estimé la veille que la partition de l'Ukraine entre l'Est russophile et l'Ouest ukrainophone était «un scénario catastrophique imaginable mais absolument pas souhaitable». Il a rappelé alors qu'en vertu du Mémorandum de Budapest signé en 1994, la Russie, aux côtés des Etats-Unis et du Royaume Uni, s'était portée garante «de l'indépendance, de la souveraineté et des frontières existantes de l'Ukraine».

 
 

11h35: Moscou a «satisfait» la demande de Ianoukovitch d'assurer sa sécurité en Russie
La Russie a «satisfait» la demande du président déchu ukrainien Viktor Ianoukovitch d'assurer sa sécurité personnelle sur le territoire russe, a indiqué une source au sein des structures du pouvoir russe, laissant entendre qu'il s'y trouvait déjà. «Etant donné que M. Ianoukovitch s'est adressé aux autorités russes pour leur demander d'assurer sa sécurité personnelle, nous informons que cette demande a été satisfaite sur le territoire russe», a déclaré cette source, citée par les agences russes.


11h30: Des barricades devant le Parlement de Crimée

11h10: Viktor Ianoukovitch demande aux autorités russes de garantir sa sécurité

Selon l’agence Interfax
, Vikotr Ianoukovitch a publié une déclaration dans laquelle il déclare se considérer encore comme le président de l’Ukraine. Il demande à la Russie d’assurer sa sécurité contre «les extrémistes» qui ont pris le pouvoir dans le pays, affirmant que lui et ses collègues ont reçu des menaces de mort.

Les agences russes ont annoncé que la Russie acceptait de garantir la sécurité personnelle de Viktor Ianoukovitch.

Viktor Ianoukovitch a également déclaré que pour lui les décisions du Parlement ukrainien étaient «illégitimes».


11h05: Une enquête pour «terrorisme» a été ouverte en Crimée

Une enquête pour «terrorisme» a été ouverte en Ukraine à la suite de l'occupation par des hommes armés pro-russes du parlement et du gouvernement de Crimée: «L'enquête pour acte terroriste a été ouverte», a indiqué le parquet dans un communiqué en précisant que «deux groupes d'inconnus de 10-15 personnes chacun armés d'armes à feu» avaient pris d'assaut dans la nuit de mercredi à jeudi les bâtiments du parlement et du gouvernement à Simféropol, chef-lieu de la Crimée, sur lequel ils ont hissé le drapeau russe.



11h: Viktor Ianoukovitch serait dans un sanatorium près de Moscou
Selon l’agence Associated Press, l’ancien président ukrainien serait dans un sanatorium près de Moscou. Disparu depuis sa destitution le 22 février, Ianoukovitch serait à Barvikha, le centre de soins des leaders russes, propriété de l’administration des affaires du président russe. C’est le site d’informations russe RBK qui a divulgué cette information obtenue auprès d’un homme d’affaires russe et confirmée par un membre du gouvernement.

 

10h45: L'Ukraine convoque le chargé d'affaires russe à Kiev et appelle au respect de son intégrité territoriale
Selon le site d’informations ukrainien Lb.ua, le chargé d’affaires russes Andrei Vorobiev a été convoqué ce jeudi au ministère des Affaires étrangères, où il lui a été remis une note appelant à des consultations bilatérales en urgence. La note demande également à la Russie de s’abstenir de tout déploiement d’unités militaires et a appelé la Russie à respecter l’indépendance, la souveraineté et les frontières de l’Ukraine.


10h30: Des manifestants brandissent des drapeaux russes devant le parlement de Crimée
10h: Pourquoi la situation est-elle explosive en Crimée?
La Crimée est une république autonome russophone du sud de l'Ukraine, historiquement en proie à des tensions séparatistes qui se sont accrues depuis la destitution la semaine dernière du président ukrainien Viktor Ianoukovitch. La majorité des deux millions d’habitants de Crimée sont russophones ou d’origine russe: en 1991, à la chute de l’URSS, la majorité des citoyens de Crimée s’étaient prononcés en faveur d’un rattachement à la Russie.
Mais la Crimée compte aussi une population de Tatars, une communauté de tradition musulmane. Ils représentent 12% des habitants de la région et ont activement soutenu la contestation anti-Ianoukovitch.


Voir cette vidéo d’Euronews publiée ce mardi:
 
Ukraine : La Crimée menace de faire sécession par euronews-fr
 
Rattachée en 1954 à l'Ukraine soviétique par Nikita Khrouchtchev, la Crimée est devenue une république autonome au sein de l'Ukraine en 1992 mais continue d’héberger la flotte russe de la mer Noire à Sébastopol. Cette base est stratégiquement importante pour la Russie car elle lui donne un point de sortie sur la mer Noire et vers la Méditerranée. La présence de la flotte russe a envenimé les relations entre Kiev et Moscou jusqu’en 2010 quand, après des années de querelles, les Parlements ukrainien et russe ont signé un accord sur la prolongation de 25 ans - jusqu'à 2042 - du bail de la flotte russe, en échange d'une réduction de 30% du prix du gaz russe.

9h35: Le Premier ministre de Crimée appelle au calme
Une cinquantaine d'hommes, équipés d'«armes modernes», sont arrivés au cours de la nuit et empêchaient jeudi les employés d'entrer dans les bâtiments du parlement et du gouvernement de Crimée, a déclaré à l'AFP le Premier ministre de la région ukrainienne, Anatoli Mohilyov. Les autorités locales s'apprêtent à «prendre des mesures», a-t-il ajouté sans autre précision, en appelant ses concitoyens au calme alors qu’une foule de curieux, surtout des pro-russes, se massaient devant les deux bâtiments du parlement et du gouvernement.

 

9h30: L'Ukraine met en garde la flotte russe contre toute «agression militaire»
Le gouvernement ukrainien par interim a mis en garde la flotte russe basée en mer Noire contre une agression militaire alors que des chars ont fait leur entrée dans Simferopol, la capitale de la Crimée et que des avions de chasse russes ont été placés en état d'alerte à la frontière avec l'Ukraine, selon l'agence de presse Interfax.


«Je m'adresse aux dirigeant militaires de la flotte de la mer Noire: tous les militaires doivent rester sur le territoire prévu par les accords. Tout mouvement de troupe armé sera considéré comme une agression militaire», a déclaré le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov au parlement.
 

9h25: La Russie a préparé un plan d'investissements de 5 milliards de dollars pour la Crimée
Le quotidien russe Kommersant rapporte ce jeudi que Moscou a préparé un programme d'investissements de cinq milliards de dollars pour les entreprises russes en Crimée. Ce plan a été mis sur pied après l'adoption en décembre d'un plan de sauvetage financier de l'Ukraine par la Russie prévoyant un renforcement de la coopération économique entre les deux pays, indique le journal.
Selon le journal, le programme d'investissements prévoit notamment 1,2 milliard de dollars pour la construction d'un pont ou tunnel à travers le détroit de Kertch entre la Crimée et la Russie, 1,4 milliard de dollars pour la reconstruction d'une autoroute à travers la Crimée et 1,8 milliard de dollars pour les ports de la région.
9H20: Le drapeau russe a été hissé sur le parlement de Crimée
9h15: Le ministre ukrainien de l'Intérieur par intérim, Arsen Avakov, a annoncé la mise en alerte de l'ensemble de la police, dont les forces spéciales.
Cette mesure, avec l'encerclement du quartier du parlement à Simféropol par les forces de l'ordre, est destinée à éviter «un bain de sang parmi la population civile» et «l'évolution de la situation en affrontements armés», a indiqué Arsen Avakov sur sa page Facebook. «Les provocateurs sont en marche», a-t-il ajouté, estimant qu'il fallait garder «la tête froide».

 
9h: La Crimée est une région russophone de l'Ukraine dans laquelle le président destitué, Viktor Ianoukovitch, avait remporté la présidentielle avec plus de 20% d'avance en 2010.

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Des hommes armés non identifiés ont pris possession jeudi matin du parlement et du gouvernement de Crimée à Simferopol, la capitale de cette république autonome russophone d'Ukraine en proie à des tensions séparatistes, selon l'agence Interfax.

Cette occupation intervient alors que le pro-européen Arseni Iatseniouk a été désigné mercredi soir comme Premier ministre par le Conseil du Maïdan. Une nomination qui devait être confirmée ce jeudi par le Parlement.

La prise de ces locaux, à proximité desquels des milliers d'opposants favorables et opposés au nouveau pouvoir pro-européen s'étaient affrontés mercredi, a été confirmée à l'agence par le service de presse du parlement. Selon un journaliste de l'agence, les locaux ont été barricadés et sont encerclés par la police, et des drapeaux russes ont été dressés.